Burn This World

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17/20
Nom du groupe The Browning
Nom de l'album Burn This World
Type Album
Date de parution 04 Octobre 2011
Enregistré à Chango Recording Studios
Style MusicalElectro Metal
Membres possèdant cet album69

Tracklist

1.
 No Escape
 01:54
2.
 Not Alone
 03:31
3.
 Bloodlust
 04:02
4.
 Standing on the Edge
 02:42
5.
 Burn This World
 02:42
6.
 Ashamed
 03:24
7.
 Living Dead
 03:40
8.
 Forgotten
 02:54
9.
 Time Will Tell
 03:07
10.
 Tragedy of Perfection
 03:16
11.
 Dominator
 03:50
12.
 I Choose You
 03:10
13.
 The Sadist
 04:48

Durée totale : 43:00


Chronique @ Rotting

29 Octobre 2011

Ces gaillards repoussent les limites de la scène metal en général

Au cœur de la nuit, accompagné de plusieurs amis vous vous rendez en boîte de nuit, là ou les corps rentrent en transe et se frottent sensuellement les uns aux autres. Un premier verre, un deuxième… Le temps de rentrer dans l’ambiance de cette soirée est arrivé. Sentant l’alcool traverser votre sang, vous allez danser sur la piste, rejoignant votre partenaire à qui vous aviez donné rendez-vous. Seulement, vous la surprenez en train de danser avec une autre personne, l’homme en question tient votre amie par les hanches pendant que celle-ci guide ses mains là ou elle le désire. La rage se propage en vous, votre agressivité se décuple, estomaqué vous n’arrivez plus à parler ni à vous contrôler, un seul chemin s’impose : la force de vos poings… Étrangement, après plusieurs jours, une fois la déception essuyée, une seule chose reste gravée dans votre mémoire : l’étrange musique, d’une originalité rare, qui se diffusait grâce aux enceintes.

Ce son si particulier, mélange de techno hardcore, de transe, dubstep, etc. et de deathcore a été créé par les Texans de « The Browning ». Composé de 4 membres, ces bougres sortent ce « Burn This World » à travers Earache Records, l’écurie dénicheuse de talents par excellence (Oceano,Anaal Nathrakh, At The Gates,…) et ont la ferme attention de repousser les limites posées en matière d’ electro metal.

Effacez de votre mémoire les grands noms du metal industriel (Rammstein, Ministy,…), la démarche de The Browning n’a presque aucuns points communs avec de telles formations. Là où les groupes étiquetés metal indus greffaient quelques éléments plutôt electro à leur metal, en privilégiant le dernier style cité, les 4 musiciens de The Browning donnent une place aussi importante à leur côté électronique qu’à leur côté metal.

A la manière d’Emmure, en restant dans la simplicité, Jonny (chant, ex-As Blood runs Black) et sa bande gardent les rudiments du deathcore ancrés dans leurs compositions. Ainsi les breakdowns, les rythmiques hardcore, les allers-retours, vocaux gutturaux et autres éléments du genre sont de mises sur la quasi-entièreté des morceaux. Tel de l’acier en fonte, ces techniques musicales viennent se greffer, fusionner aux fonds électroniques omniprésents, s’écoutant l’un l’autre pour soit ne former plus qu’un, soit se différencier, soit laisser parler à une des deux parties. Ainsi, tandis que la plupart des breakdowns et la voix gutturale puissante de Jonny tranchent brutalement avec la musique électronique, les allers-retours et les lignes de doubles croches des grattes, à l’image de morceaux comme « I Choose You », « Tragedy Of Perfection » ou « Standing on the Edge », se fondent aux éléments transe, hardcore ou autres. Alors que les blasts beats sont répartis avec parcimonie aux endroits stratégique de l’album, il arrive souvent, que pendant de courts instants, à l’image de « Time Will Tell », « Bloodlust », « Not Alone » et d’autres, les instruments à cordes et la batterie rejoignent le silence pour laisser la part belle aux parties electro en tout genre.

Également, dans le but de donner une ambiance unique et singulière aux 13 titres de l’album, outre les interludes où seule la programmation est présente, des nappes de synthé sont de temps à autres disposées sur certains morceaux. Ces dernières peuvent apporter des atmosphères tantôt dramatiques comme sur le morceau « Ashamed », tantôt épiques à l’image du titre final « The Sadist » accompagné de ses magnifiques chœurs, tantôt reposant ou à la limite de l’étrange tel que « Forgotten » ou « Living Dead » le proposent.

Finalement, The Browning repoussent bien plus que les limites de la créativité de la scène deathcore en elle même. Ces gaillards repoussent les limites de la scène metal en général en allant explorer des fonds jusqu’ici inexploités.
Certains pourront reprocher aux musiciens le manque de technicité employée sur leurs instruments ou la voie de la facilité choisie en faisant suivre les instruments à cordes sur les parties electro. Mais peut-on réellement parler de facilité lorsqu’une nouvelle sous-branche de metal est sur le point de naître ?

45 Commentaires

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eregrebal - 05 Fevrier 2012: Album plutôt réussi en fin de compte. Même en étant pas du tout fan de ce genre, il faut reconnaitre que la galette est assez efficace.
Jolie chronique, voici donc une pièce a écouter; mais a éviter pour tous les haters de musique éléctronique!

Chacun ses gouts comme dirais l'autre.
Molick - 13 Mars 2012: Je pensais que ça allait être le genre de truc qui me fait triper un peu puis me lasser, mais en fait ça reste diablement efficace. ça me fait pas mal penser à We Butter The Bread With Butter, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Carrion333 - 13 Juillet 2012: Très bonne chronique. Moi qui conchie habituellement le deathcore que je trouve absolument inécoutable et qui selon moi consolide le pitoyable cliché qu'ont les gens "normaux" de nous (à savoir que faire du métal se résume à faire du bruit dans un ampli et gueuler dans un micro), là j'ai enfin trouvé un groupe se rapprochant du deathcore écoutable et mélodique. j'espère que ceux-là continueront comme ça et apporteront autre chose que Bring Me the Horizon ou Suicide Silence...
Celldweller55 - 15 Août 2013: Je n'aurais pas été jusqu'à leur mettre un 18 mais j'ai assez apprécié ce skeud, ils ont trouvé le parfait équilibre entre techno et deathcore. Les chansons sont juste parfois un peu trop courtes et conventionnelles.
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