Bullets to Spare

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16/20
Nom du groupe Deja Vu (GER)
Nom de l'album Bullets to Spare
Type Album
Date de parution 11 Avril 2006
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album10

Tracklist

1.
 Fall of the Brave
 01:00
2.
 Wings of Steel
 06:13
3.
 Catch Me If You Can
 04:43
4.
 Evil
 04:00
5.
 We'll Burn the Sky
 04:31
6.
 Bloodsucker
 05:04
7.
 One by One
 03:02
8.
 Nightmare
 06:13
9.
 Hate in My Soul
 04:46
10.
 Pain
 04:33
11.
 Highlander
 04:16
12.
 Arimatea
 03:29
13.
 Skullcrusher
 03:40

Bonus
14.
 Heavy Metal Breakdown (Grave Digger Cover)
 04:01
15.
 United Forces (Stormtroopers Of Death Cover)
 02:04

Durée totale : 01:01:35

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Deja Vu (GER)


Chronique @ dark_omens

28 Mai 2016

Un autre disque qui se sera sacrément fait attendre mais qui, lui aussi, aura merveilleusement mûri...

Les origines de Deja Vu remontent à 1987 alors que Werner Kerscher et Timo Zach assistent ensemble à la prestation d'Overkill à Ratisbonne durant la première tournée européenne de celui qui deviendra une des légendes du Thrash. Les deux compères ont alors dans l'idée de former, eux-aussi, un groupe. Oui, mais voilà, leurs connaissances en la matière sont très limitées. A peine savent-ils qu'une guitare à six cordes et comment l'accorder à peu près correctement. Peu leur importe. Ils n'hésitent pas à se lancer dans l'aventure avec convictions. Pour compléter leur duo, ils recrutent quelques musiciens supplémentaires, un peu plus aguerris qu'eux ne le sont, à savoir le batteur Stephan Moro et le bassiste Alfons Klostermaier. La musique de cette première mouture de la formation allemande a des intonations Thrashy très marquées. Une musique qui gardera cet aspect très radical lorsque le collectif décidera de recruter Karl Heinz Semmelmann, dont le jeu sera très important dans la création de l'identité de Deja Vu. Werner Kerscher déterminé à se consacrer uniquement au chant profitera de cette arrivée pour ranger définitivement son instrument.

En 1991, sort un premier single, Sweet Cheat/Back to the City, limité à 500 exemplaires. Un quantité très modeste qui sera écoulée très rapidement confirmant l'impact, et le talent, de cette formation.

Pourtant, après quelques concerts, l'ambiance devient terne autour du groupe peinant à trouver de nouvelles dates pour se produire. L'envie s'étiole. Les uns et les autres sont alors rattrapés par leurs vies quotidiennes et par leurs obligations bassement matérielles. Commence une période d'hibernation pour Deja Vu.

En 2000, après donc presque une décennie d'un silence forcé, Werner Kerscher, Stephan Moro et Timo Zach reviennent d'entre les morts. Accompagnés, à la basse, d'un ami de longue date, Wolpo Wolhaupter, ils entrent finalement en studio en 2005 pour nous offrir ce premier véritable album, Bullets to Spare.

Passons assez rapidement sur cette introduction d'environ 1 minute qui n'a pas grand intérêt sinon celui de nous agacer prodigieusement nous autres auditeurs impatient et intéressons nous à Wing of Steel premier morceau de ce manifeste et à son Heavy Metal très inspiré par Judas Priest et par Primal Fear où quelques scories Thrash sont encore présentes mais plus aussi flagrantes qu'au début de carrière de ce collectif. Des sources d'inspirations qui seront omniprésente, qui nous accompagneront tout au long de ce Bullets to Spare et auxquelles nous pourrions ajouter Iron Maiden qui lui aussi vient parfois subrepticement s'immiscer dans le travail de ce quatuor.

Peu de titres de cet opus sont de nature à véritablement nous décevoir Les vifs We'll Burn the Sky et One by One, le plus ombrageux Bloodsucker, un Nightmare aux méandres que n'auraient sans doute pas renié Steve Harris et ses sbires ou encore, par exemple, le fougueux Skull Crusher, sont autant de chansons qui remplissent parfaitement leur office.

Catch me if you Can, possède, quant à lui, une entame aux guitares lourdes et épaisses, presque Stoner Sludge, très étonnante. Une piste qui reste cependant tout à fait séduisante.

A vrai dire, seul, Pain est ici maladroit. On ne saisit pas bien la pertinence de ce morceau à l'esprit Blues Rock aux guitares bien trop pesantes pour le genre de démonstration que nous a proposé le groupe jusqu'ici.

Bullets to Spare fait, lui aussi, parti de la catégorie peu enviable de ces disques qui se seront fait sacrément attendre. Fort heureusement il fait également parti de cette famille d'œuvre qui aura merveilleusement mûri et qui aura beaucoup de qualités à faire valoir.

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