Maveth a vu le jour en 2007 lorsque qu’un américain nommé Christbutcher a traversé l’atlantique pour atterrir en Finlande. Le guitariste chanteur a donc fait équipe avec trois types dont le nom finit pas nen, (disons Hakkinen, Vatanen et Hirvonen si vous voulez) afin de mettre sur pieds un groupe de
Death Metal. En 2010 deux EP résultent de cette collaboration,
Of Serpent and Shadows et
Impious Servant, c’est ici que
Anastasis Valstanis et
Nuclear Winter entrent en scène, proposant une réédition des deux produits en un seul avec un nouvel artwork. Rebaptisé
Breath of an Abomination (2011), le presque premier album de
Maveth paraît mi février, sans prétention si ce n’est cracher du brutal
Death à l’essence blasphématoire.
En provenance de
Nuclear Winter, une imagerie sombre, un groupe jeune et fougueux : tout laisserait à penser que nous avons à faire à un nième groupe de revival reprenant avec plus ou moins de talent les
Bolt Thrower,
Asphyx ou
Nihilist (et oui,
Entombed c’est des vendus, ils ont sortis des albums…). Cinglant démenti dès l’entame de
Of Serpent and Shadow, où les riffs couperets accompagnent une batterie rageuse et un guttural très profond : l’esprit old-school est bien présent, mais avec une brutalité plus moderne, tapis de double pédales à tabasse et blast décapants à l’appui.
Rien d’étonnant à ce que A.V. ai signé
Maveth donc, puisque la musique du combo américano-finlandais est assez proche de celle de
Dead Congregation, c’est à dire un
Death Metal sombre avec un batteur typé Pete Sandoval. Toutefois là où les grecs développent des atmosphères noires de catacombes et jouent aussi sur les ambiances,
Maveth est bien plus direct, baissant rarement le pied, se concentrant sur un mur rythmique permanent et balançant régulièrement des riffs de tueurs (5 : 05
Of Serpent and Shadow, ), abusant parfois de la chose, A
Ritual of
Flame to
Flesh est même littéralement basé sur un riff, excellent il est vrai, mais déclamé à toutes les sauces.
Le son de guitare est épais et compressé mais incisif également, sorte de mélange culturel entre
Incantation et
Fleshcrawl,
Incantation à qui ils rendent d’ailleurs hommage avec la bonne reprise de
Immortal Cessation à la fin du disque. La partie
Impious Servant est tout aussi efficace que le reste, avec une production sensiblement équivalente (un chouia plus crasseuse (avantage ou inconvénient selon les goûts), ce qui rend l’ensemble diablement homogène,
Breath of an Abomination peut donc être considéré comme le premier album de la formation de Christbutcher. L’essence démoniaque alliée à la puissance de feu de Forge of Gadrial ne fait aucun doute,
Maveth vomit un
Death Metal en provenance directe des enfers, mais doté d’un riffing originaire d’Amérique.
Le quatuor de Finlande propose là un disque de très bonne facture malgré quelques très légers points à améliorer comme la longueur excessive de certains morceaux. A noter que Antti Boman, grogneur chez
Demilich et légende vivante de la scène
Death finnoise, est venu poser quelques backing vocals sur l’album, sans doute a t-il repérer lui aussi un le potentiel de destruction de ses compatriotes.
Le quatuor étant encore jeune, on attendra au tournant une confirmation, mais si les musiciens parviennent à gommer les quelques petits défauts et développer une personnalité propre, celle-ci devrait venir promptement.
BG
"disons Hakkinen, Vatanen et Hirvonen si vous voulez"
Amateur de sports moteur BG? ^^
Si ça sonne américain au niveau des riffs genre gros son à la Incantation, ça risque fort de me plaire. Merci.
Influence Incantation = miam
Ça à l'air sympa à première vue.
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