Black Future

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Nom du groupe Vektor
Nom de l'album Black Future
Type Album
Date de parution 17 Novembre 2009
Enregistré à Villain Recording
Style MusicalThrash Technique
Membres possèdant cet album133

Tracklist

1. Black Future 05:03
2. Oblivion 04:54
3. Destroying the Cosmos 06:47
4. Forests of Legend 10:16
5. Hunger for Violence 05:30
6. Deoxyribonucleic Acid 04:45
7. Asteroid 06:49
8. Dark Nebula 10:28
9. Accelerating Universe 13:31
Total playing time 1:08:03

Chronique @ da_sway

18 Octobre 2010

Une fois n'est pas coutume, un jeune groupe apporte enfin une vision nouvelle du thrash

Avec un peu de recul, on peut affirmer qu'en 2009 avec ce Black Future, le groupe américain Vektor tout droit venu de l'Arizona avait jeté un bon pavé dans la mare, plus marécageuse qu'autre chose, du revival thrash, frappant un sacré coup et marquant pas mal les esprits.

Vektor pourrait se décrire comme le nouveau Voivod du 21ème siècle, rien que leur logo étant fortement influencé par la griffe canadienne, et l'album Black Future comme l'équivalent moderne du "Suffering Hour" d'Anacrusis en plus mélodique, le morceau "Oblivion" opérant singulièrement dans le même registre. L'écoute parvient même à me suggérer un penchant Mastodon qui se serait converti en un thrash hargneux.

Une fois n'est pas coutume, un jeune groupe apporte enfin une vision nouvelle du thrash. On ressent aisément les idées et la volonté de trouver une autre voie d'exploration de ce style un peu sclérosé qu'est le thrash. Toutes ces tentatives le font presque passer pour un projet plus qu'un réel album, une imagerie futuriste mais encore peu déterminée se dégageant clairement des auditions de titres comme "Deoxyribonucleic Acid".

Musicalement parlant, on a affaire à une démonstration de haute voltige technique, à l'instar de l'intro d'"Hunger for Violence", accompagnée d'averses mélodiques, tel le plus modeste "Forests of Legend", en total contraste avec une violence parfois extrême, à l'image du préliminaire et éponyme "Black Future", et un chant malsain.

Petite parenthèse sur ce chant d'ailleurs très perfectible, et c'est bien dommage. Dans ce registre très spécifique, pas de demi-mesure, soit on atteint la magnificence de Nemes d'Infernäl Mäjesty, soit on ne tente pas sa chance, car ça devient très vite très irritant comme dans le premier couplet du titre "Asteroid". Bref.

Une aura gargantuesque se dégage de cet étouffant album ambiancé. Certains passages de "Dark Nebula" n'en jalouseraient que peu de classiques de metal extrême, black mélodique entre autres. L'aspect martial n'est également pas négligeable comme pour "Hunger for Violence" ou encore comme les terribles paroles "The time has come, the end is near..." et le final épique de "Destroying the Cosmos".
Toutefois, le vrai génie de cet opus réside dans la multitude de niveaux d'écoute qu'il propose, le tout formant un ensemble somme toute cohérent bien qu'encore imparfait. L'exemple le plus mémorable est bien le grandiose "Accelerating Universe".

Malgré toutes ces indéniables qualités, le portrait n'en est pas pour autant intégralement immaculé. La musique est parfois un peu décousue, et l'ensemble aurait beaucoup à gagner en clarté. Devant cet orgie musicale, certaines parties finissent par en être indigestes. Le potentiel est évidemment énorme vu l'originalité et le talent technique, mais il reste des détails à régler, notamment le chant et une certaine auto-discipline à maîtriser, avant d'en faire un intemporel.

En espérant qu'ils n'ont pas épuisé leur source d'inspiration, l'auditeur se doit de rehausser ses exigences face à de telles capacités exceptionnelles mais pas encore exploitées à leur maximum. Toutefois, je garde bon espoir pour la suite.

Au final, si certains ont crié au génie à sa sortie, je leur rétorque que potentiellement oui, mais pas encore. Black Future est un album très long qui ne dévoile réellement son entière saveur qu'à la toute fin, avec le finish admirable composé de la doublette "Dark Nebula"/"Accelerating Universe". Il reste à Vektor un palier à franchir, peut-être le plus dur, celui qui distingue les classiques en dehors du temps des bons albums. Ne soyons pas pressés, Vektor n'en est qu'au début de son histoire, les jeunes de Tempe ont le temps. Qu'ils le prennent, mais alors qu'ils nous achèvent définitivement !

18 Commentaires

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KillerSponge - 31 Août 2013: Vektor est vektor c'est tout ^^
Qui les à vus au hellfest ? franchement, j'y étai surtout pour eux et ils ont pas déçu ! du grand art dans un monde de copieurs ! génial ce groupe !
samolice - 31 Août 2013: Je suis archi fan KillerSponge mais il faut reconnaitre que le groupe doit beaucoup à Voivod ou Coroner. Pas des copieurs, évidemment, mais très influencé quand même.
AmonAmarth55 - 01 Octobre 2013: Leur musique rappelle Coroner, mais également Nocturnus.Ces mecs sont complètement "schtarbés", mais qu'est ce que c'est bon !!!
Fonghuet - 03 Fevrier 2015: un excellent album, tranchant, écorché, rafraichissant, aux vocals surprenants et supers!
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Chronique @ dark_omens

22 Décembre 2013

Hâtons-nous, car 2483 est proche...

"Vektor est né d’un royaume subspatial après que l’univers ait implosé sous l’effet des actions destructives de la race humaine en l’an 2483. Nous avons remonté le temps pour transformer le cerveau des humains en bouillie à travers notre musique, afin de rediriger le flux temporel et redéfinir le passé. Nos entités corporelles originelles ont été envoyées dans une région aride du territoire des Etats-Unis, sur la planète Terre, latitude 34.23/longitude 111.33. Nous avons atterri en l’an 2003, mais ayant des difficultés à nous retrouver à cause de notre apparence humaine, nous avons mis un certain temps à exposer Vektor à votre planète."

Vektor.


Ces quelques lignes résument assez clairement l'état d'esprit superbement excentrique de cette formation américaine. Une délicieuse démence qui s'exprime aussi, bien évidemment, dans la créativité de ce quartette où subsiste, indiscutablement, de surcroît, les stigmates des travaux des Canadiens de Voivod et, toutes proportions gardées, des suisses de Coroner. Néanmoins ce constat, somme toute, assez sommaire ne saurait prendre en compte toutes les spécificités d'une musique certes délicieusement, et furieusement, Thrash mais aussi mû par d'autres desseins aux origines plus variées (Black, Heavy, Prog...). Et ainsi ignorerait toutes les qualités d'une expression artistique nuancée au cœur de laquelle règne un magnifique éclectisme maîtrisé. Un Thrash Technique Progressif superbe, d'obédiences essentiellement européennes, dont Vektor nous offre l'expression la plus remarquable sur son magnifique deuxième opus, Black Future.

Un album sur lequel il va être, par ailleurs, difficile de débattre tant, objectivement, son excellence est manifeste.

Mais alors, peut-on d'ores et déjà parler de génie à l'égard de cette formation fort de ce second disque? Certains n'hésitent pas à le faire.

Toutefois, selon votre humble serviteur, un tel qualificatif est sans doute outrancier et, surtout, un peu prématuré. Et ce même si le propos de ces énergumènes échoués à Phoenix dans l'Arizona est d'une admirable maturité et d'une redoutable efficacité. De telle sorte que pour s'en persuader l'écoute de titres aussi exceptionnel que Forests of Legend, Destroying the Cosmos et Dark Nebula (trois titres aux fins somptueuses), aussi splendides que Black Future, Hunger for Violence, ou encore que Deoxyribonucleic Acid et ses breaks sublimes ou que, par exemple, Accelerating Universe suffis.

Toutefois nul doute que cette vision moins obséquieuse et moins immobiliste, plus audacieuse et plus ingénieuse, d'un Thrash ainsi plus visionnaire ne parviendra, pas nécessairement, à séduire aisément ceux qui se délectent d'un genre extrême devenu, désormais, l'expression d'un respect à l'égard d'un passé lointain. Ceux qui, en somme, se complaisent avec ravissement, du revival actuel de cette scène Thrash.

Cet excellent Black Future, augure du meilleur pour Vektor. Une destiné grandiose où, en effet, de ce Trhash Technique Progressif très efficace, ils sauront, encore et encore, envahir nos esprits, ainsi, repus. Il en va de la survie de l'humanité. Il en va de la survie de notre monde. Hâtons-nous, car 2483 est proche.

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NICOS - 03 Janvier 2014: Merci pour ta chronique. Je ne trouve pas qu'il soit tellement progressif que ça, à part qu'il soit très long et un peu chiant. C'est dommage, car cette longueur gâche cet opus qui aurait pu être très bon. Ca ne reste que mon point de vu pas très partagé semble-t-il
Fonghuet - 05 Fevrier 2015: écoute-le en plusieurs parties, pas tout d'un coup
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