De mon point de vue, je trouve que quand on regarde vers l’Australie et que l’on parle de
Metal, les premiers groupes à nous venir en tête sont AC/DC (à mon grand regret) et
Airbourne. Mais ce que l’on sait moins c’est que ce pays héberge toute une tripotée de groupe de Black
Metal encore très peu connus mais pourtant très prometteurs. On pense notamment à
Abyssic Hate, Deströyer
666 (même si le groupe a déjà une bonne notoriété il n’est pas connu de tout le monde),
Drowning The Light,
Austere et au très grand Woods of
Desolation (dont le dernier album est tout simplement magnifique). Nos australien (ex membres d’
Austere et membres de Woods of
Desolation) changent complètement de style sur cet EP. Ici nous sommes face à un rock très ambiancé presque post rock (je me demande vraiment qui l’a mis dans le style Black Mélodique ?), planant et mélancolique très caractéristique des australiens. On est très loin du Black
Metal de Woods of
Desolation même si l’émotion reste aussi grande. Dans cette œuvre la musique se rapproche plus d’
Alcest ou de
Les Discrets.
La production est bonne. On ne peine pas à distinguer tous les instruments (alors que sur le premier Woods of
Desolation on avait un peu de mal à cerner tous les instruments). Les guitares jouent un rôle très important dans cet EP. La première impression est la même que sur
Torn Beyond Reason de Woods of
Desolation où on sent que l’ensemble des instruments suivent les guitares qui créent cette ambiance si particulière et rendent la musique vraiment émouvante. La basse, elle, reste très basique mais ne tâche pas l’ensemble de l’EP. La présence de claviers amplifie encore plus le caractère émouvant. Le tout mélangé à un chant clair des plus envoutant et très aérien (il n’y aura aucun chant extrême à part sur la dernière piste Broken). Malgré ces bonnes critiques il y a tout de même un petit bémol sur cet EP par rapport à la batterie. On s’étonne vu la qualité de l’objet que la partie de batterie soit si peu recherchée et beaucoup trop prévisible. Son jeu reste trop linéaire pour être percutant. Mais au final dans l’ensemble ça ne se ressent pas trop sauf si on y prête vraiment attention.
Cet EP commence par une brève introduction qui nous plonge dans un univers mélancolique plein d’amertume qui pourrait faire penser à du
Katatonia sauf que
Grey Waters rajoute une touche d’espoir à sa musique ce qui la rend un peu plus chaleureuse et touche vraiment l’auditeur. S’en suit le très bon Say Goodbye avec ses riffs porteurs qui nous donnent l’impression de nous extirper de la pénombre pour nous attirer vers la lumière. Et les surprises ne s’arrêtent pas là. Après cette première claque on se demande si l’EP va pouvoir tenir le coup longtemps (même s’il ne dure seulement que 21 minutes). Si le premier morceau est une claque, le second est une bonne grosse gifle car ce morceau est pour moi le meilleur de l’EP.
Below the Ever Setting Sun a de quoi en faire pleurer plus d’un. Le chant est sensationnel. Tim qui nous a habitué à du chant typiquement Black
Metal nous montre aussi qu’il est toute à fait de capable de chanter très juste au chant clair. Une Très grande leçon de chant. Petite déception avec le morceau suivant où je trouve que l’on a du mal à faire la différence avec le morceau précédent mais le morceau reste acceptable dans l’ensemble notamment grâce à sa fin grandiose. Le dernier morceau Broken est lui hyper convainquant malgré un départ un peu mou et qui me laissais assez réticent sur la suite du morceau jusqu’à l’arriver du chant extrême.
Même après de nombreuses écoutes j’ai toujours les mêmes sensations en écoutant cet œuvre. Vraiment, Tim et D savent jouer avec les sentiments de l’auditeur que soit dans Woods of
Desolation,
Austere ou
Grey Waters. Chaque instrument apporte un petit plus qui rend le tout extraordinaire à écouter. Le tout associé à une pochette qui représente bien leurs musique. Sur la cover figure l’apparition de la nuit se reflétant dans la mer qui nous montre l’arrivée d’un univers chaotique alors qu’au dernier plan on aperçoit les lumières de la ville qui permettent aux âmes égarées de pouvoir retrouver leurs chemin dans ce milieu obscur.
Les australiens ont encore une fois frappé fort avec cet EP. D et Tim ont réussi à nous prouver qu’ils sont capable d’être bon dans n’importe quel genre et que leurs musique n’a pas d’obstacle.
Below the Ever Setting Sun annonce un avenir prometteur à
Grey Waters (bien que ce projet doit être à mon avis secondaire par rapport à Woods of
Desolation). Tout est bon dans cet EP à part la batterie qui gâche un peu le tout mais pour pas grand chose. Mais il est difficile de juger un groupe sur seulement un EP alors j’attends avec impatience un premier album pour voir ce que vaut le combo sur quelque chose de plus long et aussi pour voir si la musique ne perd pas en intensité avec le temps. En tout cas ils ont de l’avenir dans la musique ça ne fait aucun doute.
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