Retour aux affaires du groupe californien
Hexen fondé en 2003.
Après le terrible
State of Insurgency sorti en 2008, les ricains viennent prouver à nouveau qu'ils font partie des groupes les plus intéressants du mouvement revival Thrash.
La maîtrise, le savoir faire, et un degré de composition et de musicalité exemplaire sont exactement ce qu'ils proposent sur ce superbe
Being and Nothingness (
2012). Approfondissant encore et encore leur Thrash influencé par
Megadeth et
Metallica en tête de ligne, mais ne se contentant pas de plagier bêtement leurs aînés, non bien au contraire, ils y apportent leur patte, et leur maîtrise (jamais redondante) dont ils avaient déjà fait preuve par le passé, et surtout, une âme, oui, une âme parcourt ce disque!
Muni d'un superbe artwork de Kristian Wahlin alias Necrolord pour les intimes, pourvu de bleu nuit et gitane (les paquets de clopes pour le rapprochement direct) particulièrement magnifique (c'est la mode du bleu en ce moment après
Testament et la future cover du groupe de Death
Metal Aeon, réalisé là aussi par Necrolord justement), bref, on ne peut qu'être séduit.
Le groupe change aussi de label pour cette nouvelle monture, et sortira son oeuvre sous l'égide Pulverised Records (
Impiety,
Altar (SWE),
Burial Hordes,
Watain, etc...), il choisira le
Vivid Tone Recording et Rich Bruce pour ce qui est de la prod et du mixage de ce
Being and Nothingness (
2012). Le son est froid, limite glacial, mais sied à merveille à cet ensemble et ne décevra pas en terme de qualité sonore, d'ailleurs ceux possédant du bon matos en profiteront bien.
La première écoute est assez déconcertante, on en ressort limite déçu, le groupe allant encore plus loin en terme de mélodies et du côté progressif de son oeuvre. Incluant davantage de guitare sèche, de clavier (l'intro "Macrocosm" débutant sur du piano/clavier justement), amenant de la mélancolie, de la tristesse, et un fort côté sombre et envoutant par la même occasion, qui vont se révéler des atouts au fil des écoutes de ce nouveau disque, tout en gardant un punch indéniable dans la structures des titres.
C'est simple, une écoute à la va vite et d'une oreille distraite ne peut retranscrire toute la subtilité et la force de ce sublime album. Le groupe embarque l'auditeur dans un voyage, ouais, c'est le mot, comme par exemple le magique morceau final "Nocturne" de près d'un quart d'heure et découpé en 8 actes, très progressif, blindé d'émotions, d'atmosphères incroyables, où l'on peut même y déceler des parties classiques. Bref, ce morceau est enivrant de beauté, la maîtrise des musiciens y étant impeccable, putain mais quels soli, quel jeu de basse et de batterie de Carlos Cruz (
Warbringer).
Le combo saura aussi faire preuve d'une redoutable efficacité comme sur "Grave New World", "Private
Hell" où l'on aura même le droit à du blast pendant une courte durée, mais efficace et bien mis en place, et comme toujours de superbe soli du duo Dorian/Arayan (un des autres points fort de l'album), particulièrement en forme.
Hexen fait donc toujours bien dans le Thrash, et pour encore se convaincre écoutez aussi "Defcon
Rising" et ses riffs plus directs et incisifs ou encore l'énergique "Walk as Many, Stand as One".
Et puis les riffs en cavalcades de "The Nescient", raaaah !
Pas besoin de s'étaler dix plombes dessus, écoutez le attentivement, ce disque dévoilera ses secrets après moult passages sur votre platine tant il est riche, varié, et superbement composé, et ils ont eu le temps vu que quatre années séparent cette réalisation de la précédente. Le groupe trouve donc un équilibre parfait et n'assomme pas l'auditeur de technique pour de la technique, tout y est millimétré et parfaitement dosé, jouant sur les émotions à maintes reprises, et donnant une sacrée leçon de musique à tous les concurrents en la matière cette année, et pour un bon moment même! Et n'oublions pas la prestation vocale de Andre Hartoonian et sa voix papier de verre, qui est juste parfaitement incorporée à cet ensemble, il sublime la chose en gros!
Des putains d'albums de ce calibre, c'est rare, très rare, un peu comme
Heathen et son
Evolution of Chaos (2009), remarquable. Que ce soit
Testament,
Exumer,
Kreator, ou même
Overkill et son superbe The Electric Age, c'est
Hexen le roi pour le coup!
Un disque de très très grande qualité qu'il faut posséder sous peine d'être pendu par les roubignoles.
Voilà ce que c'est quand on y met de la tripe, de l'audace, de l'âme et du travail, on obtient une merveille.
IN-DIS-PEN-SABLE !!!
Bref, merci pour cette chronique !!!!
Le dernier titre d'un quart d'heure est juste magnifique. Il n'y a que la fin du morceau que je trouve en dessous. Il fallait un énorme final là dessus merde! Encore merci Karni pour la chro (même si tu n'es plus là).
Purée, je n’étais pas au courant du tout du split de ce magnifique groupe, ça me fait chier !
Magnifique album tres mature d 'hexen qui fut en haut du panier du mvt revival.
Je regrette que ce groupe ait splitté, les 2 albums detenus sont fantastiques et meritent d etre plus exposés mediathiquement sur SOM.
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