Holy records, métal grec, Chris Antoniou, choeurs d'Athènes, jolie pochette. Voilà les raisons qui m'ont poussé à acheter ce CD. J'avoue avoir été un peu déçu, même si cet album n'est pas mauvais.
Et pourtant, l'album commence sur les chapeaux de roues. Après une introduction chaostarienne (bah oui, il est là le monsieur), débarque le meilleur morceau de l'album, le très dansant "Sing", qui m'a fait miroiter la lune pour le reste de l'album avec un rythme bien travaillé et particulièrement prenant. Deuxième morceau, tout va encore bien, l'orchestre de cuivres et cordes s'intègre on ne peut mieux dans le morceau All Your Dreams. Tout est beau, tout est bien. Mis à part que j'ai déjà compris que la batterie était naze. Le batteur n'est pas au point: jeu très primitif, un coup sur la cymbale, un coup sur un tom unique (on dirait vraiment qu'il a une grosse caisse, deux symbales et un tom, ça fait limite), on s'ennuie très vite et ça gâche un peu les autres orchestrations.
On continue. Je commençe à remarquer que le nouveau titre ne me passione pas:
Be My Drug ne retrouve mon intérêt qu'à la troisième minute, lorsque l'orchestre évincé refait son apparition.
Synthetic Snow est un peu plus prenant (la batteuse fait même de la double pédale, attentioooon), notamment grâce à quelques jeux de gratte assez sympathiques ainsi qu'à un chant clair bienvenu (et mieux tenu que sur le titre précédent) et un rythme de nouveau assez catchy, bien prenant.
Vient ensuite la bonne blague du Cd, une reprise dark métal symphonique de beat it de Michael Jackson. En fait, ce titre est plutôt bon, mais faut franchement réussir à sortir le modèle de sa tête. Après, on peut s'intéresser franchement au plus important du morceau retravaillé: le jeu de l'orchestre et les choeurs. Parce que franchement, le travail de Chris Antoniou sur le morceau est assez phénoménal (en fait, il le rend intéressant...).
Ensuite... On retombe.
Pain est un morceau assez inintéressant, qui plairait peut-êtres aux amateurs, mais qui manque de dimension à mes yeux. Hear me tonight n'est pas totalement gnangnan/plat mais n'en passe pas loin, heureusement sauvé par l'introduction et la conclusion (choeurs et guitare sèche), ainsi qu'un solo (si, si, il y en a un), qui manque tout de même un peu d'émotion. Sinon, ça ressemble à une ballade à gros son, et c'est un peu bof, cette impression.
Puis, before the end. LE moment de gloire du batteur. L'entrée en matière du titre montre qu'apparemment son cas n'est pas définitif, et qu'il est peut-être capable de trouver un jeu techniquement plus poussé à défaut d'être plus atypique. Le morceau en lui même est relativement bon, même si le riff principal a tendance à rappeler une des chansons du début du CD, synthetic snow en l'occurence, mais la conclusion en vocaux presque black sur fond de cordes épiques m'a finalement fait oublier cette impression.
Et conclusion, lord of lies. Partie mélodique correcte, mais à nouveau, le riff d'entrée semble s'inspirer directement dans les morceaux précédents... Heureusement, il y a les choeurs.
Bon. Vous l'aurez compris, c'est un album qui est en fait loin d'être mauvais, masi seulement voilà... ce qui m'a fait apprécier les morceaux, dans la plupart des cas, c'est le travail de Chris Antoniou. Qui sauve beaucoup de morceaux de l'ennui profond qu'ils menaçaient de m'inspirer. Et c'est là le principal défaut: certes, tout ce qui touche Chris est bon, très bon même, seulement le reste est loin d'être à niveau. Les guitares ne sont pas phénoménales et se répètent quelque peu, la batterie est linéaire au possible, le chant grave est sympathique mais pas transcendant... Enlevez Chris, il reste une galette sans dimension. Et c'est ça qui est dommage.
Pas une catastrophe, non, loin de là, mais rien d'un chef d'oeuvre non plus. On oublie assez vite, contrairement à un Sumerian Daemons de Septic
Flesh, pourtant moins directement appuyé sur les dons de Chris Antoniou, mais ou tout se vaut.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire