Ce que j’aime dans le
Metal, ce ne sont pas les genres, mais ceux qui en font abstraction, qui font des mélanges, ou ne se laissant pas enfermer dans une petite boite et dans le
Metal actuel, super étiqueté, super standardisé, brouiller les cartes, n’est pas souvent bien vu, alors on crée sans cesse de nouvelles étiquettes, pour essayer de s’y retrouver, malgré tout.
Pour s’orienter.
Et pour celle frappant
Destroy Destroy Destroy et son «
Battle Sluts»…Black
Epic, en vérité, c’est un peu court, jeune Homme, On pouvait dire... Ô ! Dieu !... Bien des choses en somme.
Du Black, oui, surtout le chant, et certain arrangement « Sympho » à la
Dimmu Borgir, de gros accents
Death Melo, très inspiré
Arch Enemy coté Guitares. De l’epic, oui, ça y en a…plein, du Médiéval, du
Viking, des reliefs de Heavy
Metal de tradition, ici ou là quelques phrasé Neo, le tout, avec une production a la fois très
Power et, oserai-je…Américaine, très léchée.
Destroy Destroy Destroy, est un jeune groupe étasunien, qui nous offre ici, un album, très abouti, plein et sans démagogie.
Une intro tonitruante, digne du « In sorte
Diaboli » de Dimmu, Epico-Médiévale, comme il se doit, suivit d’une double déferlante, dans un esprit tout aussi
Epic, en résonance à l’intro sus-citée, la mélodie des guitare appuyant sur le mélodieux des instrument plus classique, l’ambiance est de plus en plus profondément imprimée, elle est… donc Médiévalo-
Epic, sous une bonne couche de
Death-Mélo échevelé et quelques virgules de chœurs de pirates, ou tout du moins, marin, du temps de la marine en bois et des bouteilles de rhum qui roulent sur le pont
Voila, en quelques ligne, un groupe bardé de multiple étiquettes, certaines se faisant la guerre, d’autres plus accoutumées au voisinage
Et qu’est ce qu’il en ressort…
De clair… pas grand-chose
Ce que je retiens de cet album,…qu’il est excellent
Si comme moi, chez vous, tout n’est pas rangé systématiquement dans le bon tiroir, et que le mélange des torchons et des serviettes, ne vous dérange pas plus que ça
Les envolées « sympho » sont mesurées et toujours de bon aloi, sans devenir envahissante, (c’est si souvent le cas), les guitares rythmiques, tranchantes comme il se doit
Un l’album…tout public
Non pas qu’il soit audible par les masses…faut pas pousser
Mais dans le sens que tout auditeur de
Metal peu y trouver à son niveau, plaisir et intérêt
Et un album qui prouve encore une fois, que toutes ces histoires d’étiquette dans le
Metal, son bien ridicule
Ce qu’il ressort avant tout, c’est que l’album «
Battle Sluts » des
Destroy Destroy Destroy est un superbe album de Heavy
Metal, magnifiant diverses influences esthétiques, n’abusant pas des effets des genres
Les saupoudrant avec parcimonie, comme les chœurs féminins lyrique, juste en nuage léger et non en nappage épais, comme trop souvent ailleurs
Bien sur, on pourra toujours rétorquer que DDD n’invente rien…ça, c’est sur
Mais il le fait si bien, et sans prétentions
Non, ici, pas de solo de guitares foudroyant, pas de batterie inhumaine…voire louche
Même la voix blacky est « intelligible» et même les quelques intrusion de « chant » glow, ne sont pas inopportunes
Et toutes ces lacunes, n’empêchent pas un album frais et agréable, avec même, quelques pièces peut être pas d’anthologie, mais digne de devenir des Hits
Metal, comme «
Realm Of
Ancient Shadows », qui ne pourra que plaire aux amateurs d’un groupe aussi atypique que
Baroness, ou son suivant, «
Born Of
Thunder », dévastateur et pourtant, léger dans la finesse de sa guitare rythmique et l’intelligence de ses arrangements symphonico synthétique.
Pour les marins Metalik d’eau douce, la chanson à boire «
Return Of The Geishmal
Undead » leur refera reprendre une bonne rasade de Rhum, dans leur corne de gnou évidée à cet effet, et le titre final, qui suit, les confortera dans ce sens, se prenant coude à coude dans une vague joyeuse et titubante. Au rythme de ce chant de guerriers avinés et paillards.
Alors, oui, l’empreinte
Viking est bien là, et est même prépondérante
A l’image du cover figurant un monstre marin surgissant des Eaux dévastant un
Drakkar
Mais heureusement cette prépondérance, n’en est pas, comme c’est trop souvent le cas, ridicule, voir rébarbative.
Donc, «
Battle Sluts » efficace, qui va droit au but, sans fioritures inutile, mais qui ose certain sons et divers arrangement piochant dans un champ bien plus vaste que le Black/
Death Viking, varié et ouvert, il est avant tout, très agréable à écouter, et même si pas trop innovant, souvent surprenant.
fabkiss
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