La pochette de ce
Avalon, second opus des Brésiliens de Traumer, ne pourra pas vous laisser indifférents pour peu que vous ayez un minimum de connaissances s'agissant de ce
Power Metal Européen si honnis par certains. Avec ce rapace nocturne et ces teintes bleutées dominantes, d'aucuns, dont moi, ne pourront, en effet, s'empêcher de penser au second disque des Finlandais de
Nightwish, Oceanborn. Cette remarque, d'une importance, reconnaissons-le, assez anecdotique, faites poursuivons et commençons la modeste analyse du contenu de ce disque en disant que la plupart des intentions qui faisaient autrefois marcher Traumer dans les pas de son fameux ainé,
Angra pour ne pas le citer, auront désormais quelque peu disparu. Lui laissant davantage l'occasion de s'exprimer plus librement. Et ce même si, soyons honnête, le résultat s'éloigne tout de même assez peu du chemin suivi par Rafael
Bittencourt et par ses acolytes et de ce
Power Metal typiquement Européen que ce quintet semble tant chérir. La version Japonaise de ce disque comporte d'ailleurs une reprise du Father Time de
Stratovarius, du Eagle Fly Free d'
Helloween et du
Carry On d'
Angra (tiens tiens) qui si elles ne seront pas d'un intérêt saisissant tant elles ne s'éloigneront que trop peu de leurs modèles respectifs nous éclaireront au moins sur les influences profondes de cette formation.
Pour compléter le tableau disons également qu'il y a dans l'expression de ces natifs de Sao Paulo quelque chose de l'ordre des travaux de
Mob Rules. En entendant, par exemple, le titre Traumer et sa vivacité accompagnée par ces chants relativement aigus, ou ce Let you Go aux passages très véloces, l'ombre des Allemands et de leur
Savage Land sera, en effet, très présentes. Et puisque sous le prisme des rapprochements et des comparaisons censés définir au mieux l'art de ce collectif nous en sommes à égrener les titres réussis de ce
Avalon, ajoutons à cette liste un
Angel Of The
Night qui, malgré quelques légères dissonances, sera très sympathique. Tout comme seront très agréables des chansons comme la ballade The Song of Broken Hearts ou le rapide Symphony.
Pour finir en abordant quelques détails de ce plaidoyer, soulignons qu'une fois encore avec celui-ci, alors que pourtant ils seraient légitimes pour le faire, Traumer n'y joue pas du tout, ou si peu, la carte de la facilité et continue de se priver de cette facette tribale propre à sa culture natale. Tout comme d'ailleurs il continue à ne quasiment pas user de ces séquences symphonico-orchestrales avec lesquelles beaucoup, beaucoup trop d'ailleurs, saturent leurs œuvres en une surenchère inepte. Autant de bons points dans l'exacte continuité de ses précédents travaux en somme.
Les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets, ce
Avalon n'aura donc pas grand chose à envier à
The Great Metal Storm. Quelques petites aspérités (certaines dissonances coupables et un moyen
Changes par exemple) viendront bien ternir le tableau mais de manière si succincte et si rare qu'elles ne parviendront pas vraiment à entamer nos bonnes impressions concernant un album qui transpire la sincérité et la simplicité.
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