Blasphemophagher a été fondé en décembre 2002 lors d'une nuit de beuverie entre trois potes qui décident de monter un groupe de black bestial en hommage à
Blasphemy, Sarcofago et
Beherit.
Tout se met rapidement en place. Un pote à eux leur dessine le logo et dès le mois de mars de l'année 2003, le groupe a tout le matériel necessaire pour enregistrer une première démo.
Atomic Infested Carnage sort dans le courant du mois de septembre sous la forme d'un CD-R. Elle est limité à 600 copies numérotées mais le groupe en sortira également 792 copies promotionnelles qu'il distribuera un peu partout. Cette campagne promotionnelle version usine portera rapidement ses fruits puisque le nom de
Blasphemophagher fera très vite le tour du monde dans le milieu du black bestial.
Enfin, en 2008, cette démo sera rééditée par
Nuclear War Now en LP en version normal et die hard, la super chère avec patch et sticker en prime.
Sorti à une période où ce genre de musique était encore très underground et décrié,
Blasphemophagher s'est fait rapidement accepter dans le milieu en dépit d'une attitude pas toujours en osmose avec l'esprit de cette scène. Mais bon, à cette époque-là, les groupes jouant ce style étaient encore assez rares et
Blasphemophagher n'a vraiment pas eu de mal à se faire accepter par les fans.
A l'écoute de titres tels que "Underskin
Blood Implosion", "
Atomic Infested Carnage" ou bien "The
Return Of
Bestial Vomit" (avec le petit clin d'oeil dans le titre), on a réellement affaire à du Sarcofago avec un chant à la
Blasphemy. A l'exception peut-être du morceau "Cacophonic
Death Metal Terrorism" où là,
Blasphemophagher nous fait du pur
Blasphemy, période Gods Of
War. Un black bestial à l'ancienne donc, efficace et qui cogne sec, même si en fin de compte les morceaux qui retiennent le plus l'attention sont les reprises de Sarcofago,
Blasphemy et
Beherit. Cependant au niveau des ambiances, ce n'est pas vraiment ça et on sent bien que derrière tout cet attirail, -masque à gaz, chaînes, clous- au niveau de l'idéologie, on se retrouve devant une coquille vide. Mais bon, comme dit plus haut, il y avait encore tellement peu de groupes dans ce style, que
Blasphemophagher on prenait direct et on passait bien vite l'éponge sur ce manque flagrant d'ambiance. Même maintenant, alors que la baudruche s'est bien déglonflée, j'écoute toujours les premiers enregistrements de
Blasphemophagher avec un plaisir, certes relatif, mais toujours bien réel.
Quoi qu'il en soit,
Blasphemophagher est certainement le premier groupe de black bestial générique de l'histoire.
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