Astralion

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Astralion
Nom de l'album Astralion
Type Album
Date de parution 14 Novembre 2014
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album15

Tracklist

1.
 Mysterious and Victorious
 05:22
2.
 The Oracle
 05:34
3.
 At the Edge of the World
 04:11
4.
 When Death Comes Knocking
 04:32
5.
 We All Made Metal
 05:41
6.
 Black Sails
 05:36
7.
 To Isolde
 05:25
8.
 Computerized Love
 05:26
9.
 Mary Bloody
 06:05
10.
 Five Fallen Angels
 05:14
11.
 Last Man on Deck
 13:15

Bonus
12.
 New Gods (Demo 2011)
 06:12
13.
 Burning Hills (Demo 2011)
 04:56

Durée totale : 01:17:29

Acheter cet album

 $37.56  8,96 €  5,86 €  £34.19  $53.26  36,50 €  35,07 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Astralion


Chronique @ dark_omens

17 Janvier 2015

Astralion est au Power Metal ce que Richard Clayderman est à la musique classique...

Angra, Rhapsody, Kenziner, Mob Rules, Vanden Plas, Eldritch ou encore Avalon sont autant de groupes qui, chacun dans leurs genres, auront connu des destinés plus ou moins respectables. Des formations qui sans aucun doute, pour la plupart, auront, à leurs manières, participé sinon à l'éclosion du moins à l'épanouissement des mouvances qu'ils défendent et qu'ils défendirent. Cette entrée en matière un peu absconse a pour objectif de souligner non seulement le talent de ces formations-là, mais aussi la qualité de certaines de leurs discographies respectives. Derrière ces noms, il y en a un autre dont d'aucuns, amateurs éclairés s'il en est, connaissent, la valeur et le mérite : Limb Music. C'est en effet cette société allemande d'édition qui, durant cette transition qui vit mourir les années 90 et naître les années 2000, aura découvert certains des acteurs les plus influents du Heavy Power Prog Metal de ces 10 dernières années. Aussi lorsqu'en cette année 2014, le label nous propose de découvrir le premier véritable album des Finlandais d'Astralion, la saine curiosité, et l'excitation, ne pouvait que nous étreindre.

Étonnement, eu égards aux capacités à dénicher les nouveaux artisans les plus convaincants que votre humble serviteur vient tout juste de prêter à la maison de disque teutonne, Astralion n'est pas de la trempe des quelques sus cités. Loin s'en faut. Il pratique même un Power Metal très, mais alors très, classique. Pour ne pas dire ordinaire. Vous aurez donc droits, sur ce premier effort éponyme, aux banalités de rigueur, à savoir aux morceaux prestes, convenus et caricaturaux (Mysterious and Victorious, When Death Comes Knocking, Computerized Love, Five Fallen Angels...), aux pistes cultivant tous les clichés les plus éculés du genre saupoudrant le tout de quelques infimes touches, évidemment, néoclassiques, et évidemment, mise en exergue par ce clavier aux sonorités baroques popularisé par Stratovarius sur son Visions de 1997 (Black Sails), aux chansons aux passages mélodiques d'une atterrante naïveté (At the Edge of the World), aux ballades totalement dispensables (To Isolde), ainsi qu'à l'incontournable fresque interminable venant clore de manière épique et émouvante l'opus (Last man on Deck).

Dans les quelques rares points positifs caractérisant ce disque, on peut noter cette constance avec laquelle cette formation a composé des refrains presque tous consternants. Aucun, ou si peu, ne semble, en effet, capable de parvenir à s'extraire d'une mélasse mielleuse niaise, gluante et collante. Ajoutons à cette énumération des infimes atouts de ce manifeste quelques titres qui sans s'illustrer particulièrement paraissent, tout de même, un peu moins ternes et ratés que leurs homologues (The Oracle lorgnant davantage vers le Heavy Metal, We All Made Metal, ou encore Mary (Bloody)).

Qu'il est triste de voir à quel point un label autrefois respectable, et respecté, peut aujourd'hui se tromper. En acceptant de sortir une œuvre aussi douloureusement fade et insipide, qui est au Power Metal ce que Richard Clayderman est à la musique classique, Limb Music démontre qu'il n'a plus vraiment l'aura dont il jouissait autrefois.

Quant à Astralion, mieux vaut ne plus en parler...Et laissé le temps recouvrir sa première œuvre d'un oubli mérité et salutaire...

3 Commentaires

3 J'aime

Partager
edenswordrummer - 17 Janvier 2015: Haha tu as réussit a l'écouter jusqu'au bout ?? :D respect boss ! Pour ma part je me suis arrêté a "The Oracle", merci pour la chronique
LeLoupArctique - 18 Janvier 2015: Merci beaucoup, ton texte m'a fait plaisir à lire. Moi aussi je suis un nostalgique du Limb du début des années 2000, même si je n'ai pas connu cette époque-là. Tu parles de Kenziner et Avalon, là aussi ça me fait plaisir, parce que se sont d'excellents groupes (c'était), qui sont restés assez peu connus. C'est vrai que Limb connait une baisse de qualité, je me souviens l'an dernier des déceptions Sandstone et Lucid Dreaming ; mais ça reste pour moi un bon label.
frozenheart - 18 Janvier 2015: Astralion est au Power Metal ce que Richard Clayderman est à la musique classique...
Chapeau pour le texte d'introduction dark_omens !
Cet album et un immondice impossible d'aller j'usqua la fin tellement c'est mauvais, sans conviction, plat etc...
Et la pochette moche a la rigueur, je préfère celle du dernier Orden Ogan !
Où sont donc passer les productions de qualité du label ?
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Astralion