Angra,
Rhapsody,
Kenziner,
Mob Rules,
Vanden Plas,
Eldritch ou encore
Avalon sont autant de groupes qui, chacun dans leurs genres, auront connu des destinés plus ou moins respectables. Des formations qui sans aucun doute, pour la plupart, auront, à leurs manières, participé sinon à l'éclosion du moins à l'épanouissement des mouvances qu'ils défendent et qu'ils défendirent. Cette entrée en matière un peu absconse a pour objectif de souligner non seulement le talent de ces formations-là, mais aussi la qualité de certaines de leurs discographies respectives. Derrière ces noms, il y en a un autre dont d'aucuns, amateurs éclairés s'il en est, connaissent, la valeur et le mérite :
Limb Music. C'est en effet cette société allemande d'édition qui, durant cette transition qui vit mourir les années 90 et naître les années 2000, aura découvert certains des acteurs les plus influents du Heavy
Power Prog
Metal de ces 10 dernières années. Aussi lorsqu'en cette année 2014, le label nous propose de découvrir le premier véritable album des Finlandais d'
Astralion, la saine curiosité, et l'excitation, ne pouvait que nous étreindre.
Étonnement, eu égards aux capacités à dénicher les nouveaux artisans les plus convaincants que votre humble serviteur vient tout juste de prêter à la maison de disque teutonne,
Astralion n'est pas de la trempe des quelques sus cités. Loin s'en faut. Il pratique même un
Power Metal très, mais alors très, classique. Pour ne pas dire ordinaire. Vous aurez donc droits, sur ce premier effort éponyme, aux banalités de rigueur, à savoir aux morceaux prestes, convenus et caricaturaux (Mysterious and Victorious, When Death Comes Knocking, Computerized Love, Five
Fallen Angels...), aux pistes cultivant tous les clichés les plus éculés du genre saupoudrant le tout de quelques infimes touches, évidemment, néoclassiques, et évidemment, mise en exergue par ce clavier aux sonorités baroques popularisé par
Stratovarius sur son
Visions de 1997 (Black Sails), aux chansons aux passages mélodiques d'une atterrante naïveté (
At the Edge of the World), aux ballades totalement dispensables (To Isolde), ainsi qu'à l'incontournable fresque interminable venant clore de manière épique et émouvante l'opus (Last man on Deck).
Dans les quelques rares points positifs caractérisant ce disque, on peut noter cette constance avec laquelle cette formation a composé des refrains presque tous consternants. Aucun, ou si peu, ne semble, en effet, capable de parvenir à s'extraire d'une mélasse mielleuse niaise, gluante et collante. Ajoutons à cette énumération des infimes atouts de ce manifeste quelques titres qui sans s'illustrer particulièrement paraissent, tout de même, un peu moins ternes et ratés que leurs homologues (The
Oracle lorgnant davantage vers le Heavy
Metal, We All Made
Metal, ou encore Mary (Bloody)).
Qu'il est triste de voir à quel point un label autrefois respectable, et respecté, peut aujourd'hui se tromper. En acceptant de sortir une œuvre aussi douloureusement fade et insipide, qui est au
Power Metal ce que Richard Clayderman est à la musique classique,
Limb Music démontre qu'il n'a plus vraiment l'aura dont il jouissait autrefois.
Quant à
Astralion, mieux vaut ne plus en parler...Et laissé le temps recouvrir sa première œuvre d'un oubli mérité et salutaire...
Chapeau pour le texte d'introduction dark_omens !
Cet album et un immondice impossible d'aller j'usqua la fin tellement c'est mauvais, sans conviction, plat etc...
Et la pochette moche a la rigueur, je préfère celle du dernier Orden Ogan !
Où sont donc passer les productions de qualité du label ?
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