As the Stars

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Nom du groupe Woods Of Desolation
Nom de l'album As the Stars
Type Album
Date de parution 14 Fevrier 2014
Style MusicalBlack Atmosphérique
Membres possèdant cet album51

Tracklist

1.
 Like Falling Leaves
Ecouter05:06
2.
 Unfold
Ecouter05:00
3.
 And If All the Stars Faded Away
Ecouter04:41
4.
 This Autumn Light
Ecouter04:20
5.
 Anamnesis
Ecouter04:11
6.
 Withering Field
Ecouter06:11
7.
 Ad Infinitum
Ecouter05:14

Durée totale : 34:43

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Woods Of Desolation



Chronique @ Naiwan

12 Fevrier 2014

A quoi bon chercher, quand on a déjà trouvé la perle rare!

Woods of Desolation et moi, c'est une histoire d'amour qui commence en 2011 lorsque par hasard, je m'attarde sur une chronique d'un groupe alors à mes yeux inconnu.
Inconnu? Pas tellement en fait, quand on sait que son principal protagoniste m'avait fait déprimer par son côté... « Austere » et planer avec le rock/shoegaze sensible et élévateur de « Grey Waters ».
« Torn Beyond Reason » m'avait appris deux choses: en Australie, même la musique est dangereuse quand elle s'ancre à ce point dans votre poitrine, et que ce n'est pas forcément la tristesse la plus sombre d'un groupe de DSBM qui vous emmènera au plus profond de votre désespoir.
Car Woods of Desolation, c'est bien loin de la simple dépression de bas étage. Ils jouent sur un niveau qui tape sur une palette large de sentiments, et c'est pour ça que leur musique est si puissante.

Dès les premières secondes de As the Stars, je retrouve cette mélodie mélancolique, ces riffs qui me cageolent et m'affirment qu'ils sont contents de résonner dans mes oreilles.
Parce que pour un nouvel album, on se sent vachement plus en confiance, plus proche de ces notes et de ce rythme furieux que de n'importe quelle autre tuerie musicale dont on entend de nos jours encore parler... Pourquoi? Il faut croire que Woods of Desolation a décidé à contrario de certaines anciennes perles du genre – Alcest en première ligne – de rester sur sa lancée et d'assurer la pérennité d'un style que beaucoup abandonnent. Toujours inventif, mais proche de sa source, Black Metal, un peu post, tellement éthéré brumeux.

Il faut constater une nette avancée dans la composition vers un Post-Black carrément plus lumineux, des accords majeurs côtoyant allégrement la rapidité des blast beats de Vlad (Drudkh) et du chant hurlé de Old (Drohtnung) à la manière du dernier né de Deafheaven; la basse quant à elle – bien qu'un tantinet noyée dans les mix - étant enregistrée par Luke Mills de Nazxul et Pestilential Shadows. D. a repris le pouvoir unique et dirige les hommes d'une main de chef d'orchestre et prenant son arme de prédilection pour trancher dans le vif: la guitare et ses riffs mélancoliques.

Rien de plus poignant, rien de plus mordant, parce que ces accords me parlent et bousculent beaucoup de sensations, mix savant entre tristesse et joie profonde, attirant dans son abysse par une petite loupiote qui bouffe les entrailles à petit feu au fur et à mesure que l'on s'en approche.
Et on finit par s'en approcher à chaque écoute.
Le point d'orgue étant à mon sens le titre This Autumn Light dont les guitares introductives jouent d'un son particulièrement appréciable sur des arpèges qui passent allégrement de la sensation de gravité à celle d'amélioration. Si je dois retirer un titre du lot qui pourtant est un paquet trop plaisant, ça serait celui-ci.

Au niveau de la production, changement par rapport au précédent. On est dans un son moins propre, un peu plus raw, et même si par moment on a l'impression que la brume des ambiances forme un brouillard sonore pas très limpide, on pardonne aisément tant chaque instrumentation dégage son lot d'énergie. Quand bien même la prod de TBR rendait « plus nette », ici, ce n'est qu'un détail.
Les riffs peuvent se bousculer et se ressembler, il reste pas mal de petites subtilités.
Comme par exemple sur le premier titre de l'album « Like Falling Leaves », où à la fin du morceau une guitare dans des tonalités aiguës entre dans un arpège entêtant qui se poursuit jusqu'à la fin du morceau, restant le seul artifice d'une création après que toutes les autres pistes se soient éteintes.

Les Gimmicks font ressentir une réelle recherche. Le rythme ternaire de la plupart des compositions offre la possibilité de valses par moment, mais c'est surtout la capacité de voir tourbillonner autour de soi les sons qui donne véritablement à l'ensemble de l'album une densité hors du commun, et il est fort à parier que l'on est pas en reste d'une suite tout aussi puissante.

Cependant, il y a quand même un bémol à tout ça. A être trop bien, trop parfait, trop juste, on se rend compte très vite que la seule expérimentation, le seul « risque » c'est le côté plus lumineux et davantage léger. Tout est génial, mais en fait, on peut dire que tout « reste » génial. Il n'y a pas eu de majeur invention depuis Torn Beyond Reason, et de tous les éléments de l'ancien album ne manque à l'appel que le chant clair de Tim qui pour des raisons occultes a disparu des compositions. *

Attention, loin de moi l'idée de dire qu'à cause de ce parti pris artistique, il y a quoi que ce soit de mauvais, bien au contraire. As the Stars reste un album qui tourne depuis déjà quelques jours (qui continuera de tourner encore pendant quelques années, j'en suis sur) et dont je sens l'héritage comme étant le renouveau d'une scène black metal délaissée par ses pères fondateurs. Il n'y a vraiment rien à tirer de mauvais et tout ceux qui pourraient cracher dessus ne le feraient sans doute que par frustration ou « TRVisme » primaire.

As the Stars de Woods of Desolation, ça a été la couche de neige bienvenue de mon mois de Février.

7 Commentaires

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ThyIrohaBunget - 13 Fevrier 2014: Woods of Desolation groupe Australien ou plutôt un one-man band formé par D ,le gars à juste trouver des musiciens de cessions comme Vlad Drudkh/ Old au Chant Drohtnung /Tim Germ / Austère .Le succès relativement modeste est due au fait que, le groupe dont le membre principal qui prend toutes les décisions «D», n'a jamais souhaité jouer en live et ne semble pas toujours motivé pour le faire.Donc après l 'excellent Torn Beyond Reason, bienvenue à bord du véhicule Woods of Désolation pour un voyage vers les profondeurs céleste ou brille comme une étoile une humeur d'optimisme et d'espoir au firmament du désespoire.Merci Naiwan pour ta chro qui permet de mettre en avant un groupe que j'affectionne particulièrement.
dissikator - 13 Fevrier 2014: Merci pour ta chronique. J'ai découvert le groupe avec Torn Beyond Reason qui, même 3 ans plus tard, reste l'un de mes albums favoris.
J'ai écouté celui ci sur stereogum (ça fait un moment qu'il est en streaming) mais j'aime quand même moins, surtout à cause de la prod. Par contre c'est clair que les mélodie nouent les tripes !
Aller, pour l'occase, je me le réécoute !
Naiwan - 15 Fevrier 2014: Ravi que ça vous plaise. Les prochaines chroniques vont mettre d'excellents groupes en avant, donc tenez vous au jus. Si vous aimez Woods Of Desolation, vous pourriez apprécier ce qui va suivre. Et de rien, vraiment. Merci à vous pour vos commentaires. N.
SvartalyS - 22 Mai 2014: Une chronique très plaisante à lire pour un album tout aussi plaisant!
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