Ars Talionis - The Art of Retaliation

Liste des groupes Black Metal Balrog (FRA-1) Ars Talionis - The Art of Retaliation
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14/20
Nom du groupe Balrog (FRA-1)
Nom de l'album Ars Talionis - The Art of Retaliation
Type Album
Date de parution 21 Octobre 2007
Labels Holy Records
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album80

Tracklist

1.
 Le Chant des Anges de la Mort
 02:49
2.
 Le Baiser du Fouet
 
3.
 Empire de Cendre
 03:47
4.
 Lolth
 04:34
5.
 The Left Hand of God
 04:06
6.
 A Murder for the Art
 04:39
7.
 Acquiescence
 04:09
8.
 De Sade
 03:36
9.
 All Life Will Turn into Death (2007 Exhumation)
 04:07
10.
 Antithesis of Existance
 05:32
11.
 Sacrificial Suicide (Deicide Cover)
 02:45
12.
 A Call from the Grave (Bathory Cover)
 04:29

Durée totale : 44:33


Chronique @ Coercition

17 Décembre 2007
Difficile de déterminer ce que Balrog est, compte tenu de la densité de cette troisième production. Nous aborderons donc le problème à contre-pied, en définissant ce que Balrog n'Est Pas : plein de compromis ? Ah non, ben non. Gentil ? L'artwork, le corpse-paint bien dégoulinant, et tout simplement la musique, ne laissent pas grand doute. Oui, Balrog fracasse. Balrog fait partie des groupes encore influencées par la tendance "satan's war" et débarasse sa musique de toute subtilité. Que dis-je ? L'intro est subtile, de cette subtilité vicieuse qui, par ses cris en écho passés en boucles, accompagnés par des claquements de dents d'effroi et de faim sanguinaire, poussant ces deux effets en crescendo jusqu'au seuil paroxystique de l'inaudible. Le Balrog survole la terre dévastée- l'auditeur est déja épuisé par la guerre d'usure, et le premier assaut survient.

Ainsi Balrog entend surpasser en violence son premier méfait. Le but est clairement atteint, la production restant toujours aussi propre, mais atteignant un niveau élevé de violence en donnant à chaque instrument un rendu de puissance maximum. Evidemment la clarté est sacrifiée au passage et les morceaux ont tous une allure prononcée de feu roulant massif et hargneux. Le son ne redevient intelligible que lorsque l'un des instruments se laisse soumettre et permet aux autres de s'exprimer dans toute leur brutalité; on se concentre alors sur la texture incroyablement ruguseuse et sur une excellente définition du son, les guitares disposant juste du glapissement adéquat et la batterie teintant de façon réjouissante. La voix n'est pas non plus à mettre de coté, entre grognements bas et rugissements plus aigus. Les morceaux ne se défont jamais d'une ambiance assez crypique et d'une pesanteur très death-metal, loin des riffs longs et grésillants capable de tout transport. Les riffs raw scient et torturent; ici, ils nous clouent au sol et nous étouffent, ce qui fera hélas perdre quelque peu l'attention et l'intéret sur la fin du disque. Ces chansons tendent à empoisonner et suffoquer; le maitre à penser de ce méfait déclarait d'ailleurs que tuer quelqu'un du seul fait de sa musique serait une réussite. La jubilation macabre de l'artiste sue partout sur sa musique, dans cette voix qui, susurrée entre les crocs ou hurlée, exprime toujours si parfaitement cette haine absolue héritée de Bestial Satanic Terror, et sublimée ici. Balrog sait aussi achever ses hymnes en enfoncant le clou, souvent en reprenant le motif le plus chaotique du morceau, trempée de larsen. C'est rasséréné qu'on aborde ainsi la chanson suivante par un biais aussi agressif, sans halte au feu.

Un excellent chant de guerre death/black. En hommage, deux excellentes reprises de Deicide et Bathory.

2 Commentaires

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metalpsychokiller - 05 Mars 2008: CHRO sympa, et excellent groupe black français...
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Chronique @ KVARFORTH

25 Janvier 2008
Balrog avait explosé dans le monde controversé du black metal il y a 2 ans de cela avec le très Black/Death "Bestial Satanic Terror", concentré de musique brutale, névrosée et rapide à souhait.
En ce 21 octobre 2007, le combo Parisien exécute sa sentence et donne naissance à son nouveau rejeton : il se nomme "Ars Talionis".
Une évolution énorme a été effectuée depuis leur dernier ouvrage, et cette œuvre, au premier abord fait sonner une grande densité et complexité. Difficile de décrire une musique aussi technique et crade à la fois.
L'album se compose de 12 plages dont une reprise de Deicide et le culte "A Call from the Grave" de Bathory.
Cet album est sale, reste brutal car cela reste la marque de fabrique de Balrog, et tout n'est que négativité. En réalité il n'y a aucun moment de répit, les blast beats sont omniprésents, la voix de Sébastien Tuvi crache et se brise, délivre et agresse, le tout est difficilement encaissable à la première écoute, à la manière d'un "World Without End" de Katharsis ou d'un "Salvation" de Funeral Mist. Concentré de haine et de sadisme, "Ars Talionis" ou l'art de la riposte, de la contre-attaque. En effet cet album est une attaque envers l'homme et le dégoût immense qu'il peut inspirer à Sébastien Tuvi, âme pensante du groupe. Aucun compromis, cet album n'est pas fait dans le but de plaire à tel ou tel public léthargique et sans cervelle, et le tout, bien que particulier et terriblement malsain et agressif, sonne vraiment authentique et sincère dans sa démarche.
Les inspirations principales sont le sadisme, le totalitarisme, le plaisir de donner la mort, de faire souffrir et de transformer son acte en art.
On démarre sur "Le chant des anges de la Mort", introduction parfaitement à l'image du reste de l'œuvre. Tout n'est que cris et hurlements, bruits distordus et sons dissonants, comme si l'enfer nous ouvrait ses portes fumantes et démesurées. Et ainsi "Le baiser du Fouet" suit cette continuité et démarre sur des cris sans compromis et des riffs acérés. Le roulement ininterrompu du batteur écrase encore et encore, l'auditeur n'est que la victime de ses péchés et paie le prix d'exister sans avoir rien demandé, on est agressé, violenté, maltraité. Mais le pire c'est que cela nous plait.
L'album retranscrit la vision que peut avoir le leader de l'être humain, et on prend presque peur tant son âme doit être torturée.
Un certain nombre de textes sont en français, on nous montre que le combo n'a pas peur de prendre des risques, à la manière de groupe tel qu'Animus Herilis.
Tout n'est que colère, dépravation, et les titres tous plus significatifs les uns que les autres assènent leur dose de folie dans nos veines fragiles.
"De Sade" ou le maître du sadisme, "Acquiescence" ou la domination et le consentement face à l'autre, "A Murder for the Art" ou la retranscription d'un acte de barbarie en art et développement personnel, "All Life will Turn into Death" ou la volonté de destruction de toute vie, "The Left Hand of God" ou comment ce soit disant Dieu est à l'œuvre et guide les évènements avec sa main gauche, comptant employer la vengeance et la justice à bon escient, "Lolth" ou reine-araignée, représentation du mal absolu et de la cruauté.
Un minimum de "triggers" a été utilisé, des samples "vintage" également, le son de la batterie reste relativement acoustique mais propre à la fois, et il n'y a eut au studio B.S.T. ou fut enregistré "Ars Talionis" qu'une seule prise par guitariste pour garder un rendu proche du son live.
La production suit cette ligne directrice, elle est à la fois crade et puissante, malsaine et cinglante, comme la lame qui vous tranche froidement la gorge durant votre sommeil.
Cette galette éveille en nous les pires pensées refoulées la plupart du temps ; on se plait à être pour une fois cruel et sans conscience aucune face à nos actes de vengeance, de haine, de désespoir, primitifs...
L'humain ici retourne à la source de ce qu'il fut et de ce qui le guidera toujours à travers le temps qui passe, les époques qui se déroulent sous nos yeux contemplatifs : survivre, tuer ou être tué, ne vivre que pour soi et ne penser qu'à ses désirs, même les pires.
On retourne alors à l'individualisme, ligne de conduite présente depuis toujours dans le black metal.
L'idée du mal est en chacun de nous, il existe pour le pire ou bien le meilleur, la destruction du corps et de l'âme guide notre être sans défense dans ce périple étrange et démoniaque à souhait.
Psychotique, dérangé, minimaliste, complexe et sincère, "Ars Talionis-The Art of Retaliation" est une œuvre pour laquelle il vous faudra plusieurs écoutes pour percer à jour toutes les émotions qu'il procure et tous les innombrables détails qui font sa force.
Une œuvre à découvrir...

Kvar...

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Eternalis - 07 Novembre 2008: Ta chronique est très fouillée et je suis d'accord avec toi. cet album m'a vraiment collé une claque dans le monde relativement sclérosé du true black actuel!
Steelhammer - 15 Novembre 2008: Et moi je suis aussi d'accord, ces titres m'ont littéralement dressés les poils.
enthwane - 19 Avril 2010: Un album superbe, et les paroles, haaa, les paroles... Le "sale pute" hurlé par BST à deux reprises à la fin du "Baiser du fouet" m'a littéralement cloué sur place.
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Chronique @ Eternalis

08 Novembre 2008
Le chant des anges de la mort : première pièce musicale et introduction de cet opus donne d’entrée le ton. Elle nous happe, nous entraîne dans les profondeurs du monde, dans un univers de ténèbres et une atmosphère malsaine et dérangeante, effaçant tout espoir utopique de bonheur.

Donnant suite au très (trop ?) traditionnel Bestial Satanic Terror, ce nouvel album surpasse allègrement son prédécesseur et la plupart des produits black métal inondant le marché ces derniers temps, atteignant des sommets de violence, de morbidité, de noirceur et de malsain. Le chant extrêmement maladif et écorché de Balrog est terrorisant et les riffs se veulent très rapides. La terreur musicale atteindra son paroxysme sur Empire de cendres et Lolth. Deux morceaux très différents, le premier étant très rapide et destructeur, le second plus ambiant, mais possédant une attaque finale à la limite du supportable en termes de brutalité, mais procurant par la même occasion un sentiment inouïe de puissance et un véritable appel au meurtre.

Forcement belliqueux, les textes évoquent la déchéance d’un monde en perdition, les titres étant très explicites (Empire de cendres, The left hand of god, Antithesis of existence). La production frôle la perfection dans le genre ; crue, malsaine mais hallucinante de puissance.
A l’heure où les valeurs sures de « true black » (ce terme est-il réellement élogieux ?) déçoivent fortement (ni Mayhem, ni Marduk, ni Darkthrone ne m’auront procurer de tels sentiments de misanthropie avec leurs dernières œuvres), Balrog use de l’excellence que seul Gorgoroth (dont l’influence maudite est parfaitement perceptible) peut se targuer d’encore côtoyer.

Plus que jamais, « The end is near… »


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