Souldrainer est un combo suédois évoluant dans le death mélodique depuis 1999. Après son premier album "
Reborn" paru en 2007, le groupe se sépara de son chanteur Johan Klitkou (dont le timbre particulier consituait une partie intégrante de l'originalité de nos suédois), le guitariste fondateur Marcus Edvardsson glissant alors derrière le micro. Autre changement de line-up, l'arrivée en 2013 d'un nouveau batteur en la personne de
Hugo Nylander.
Après "
Heaven's Gate" en 2011,
Souldrainer nous revient avec "
Architect" trois années plus tard. Cette nouvelle offrande de dix titres pour quarante-cinq minutes se voit munie d'un artwork assez réussi, offrant à la vue une gargouille prête à fondre sur une ville semblant en proie au chaos. Le disque est par ailleurs signé chez le label compatriote Vicisolum qui poursuit sa collaboration avec le groupe, entamée sur le précédent album.
L'entame de l'album n'est vraiment pas des plus rassurantes avec un "Biological Experiments" convenu au possible et doté d'un riff mélo vraiment anecdotique. Heureusement,
Souldrainer va assez vite relever la barre et ce à grands renforts de mid-tempi. Oui, car autant vous prévenir tout de suite, si vous cherchez du mélodeath ultra-incisif avec des riffs agressifs dans la grande tradition suédoise, il vaudra mieux passer votre chemin.
Mis à part quelques titres plus enlevés et entraînants qui aérent un peu l'ensemble (le lumineux "For No Other" où le groovy "I Am
The One" simple mais donnant de bonnes envies de headbang) le tout se joue dans le mid-tempo. Les riffs sont lourds et le rythme bien plombé à l'image de l'excellente doublette "Behind The Face"/"
Architect" ou de "
Nightmare Abduction". Le groupe cherche par ailleurs toujours à effectuer un travail sur les ambiances.
A cet effet, on a le droit tout d'abord a cette "matrice" de choeurs, presque omniprésents sur tout les morceaux, qui donnent à l'ensemble un aspect solennel. Quelques notes de piano sur l'intro et l'outro du morceau-titre, des orchestrations clairement assumées sur "
Nightmare Abduction" (rappelant un peu "Black
Thirteen") ou "
Die Or
Surrender" (faisant plutôt penser à
Dimmu Borgir) et le growl de Nylander, pas aussi poignant que son prédécesseur mais puissant et transpirant une rage convaincante.
Le tout entretien une tension dramatique assez réussie, qui ne lasse pas l'auditeur, à l'image du bon titre final "Sorgestjärna" dont les paroles en suédois apportent une certaine fraîcheur. Cependant, force est de constater que
Souldrainer ne se démarque pas ici de la masse, affichant des collusions notamment avec le
Hypocrisy des derniers albums (clairement par exemple sur un "Turn Your Back" ou même le vocaliste prend des accents à la Tagtgrën).
En fin de compte,
Souldrainer signe ici un bon album, dans une veine majoritairement mid-tempo. Si certains trouveront le disque lourd, celui-ci recèle cependant de plus de subtilités qu'il n'y paraît au prime abord. D'autres regretteront surement qu'une part de l'identité du groupe se soit perdue en chemin. A essayer sans a priori donc, un disque de bonne facture en somme.
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