Rebaelliun avait démarré sa carrière sur les chapeaux de roues avec le très brutal
Burn the Promised Land (1999) proposant un Death
Metal des plus dévastateur. Toujours sous la houlette de
Hammerheart Records (officiant maintenant sous le nom Karmakaddon media) Fabiano Penna et son quartette récidivent en 2001 avec
Annihilation.
Les brésiliens aiment toujours autant le feu (voir chronique de
Burn the Promised Land) et le blasphème, réunis pour l’occasion sur cette pochette représentant l’intérieur d’une cathédrale, des fidèles y brûlants en compagnie de leur seigneur sur la croix, le tout dans une ambiance et un artwork faisant fortement penser à
Immolation.
Pour ce qui est de la musique
Rebaelliun ne s’est pas assagi et après une intro au clavier trompeuse et qui nous emmène crescendo vers la destruction,
Annihilation nous saute à la gorge délivrant un Death
Metal brutal et suffocant toujours aussi proche du travail d’un
Krisiun. Difficile ici de décrire les pistes une à une tellement elles sont plus rapides les unes que les autres et forment un bloc homogène indestructible, il est donc inutile de revenir sur la description du style, qui a déjà été évoquée sur la rédaction précédente
Sachez seulement que
Annihilation est aussi virulent que son prédécesseur, que les blast-beats de Sandro Moreira tapissent toujours la majorité des titres, que la voix de Lohy Fabiano est toujours aussi agressive et que les riffs de la paire Penna / Lima dégagent toujours l’ intensité malsaine du premier album. On se osera tout de même à citer quelques morceaux émergeant de cet enfer sonore tel Steel
Siege : ses linéaires accrocheurs qui font mal au poignet rien que d’y penser et ses breaks destructeurs,
God Of A
Burn Land : mitraillage en règle alterné de riffs à « headbang », ou encore le evil et dévastateur
Bringer of War qui délivre une volonté implacable de tout écraser sur son passage.
Le CD se termine avec Defying The Plague sur une longue partie grind en shunt comme pour prouver que ces brutes n’en ont jamais assez, promesse hélas sans suite car
Rebaelliun se séparera peu de temps après cette ultime sortie.
La carrière du combo aura donc été assez courte mais il laisse derrière lui deux bombes atomiques avec
Burn the Promised Land et
Annihilation. Dommage toutefois que les brésiliens n’aient pas réussi à se débarrasser de leur trop grande influence
Krisiun car avec la hargne déployée cela aurait pu donner un groupe d’exception. A défaut d’avoir su prendre une direction propre comme l’ont fait à l’époque
Anata ou
Nile, Rebaellium nous a quand même gratifié de deux excellents albums de Death brutal qui ne décevra pas les amateurs du genre.
Rideau.
BG
Au vu de la qualité de leur death ravageur et brutal, un bel avenir semblait se tracer pour eux.
Merci poue ta chroniqure!
Déjà qu'il y avait Krisiun et Nephasth, je crois qu'encore une fois, il faut dire merci au Brésil! :-D
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