Anima Inferna

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Nom du groupe Gothminister
Nom de l'album Anima Inferna
Type Album
Date de parution 25 Mars 2011
Membres possèdant cet album18

Tracklist

1. Stonehenge
2. Liar
3. Juggernaut
4. 616
5. Solitude
6. The Beauty of Fanatism
7. Anima Inferna
8. Fade
9. The Beast
10. Hell Opens the Gate
11. Liar (Goatmanifest remix)

Chronique @ Matai

05 Mai 2011

Un album qui ne marquera pas, faute de force, malgré de bonnes choses et une touche d'originalité.

L’âme des enfers…la plongée irrémédiable dans des ténèbres encore plus profondes, le mysticisme, et aussi...l’univers sombre de bandes dessinées.
Gothminister s’extrait de cette folie accablante qui emplissait le dernier « Happiness in Darkness » afin de nous offrir une œuvre sans doute plus sombre et plus terrifiante, « Anima Inferna ».

Le temps a passé depuis un « Gothic Electronic Anthems » basique et un « Empire of Dark Salvation » assez teuton dans l’air, proche de certaines formations telles que Rammstein ou Oomph. Ce nouvel opus semble être synonyme d’un certain changement et d’une certaine évolution, un certain renouveau que beaucoup pourrait fort apprécier. Car les norvégiens changent leurs thèmes et exploitent une facette qu’on ne leur connaissait pas.
Même si la musique reste toujours aussi gothique dans l’âme, l’ensemble perd peu à peu de ses sons industriels pour nous proposer quelque chose de relativement plus electro, voire parfois techno, sans délaisser ce côté sombre qui leur sied bien.

Les onze titres sont donc le reflet d’un groupe semblant vouloir se marginaliser davantage, offrant une musique pas si facile d’accès malgré ces quelques relents pop présents sur des morceaux tels que « Liar » ou « 616 » : la reprise d’un morceau de Michael Jackson sur le précédent opus était peut-être synonyme d’une embarquée dans une certaine pop metal.

Toutefois, l’évolution est là, tant dans les claviers que dans les ambiances et les riffings, bien plus lourds, et rassurez vous, plus Metal et plus accrocheurs. Des riffs parfois plus proches d’un black metal mélodique comme sur « A.I », et d’autres relativement plus maîtrisés et intéressants comme sur le morceau introducteur « Stonehenge ».
La voix, quant à elle, détient toujours ce certain timbre rugueux et froid quasi identique à celui de Till Linderman de Rammstein ou d’Alexx Wesseldsky d’Eisbrecher, tout en étant très grave et sombre, parfois comme un râle ou un grognement, assez gothique sur les bords. La faiblesse réside toujours sur les aigus, où les difficultés se font ressentir. Mais la petite nouveauté sur cet opus, c’est ces quelques parties au chant black, à la manière de « The Beauty of Fanatism ».

Mais cet album ne se suffit pas à cela, et au sein de ce « Anima Inferna », un concept est aussi davantage exploité, se basant étrangement sur certains faits mystiques comme ceux du site monolithiques de Stonehenge, ainsi que le Juggernaut, une force implacable détruisant tout sur son passage, à l’image d’une divinité ténébreuse et colérique, mise en valeur par des chœurs et une agressivité imparable des riffs. Mais outre cet aspect on ne peut plus mythologique, le Juggernaut, personnage de bande dessinée dans l’univers des comics de Marvel, ainsi que la pochette proche de l’univers d’un certain personnage nommé Batman, transcrivent cette idée de surnaturel, et de don de la nature. Car rappelons le, les héros dans cet univers pourtant fascinant, sont toujours des personnages déchus, torturés, plongés dans leur bulle sombre et désolée. A l’image de cet album particulier et très représentatif, où l’électronique implique cette notion de modernité, et où les éléments gothique permettent la représentation de cette mélancolie, de cette lourdeur et de cette noirceur redoutables.

L’ensemble reste toutefois homogène, et le rythme est souvent le même, malgré quelques petites variations. Fini aussi les morceaux inutiles de trente secondes, les plus courts ici sont au nombre de deux et ne sont qu’une ultime descente dans des enfers électroniques à la manière de « Hell Opens Gate ».
Les norvégiens originalisent un peu plus son travail mais ne nous tiennent pas en haleine pour autant. L’ensemble de la discographie reste correct et intéressante, sans véritablement se démarquer. Certains groupes sont voués à ce destin, Gothminister y compris…

22 Commentaires

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MarcusWolf - 18 Mai 2011: je vois tu le fais a toute t chros
Matai - 18 Mai 2011: Je ne sais pas si je le fais à toutes mes chros mais ça m'arrive
Celldweller55 - 18 Mai 2011: Au moins on voit ceux qui lisent vraiment la chronique.
MarcusWolf - 18 Mai 2011: ok avec Cell
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