Angelic Asylum

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17/20
Nom du groupe Obsidian Shell
Nom de l'album Angelic Asylum
Type Album
Date de parution 03 Octobre 2010
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album8

Tracklist

1. My Arrival 01:06
2. Orphanage 04:19
3. Fear 05:00
4. Dream 04:16
5. Endsequence 03:34
6. Starfall 03:27
7. Summoner of the Wind 04:33
8. Second Birth 04:32
9. Wings of Cruelty 03:52
10. Farewell 05:48
11. Misanthropia 2 : Eternal Darkness 10:09
Total playing time 50:36

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Obsidian Shell


Chronique @ Vrael

14 Fevrier 2011

une fusion assez réussie du speed métal, du métal électro industriel et du pop rock, le tout très orienté symphonique

Quand Obsidian Shell publie son premier album « Elysian » sur Jamendo en 2008, c’est une vraie bombe de musique libre qui est larguée. Elle a pris son temps, mais une fois enclenchée, elle a propulsé le combo dans la cour des groupes de metal les plus réputés du site, celle où jouent Diablo Swing Orchestra (qui détient le titre de groupe de metal le plus côté du site) pour ne citer qu’eux.
Obsidian Shell prend trois bonnes années pour préparer l’arrivée de son prochain bébé, mais n’oublie pas d’appâter les fans (et de s’en attirer de nouveaux) en lâchant le single « Summoner of the Wind » (dont le ‘clip’ fait maison, qui présente le groupe en action, est sur youtube) un an avant la sortie du nouvel album, baptisé Angelic Asylum.


Rien qu’à l’artwork, on peut constater que la jeune formation emprunte un virage : il représente le profil du visage de la chanteuse en noir et blanc. Une pochette sobre dans l’esprit d’Epica, nouveau modèle choisi par le combo, ce qu’on découvre à l’intro, ‘My Arrival’ qui est basée sur un crescendo « symphonique ». Personnellement, ça m’a vaguement fait pensé à 'Indigo - Prologue’ d’Epica (de The Divine Conspiracy).
Heureusement, 'Orphanage’ a de quoi rassurer les fans du speed d’origine d’Obsidian Shell : dans le même style que ‘Ezer Ev’, ‘Orphanage’ est rythmée, rentre-dedans et accompagnée d’un chant féminin entraînant. Ce morceau était si bon qu’il a servi de modèle à ‘Starfall’ et l’instrumentale ‘Wings of Cruelty’, qui conservent ce mélange de pop rock et de speed metal à forte orientation symphonique qui a fait le charme du groupe à ses débuts. Toujours dans la continuité de l’album précédent on a ‘Farewell’, où la guitare et le clavier s’entremêlent, la mélodie frôle le power (les notes de piano qui suivent rythme de la batterie... l’effet est jouissif) et où la pause pendant laquelle jouent ensemble une ‘flûte’, un 'violon’ (symbolisés par le synthé) et le piano est tout bonnement magnifique.

On retrouve donc dans Angelic Asylum ce qui avait plu dans Elysian, avec un changement assez significatif en ce qui concerne le chant. Premièrement, comme les titres le suggèrent, les paroles ne sont plus en hongrois mais en anglais sauf sur ‘Starfall’, qui reste en langue originale (pour les concerts locaux, j’imagine). Deuxièmement, la chanteuse donne moins l’impression de ‘réciter’ ses paroles comme c’était quelquefois le cas sur Elysian : paradoxalement, depuis qu’elle est passée du hongrois à l’anglais elle 'vit’ plus son texte, elle pousse plus sur sa voix et on sent qu’elle a progressé depuis 2007.
Pour bien mettre la chanteuse en valeur, Angelic Asylum contient trois ballades différentes. La première est ‘Endsequence’ dont les vocaux croisés sur la fin sont une pure merveille, la suivante est le single ‘Summoner of the Wind’, sur lequel la chanteuse force bien sur sa voix pour un résultat épique dans la pure tradition Within Temptation, et enfin le morceau de plus de 10 minutes, ‘Misanthropia II - Eternal Darkness’ : c’est une suite construite sur le même modèle que l’originale d’Elysian, en plus lente et en plus lyrique - autrement dit, moins thrashy mais plus tournée vers le symphonique.

Mais voilà, Obsidian Shell n’a pas passé trois ans à nous cuisiner la même recette que sur son premier album. Le groupe a décidé de renouveler l’originalité de son style en s’essayant au metal électro industriel. On le remarque dès les premières secondes de ‘Orphanage’ et tout au long de l’album, la présence du clavier est triplée, on a également l’introduction d’une boîte rythmique sur certains passages comme sur ‘Wings of Cruelty’. ‘Dream’ est l’illustration parfaite de cet essai, la seconde partie du titre étant consacrée à une confrontation entre le synthé (qui nous ferait presque penser à un ‘Catalyst’ de Linkin Park) et la guitare électrique.
La deuxième nouveauté, celle qui a engendré la naissance de Angelic Asylum tel qu’on le connaît, c’est la volonté de la part du combo de jouer des morceaux plus lourds, plus agressifs, comme ‘Fear’ et ‘Second Birth’. Ce dernier est le plus 'violent’ que le groupe ait composé. Le début est volontairement étrange (le titre de l’album est presque justifié par cette piste à elle seule), clavier, « violon » et boîte rythmique qui nous servent un thème désaxé, qui introduit un gros riff et une atmosphère malsaine. On a même un solo puissant de la rythmique au milieu et quelques « growls » ).
Ce point est important car il fait partie des failles d’Obsidian Shell : le guitariste aimerait bien s’essayer aux growls mais ne rencontre pas beaucoup de succès, raison pour laquelle il y en a moins de dix sur tout l’album (c’est le cas par exemple sur Fallen d’Evanescence). En ce qui concerne les éventuelles améliorations qui pourraient être apportées, ajouter plus de mélodique serait une bonne idée, parce qu’il n’y a que deux soli très courts sur Angelic Asylum et personnellement, le manque se fait sentir. En tout cas, ce que je reproche le plus au groupe c’est de trop mettre de ‘pop’ dans sa musique, à tel point que c’en devient kitsch : avec 'Starfall’ j’ai l’impression d’écouter l’opening d’un anime de série B des années 90. Après c’est un sujet parfaitement subjectif, il y a pas mal de gens qui apprécient le mélange de metal et de pop (sinon pourquoi Sirenia aurait encore autant de fans ?).


En résumé, Obsidian Shell nous offre ici une fusion assez réussie du speed metal, du metal électro industriel et du pop rock, le tout très orienté symphonique qui reste encore (en tout cas pour le moment) un fantasme. Malgré l’originalité du concept, on a trop de morceaux qui se ressemblent même si certains comme 'Farewell’, 'Second Birth’ ou ‘Summoner of the Wind’ sortent du lot et prouvent qu’Obsidian Shell est un « jeune » groupe à l’énorme potentiel qui, avec de l’expérience, rivalisera sûrement avec de grosses pointures telles que Within Temptation ou leur modèle Nightwish.

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Silent_Flight - 19 Fevrier 2011: Ca me donne bien envie :)
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