C'est encore d'une excellente découverte (datant du mois de juillet dernier, et faite en même temps que celle de
Enmerkar) dont il sera sujet dans cette chronique. Une découverte pas comme les autres, celle d'un nouveau voyage à travers le cosmos, via une musique tout à fait incroyable. Une découverte qu'il n'est pas inutile de faire partager, à plus forte raison quand il s'agit d'un jeune groupe français ! Celui-ci répond au nom de
Fractal Gates... Une consonance futuriste, étrange, presque froide à première vue. Quel genre musical jouent ces lascars parisiens ? Du Death
Metal ? Le nom de leur première tuerie : "
Altered State of Consciousness". Même si vous ne retenez pas du premier coup ce titre à rallonge, plongez-vous un instant dans l'atmosphère de ce groupe qui ne peut que séduire.
Si cet album possède une particularité (certes minime), c'est bien celle-ci qu'il faut retenir : il est découpé en quatre parties par cinq "
Visions", de simples pistes d'ambiance transcendant notre esprit et nous isolant pour quelques secondes dans l'infini de l'espace. Comme des chapitres, ces parties nous racontent chacune une histoire, grâce à deux pistes (trois pour le chapitre premier) que voici :
I - Premier voyage. L'obscurité. Le vide. Une activité lointaine, un amas de matière. Puis le Big
Bang. Le titre éponyme nous projette directement dans un Death
Metal lourd, lent, dur et qui nous fait découvrir peu à peu la puissance de
Fractal Gates. Puissant, mais moins que les deux autres qui suivront. Les éléments qui caractérisent le groupe : la voix bestiale du chanteur, des guitares bourdonnantes pour les riffs, mais terriblement bien menées avec des effets de résonance pour les solos. Nous ne sommes qu'au début de notre périple...
II - Second voyage. Nous flottons désormais dans une galaxie lointaine, légers comme une poussière d'étoile, menés par une comète glaciale se rapprochant dangereusement d'un soleil inconnu. "Immersion" nous "immerge" totalement (d'où son nom) dans la musique de
Fractal Gates et dans une lumière indescriptible. Un titre très représentatif où les jeux de guitares nous marquent complètement. Des mélodies longues, simples, et qui nous restent en tête un bon moment après l'écoute de l'album. Mais nous n'y sommes pas encore...
III - Troisième voyage. Encore un titre phare et totalement représentatif de ce premier album : "Skies of
Orion". La célèbre nébuleuse serait-elle mise en avant ? Serait-elle pour le groupe une source d'inspiration ? Probablement. Pour nous il s'agira avant tout d'une musique étonnante et qui laissera place à un autre titre, moins intéressant, qui clôturera cette courte partie de l'album.
IV - Quatrième (et dernier) voyage. Les illusions, la folie, le rêve. La place de l'homme dans l'univers, voilà les thèmes qui semblent être traités dans cette dernière partie. "Illusional
Dementia" reprend le schéma musical des précédentes pistes, mais le rythme est plus poussé, le son plus saccadé, nous rappelant le titre qui avait ouvert la première partie.
"
Departure" quant à elle ralentit totalement la vitesse, comme pour nous laisser atterrir sur une terre promise, bientôt accessible, mais qui ne le sera totalement qu'après avoir passé la dernière porte - la cinquième piste d'ambiance. Un son
Doom / Death proche d'un
Daylight Dies ou encore
Insomnium, une ambiance incroyable qui ne nous laisse pas sur notre faim ; nous voilà comblés.
Tout y est passé. Ce qui semblait être un interminable album de quatorze titres se révèle être un incroyable et fantastique transport inter-galactique qui passe rapidement. Le son Death
Metal de
Fractal Gates reste relativement bon, mais c'est surtout les thèmes et l'ambiance qui s'en dégagent que nous pourrons retenir. Une belle réussite pour un groupe qui débute à peine et qui gagne à être connu.
++
Chronique publiée depuis
http://www.myspace.com/_razort_
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