Aeon of Ma'at, Pt. 1

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
14/20
Nom du groupe Hess (ARG)
Nom de l'album Aeon of Ma'at, Pt. 1
Type EP
Date de parution 27 Novembre 2023
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Priests of Heka
Ecouter05:20
2.
 Know My Name
Ecouter04:33
3.
 Hall of Truth
Ecouter05:33

Durée totale : 15:26

Acheter cet album

 buy  buy  buy  buy  buy  buy  buy
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Hess (ARG)



Chronique @ ericb4

13 Fevrier 2025

Une menue rondelle aussi palpitante qu'enivrante...

Quatre ans de silence radio envolés déjà depuis leur second et frémissant album studio « Harpokrates »... D'aucuns n'étaient alors pas loin de penser, à tort, les espoirs de pérennité du projet argentin réduits à néant : initialisé en 2010 par la mezzo-soprano Melani Hess (Beto Vazquez Infinity, ex-Abrasantia), le combo sud-américain a toujours eu pour credo de laisser mûrir ses arpèges avant de se lancer dans la bataille. Aussi, se plaisant à déjouer tout pronostic, le collectif revient dans la course, armé, cette fois, d'un laconique EP 3 titres, « Aeon of Ma'at, Pt. 1 » ; Il s'agit-là du premier des trois EPs 3 titres, qui, tous, feront partie intégrante d'un troisième album full length, intitulé « Heka, God of Gods », dont la date de sortie n'est pas encore dévoilée. Ce faisant, la troupe serait-elle à même de tenir la féroce concurrence en respect, celle dont cet espace metal continue de faire l'objet ? Avec 15 frugales minutes au compteur, nos acolytes pourraient-ils dès lors caresser l'espoir de rejoindre, enfin, les valeurs confirmées du heavy mélodique à chant féminin ?

Dans ce dessein, le line-up n'a subi qu'un remaniement partiel. Ainsi, aux côtés de Melani Hess, se trouvent conjugués les talents de : Diego Schmidhalter (Keepers) à la lead guitare, Ariel Schefer en second guitariste, Eric Knudsen à la basse et Darío Dorigo, en remplacement de Martin Blengino (ex-Nippur), à la batterie. De cette étroite collaboration naît un propos heavy mélodique et progressif à la fois pulsionnel, chatoyant et aux sonorités latinas, soit dans la veine de son prédécesseur. A nouveau dans le sillage coalisé de Daemon Lost, Fortalezza, Anabantha et Abrasantia, cet énergisant méfait égraine ses riffs épais, témoigne d'une technicité instrumentale parfaitement maîtrisée tout en disséminant des mélodies, certes, un brin convenues mais des plus entraînantes. Tout comme son devancier, cet effort jouit d'une production d'ensemble plutôt soignée, excluant, de fait, toute sonorité parasite. De quoi nous inciter d'embarquer à bord de la frêle goélette, en quête de quelque terre d'abondance...

A l'instar de son aîné, ce seraient ses passages à l'énergie contenue qui se détacheraient, le quintet argentin trouvant alors, et sans ambages, les arguments aptes à se jouer de toute tentative de résistance à leur assimilation. Ce qu'atteste, tout d'abord, « Hall of Truth » mid/up tempo aux riffs lipidiques, dans la mouvance de Fortalezza ; adjoint d'une grisante touche latina, recelant de sémillants gimmicks guitaristiques et s'écoulant le long d'une sente mélodique des plus enveloppantes sur laquelle se greffent les angéliques modulations de la sirène, le ''tubesque'' manifeste ne se quittera qu'à regret. Et ce ne sont ni le flamboyant solo de guitare à mi-morceau décoché ni le final en crescendo qui nous débouteront davantage de ce masterpiece, loin s'en faut.

Un poil plus en retenue, « Priests of Heka » détiendrait, à son tour, les clés pour nous retenir plus que de raison. Ce félin mid tempo aux riffs crochetés et des plus immersifs adjoints à une basse résolument vrombissante inscrit dans sa trame des couplets bien customisés, relayés chacun d'un refrain catchy mis en exergue par les toniques inflexions de la déesse ; agrémenté d'un fringant solo de guitare, ce hit en puissance à mi-chemin entre Anabantha et Daemon Lost poussera assurément à une remise du couvert sitôt l'ultime mesure envolée.

Et quand ils se plaisent à faire rougeoyer les fûts, nos compères ne se sont guère avérés plus malhabiles, tant s'en faut. Ainsi, n'ayant de cesse de nous asséner ses féroces et puissants coups de boutoir tout en essaimant ses riffs acérés adossés à une frondeuse rythmique, l''abrasantien'' up tempo « Know My Name » ne relâchera pas sa proie d'un iota. Pourvu d'enchaînements intra piste des plus sécurisants, d'arpèges d'accords, certes, déjà courus mais des plus invitants, et d'un fin legato à la lead guitare, l'headbangant élan n'aura pas tari d'armes efficaces pour asseoir sa défense et se jouer des nôtres.

A la lecture d'une menue rondelle aussi palpitante qu'enivrante, ne manquant ni de caractère ni de sensibilité, et reposant sur une ingénierie du son bien huilée, le combo argentin parvient à maintenir l'attention constante du chaland au fil de sa brève croisière. Dans le sillage du précédent effort, ce chatoyant méfait dévoile également une technicité oratoire et instrumentale affermie et des mélodies finement esquissées et des plus enveloppantes. On regrettera simplement l'exigüité du format d'une galette que l'on ne quittera que pour mieux y revenir, histoire de plonger à nouveau dans cet océan de félicité. Si quelques prises de risques manquent encore à l'appel et si certaines sources d'influence peinent à se faire oublier, cette laconique offrande permettra toutefois d'asseoir plus encore la formation sud-américaine parmi les valeurs montantes à défaut de la voir se hisser parmi les valeurs confirmées de cet espace metal. Affaire à suivre, donc...


0 Commentaire

1 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire