Advance and Vanquish

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16/20
Nom du groupe 3 Inches Of Blood
Nom de l'album Advance and Vanquish
Type Album
Date de parution 19 Octobre 2004
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album168

Tracklist

1.
 Fear on the Bridge (Upon the Boiling Sea I)
 03:14
2.
 Deadly Sinners
 04:30
3.
 Revenge Is a Vulture
 03:26
4.
 Dominion of Deceit
 04:18
5.
 Premonition of Pain
 04:35
6.
 Lord of the Storm (Upon the Boiling Sea II)
 05:05
7.
 Wykydtron
 03:52
8.
 Swordmaster
 04:24
9.
 Axes of Evil
 04:28
10.
 Crazy Nights
 03:18
11.
 Destroy the Orcs
 02:21
12.
 The Phantom of the Crimson Cloak
 03:11
13.
 Isle of Eternal Despair (Upon the Boiling Sea III)
 03:51

Durée totale : 50:33


Chronique @ Rammstein_fan

25 Mai 2010

Lorsque cet ovni du metal moderne a aterri dans les bacs des disquaires, beaucoup en ont eu la mâchoire décrochée. 3 Inches Of Blood a abattu les frontières des sous-genres qui catégorisent trop les groupes comme s'ils étaient des numéros, à l’aide de ses catapultes et de ses béliers!
-Ah! Mais c’est du metalcore!
-Non voyons! C’est du black !
-C’est évident qu’il s’agit ici de death power viking mélodique!

Après un premier album montrant brièvement les couleurs (rouge écarlate!) du groupe mais resté enfui dans les bas fonds du metal underground, 3 Inches Of Blood explose avec un contrat chez Roadrunner Records qui leur donne la visibilité méritée. Musicalement, c’est très proche de la NWOBHM, et les guitares ne sont jamais trop agressives dans leurs riffs et leurs mélodies. Mais là où toute la saveur de cet album prend sa source, c’est au niveau des vocaux : les deux chanteurs, aux voix complètement opposées, se complètent à merveille.

Jamie Hooper se déchaîne tout au long des treize titres en hurlant tel un damné, prisonnier des flammes de l’enfer pour l’éternité. N’ayant pas trouvé un autre félibre aux cordes vocales identiques à celles de Jamie pour comparer, je dirais que la voix de Hooper est un heureux (ou plutôt douloureux) mélange entre du Black et du Death. L’autre chanteur, Cam Pipe, est un descendant direct de King Diamond. Les cris suraigus de Pipe nous tranchent de pied en cap les tympans tout au long des 50 minutes(et c’est le cas de le dire!).

L’album commence sur un Fear on the Bridge assez intéressant où les guitares et Cam Pipe s’échangent des mélodies typiquement...3 Inches Of Blood! La musique des Canadiens nous fait headbanger à nous rompre le cou sans toutefois être trop abrasive, et c’est ce qui fait la force du groupe. S’ensuit le désormais classique «Deadly Sinners» que je n’aurai pas besoin de commenter (un peu de culture, tout de même!) et un Revenge is a Vulture où Pipe ne se gêne pas pour nous faire entendre toute la virtuosité de son organe vocal. Après un Dominion of Deceit plus «rentre dedans» que ce à quoi le groupe nous a habitué, s’enclenche Premonition of Pain que l’on écoute tel une légende racontée par le vieillard du village mais avec des rythmiques galopantes en bonus! Un titre qui n’est malheureusement pas reconnu à sa juste valeur.

Les titres s’enchaînent ensuite sans pourtant déceler une perle à l’horizon jusqu’à ce qu’on tombe sur Axes of Evil qui nous enchante drôlement après quelques titres écoutables mais sans véritable intérêt.

C’est alors que je tombe dessus! La deuxième pépite d’or de cette étrange galette! Destroy the Orc mérite amplement de figurer sur la «set-list» du groupe à tous leurs concerts. Titre que des centaines de fans se raviront de chanter tous en cœur.

«Kill the orcs, slay the orcs, Destroy the Orcs

Au final, Advance and Vanquish est un album au potentiel démesuré mais qui manque légèrement de constance avec quelques titres qui auraient pu être légèrement peaufinés. L’apothéose ,le chef d’œuvre du groupe ne tardera pas à se montrer car deux ans plus tard on entendra sonner les cloches qui annonceront l’arrivée de l’un des meilleurs album metal du XXIème siècle: Fire Up the Blades!

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Commentaire @ resetmetal

06 Novembre 2016

Une chronique pas objective pour un sou.

De tous les groupes de Heavy Metal actuels qui parcourent les vallées ensanglantées de notre globe, 3 Inches of Blood est pour moi le meilleur. Malheureusement, le temps me fait mentir puisque le groupe a annoncé son split l'année dernière (en 2015) pour des raisons qui ne concernent qu'eux.

Mais il ne sera pas tâche facile de retrouver un groupe qui sache si bien éveiller en moi ce sentiment de courage et d'aventure que je ressens à chaque écoute de n'importe quel album du combo. Et surtout de celui-là.

Celui-là plus que le précédent parce qu'il a l'avantage non-négligeable d'afficher un artwork détonnant, dessiné par Ed Repka (qui n'est pas n'importe qui puisqu'il est l'auteur des premières pochettes de Death et de Megadeth), et c'est typiquement ce genre d'image qui vous fera vous attarder sur la galette, piqués par votre curiosité. Et vous auriez tort de ne pas vous laisser tenter.
Amis en quête d'épopées qui riffent, des contes épiques et de ménestrels à la voix criarde, prenez place autour du feu et servez-vous une bonne chope d'hydromel car vous êtes ici au bon endroit.

L'album attaque sans la moindre espèce de pitié par un coup de hache dans les côtes avec le titres Fear on the Bridge, premier d'un triptyque (Upon a Boiling Sea), qui démontre tout de suite à qui en douterait que les gars savent composer des riffs efficaces et rentre-dedans.

On comprend également assez vite l'intérêt des 2 chanteurs, Cam Pipes au chant clair et Jamie Hooper au chant hurlé, tant l'alchimie des 2 styles se révèle opérante. Une dualité qui appuie parfaitement la vélocité et la nervosité de la musique du groupe. Et tout au long de l'album, pour ne pas dire tout au long de leur carrière, les Canadiens ne lèvent pas le pied une seule seconde. Chaque morceau est une cavalcade effrénée et les mélodies vous porteront forcément par-delà les montagnes enneigées et vous vous surprendrez à combattre mentalement des hordes d'orcs noircis par le mal.

Je ne vais pas m'épancher à vous décrire chaque titre parce qu'en soi les émotions ressenties sont les mêmes. D'aucun pourrait y voir là un défaut de redondance mais il n'en est rien selon moi car c'est dans les multiples mélodies, les harmonies à 2 guitares absolument épiques et le chant tantôt déchaîné tantôt King-Diamonesque que réside la magie de cet album.

Histoire de quand même faire un petit name-droping des titres à retenir ou à découvrir, je citerai : Deadly Sinners et Destroy the Orcs que vous connaissez déjà tous si vous avez joué à Brütal Legend, Wykydtron pour le fun et son refrain ; Axes of Evil, tout simplement parce que c'est un de mes préférés, tout comme Revenge is a Vulture, et enfin Crazy Nights parce qu'il se démarque un peu de l'album par l'absence d'évocation fantastique et son atmosphère diamétralement différente.

Voilà, vous venez de lire une chronique pas objective pour un sou mais une chronique qui vient du coeur. C'est un album d'une qualité rare et que je me repasse 20 fois par an sans ressentir la moindre lassitude, avec toujours autant de plaisir.

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