A Notion of Causality

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Nom du groupe Dysmorphic
Nom de l'album A Notion of Causality
Type Album
Date de parution 02 Septembre 2013
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album29

Tracklist

1. A Notion of Causality
2. Suffer by Our Ancestors
3. Penitentiary of Letdown
4. Underlying Reality
5. Sceptical Existence
6. Cerebral Hemispheres
7. Disenchantment
8. Through the Eyes of Madness
9. Deafening Screams of Pain
10. A Frame Too Small
11. Flavors of Unknown Spaces

Chronique @ Matai

18 Septembre 2013

Dysmorphic se révèle

Au début, Dysmorphic c’est Necroticism, un petit groupe tourangeau ambitieux mais encore timide, auteur d’un premier EP en 2009 nommé « Orphans of Sheol » qui propose un death metal à tendances brutales mais encore trop classique. La bête s’est petit à petit réveillée avec un changement de style et par conséquent de patronyme avec la sortie du second EP « Dysmorphic » un an plus tard. Le groupe se montre alors plus incisif grâce à son brutal death technique plus accrocheur. Il enchaîne ensuite les dates et accompagne sur scène des formations comme Demented ou Ad Patres. Cela semble convaincre le géant Unique Leader de laisser une place aux Tourangeaux dans son écurie.

Car en 2013, Dysmorphic se révèle avec la sortie du premier full length « A Notion of Causality » dont le mastering a été effectué au Conkrete Studio (Gorod, Minushuman, Eryn Non Dae) et dont l’artwork a été réalisée par Stan W-Decker (Timo Tolkki’s Avalon, Vulcain…). Le quintet allie très bien ses influences « classiques » du début (Death, Morbid Angel) et ses influences technico-brutales actuelles (Decrepith Birth, Gorod ou même Obscura). Au sein des onze pistes, il nous assène de frappes chirurgicales où les plans alambiqués ne font qu’un avec le groove de la batterie et de la basse. Les blasts beats sont bien dosés si bien que sa musique n’en est pas bourrée. Même si l’ensemble est brutal, il arrive à installer un côté fluide et aéré qui nous permet, malgré tout, d’avoir un moment de répit entre deux assauts de riffs. De plus, nous découvrons encore une fois la technique vocale d’un nouveau chanteur (Baptiste Boudoux). Ce dernier ne fait pas dans le growl grave mais plutôt dans les vocaux arrachés, à moitié growlés. Nous pouvons d’ailleurs nous rendre compte de la différence de registre avec le morceau « Suffer by Our Ancestors », qui figurait en bonus sur l’EP « Dysmorphic », mais qui se retrouve ici bien plus puissant.

Dysmorphic joue aussi beaucoup la carte de la mélodie puisque nous avons droit à pas mal d’envolées de riffs et de soli. Ils partent souvent dans tous les sens, accompagnés d’une basse virevoltante et très technique, à la Obscura ou à la Spawn Of Possession, comme sur « Sceptical Existence » ou « Cerebral Hemispheres » pour ne citer qu’eux. C’est alambiqué, carré, très travaillé et tout s’enchaîne avec férocité. Sans oublier les différentes variations, comme dans « Disenchantment », qui commence de façon plutôt rapide pour ralentit le rythme de manière inattendue. Et ce petit côté jazzy prédominant, grâce à la basse, qui se découvre sur « Defeaning Screams of Pain » ou sur l’excellent et sombre « Flavors of Unknown Spaces ».

Les Tourangeaux s’en sortent très bien avec des titres qui envoient bien le pâté. On regrettera malgré tout quelques longueurs dans des titres qui ont du mal à décoller ou l’utilisation maladroite des samples, le début de l’éponyme « A Notion of Causality » n’arrivant pas à réellement instaurer une ambiance, tout comme le final de « Sceptical Existence » qui aurait pu aussi agir comme l’intro de « Cerebral Hesmispheres », histoire d’avoir une continuité. Dysmorphic sait en tout cas où il va, à savoir vers un death technique brutal mais aussi mélodique, sans concessions, pas loin de ce qui se fait de très bon dans le domaine. A suivre !

10 Commentaires

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ShubNiggurath - 19 Septembre 2013: Très bon premier full-length de la part de nos compatriotes! Quant à l'influence de Gorod, ok mais pour la période "Leading Vision" seulement (surtout sur "Underlying Reality" & "Cerebral Hemispheres"), on ne retrouve pas l'atmosphère très progressive des albums plus récents des Bordelais. Effectivement, on perçoit aussi beaucoup du Spawn Of Possession et même du Severed Savior (piste 11 "Flavors of Unknown Spaces"). Ce sont d'excellentes influences et ça n'enlève en rien le talent de ces musiciens! Un gros + pour la basse qui est vraiment une valeur ajoutée sur cet album! Décidément Unique Leader a le nez fin pour le Death Tech! Dans le même style, pour ceux que ça intéresse, allez jeter une oreille sur Kamikabe, Oblivion et First Fragment. Bientôt l'album de Dysmorphic va venir rejoindre mon étagère parmi ceux susnommés.
Dom :-)
sijj - 20 Septembre 2013:
First Fragment, le EP est énorme. Je ne connais pas le Oblivion, je vais voir ça... Par contre, à l'image de Kamikabe, et même si l'album est très énergique, je suis parfois dérangé par les tendances deathcore technique des choix de Unique Leader. Je ne suis pas complètement réfractaire, mais ces hurlements de jeunes, ça me fendille les ouïes! C'est aussi le cas pour pas mal de combos canadiens ( peut-être l'héritage de Dispised Icon et Ion Dissonance ) comme récemment sur les néanmoins très efficaces albums de Exterminatus et Exit Strategy.
Psy0pus - 20 Septembre 2013: Oblivion, c'est le nouveau groupe de l'ancien gratteux d'All Shall Perish Ben Orum, ça envoi pas mal en effet.

Quand à First Fragment et Kamikabe, ce sont des valeurs sures (petite préférence pour FF néanmoins !).

Merci pour la chronique en tout cas, je l'avais pré-commandé depuis un petit moment ce "A Notion of Causality'
 
El_Totor - 10 Octobre 2013: Je ne connaissais pas les dernières références que vous citez, je vais me renseigner ! Pour Dysmorphic, plutôt bonne surprise, effectivement pas mal de riff qui sonnent un peu Gorod mais le tout est bien foutu et un peu comme le groupe de sieur BG, on sent qu'aujourd'hui les groupes arrivent à mettre la technique au service de la musique et non l'inverse (si ce n'est que dans dysmorphic, j'aurais enlevé un petit 10% de riffs un peu branlettes dégoulinure de manche)
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