A Home for Disgusting Fairies

Liste des groupes Metal Alternatif Seven Day Sleep A Home for Disgusting Fairies
ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
14/20
Nom du groupe Seven Day Sleep
Nom de l'album A Home for Disgusting Fairies
Type EP
Date de parution 31 Juillet 2017
Style MusicalMetal Alternatif
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 A Rose Infested
 04:40
2.
 Chocolate and the Favorite Gun
 04:24
3.
 Red Lipstick Murders
 04:20
4.
 No Tears, No Flowers
 05:37
5.
 Cemeteries of Paris
 03:56
6.
 Dying Lady's Joke
 04:34

Durée totale : 27:31

Acheter cet album

Seven Day Sleep


Chronique @ ericb4

17 Mai 2020

Un premier jet sous haute tension, des plus sensuels et enveloppants...

Co-fondé en 2016 à Los Angeles par le guitariste turc Okan Isik (ex-Model) et le bassiste/claviériste turc Can Temiz (ex-Model), alors prestement rejoints par la chanteuse suisse aux puissantes inflexions Sofia Ruszczyk, Seven Day Sleep ne mettra que peu de temps pour se lancer dans l'arène. En effet, quelque mois suite à se sortie de terre, le trio nous octroie deux fringants et impulsifs singles, « Red Lipstick Murders » et « A Rose Infested », successivement. Deux pistes qui feront partie intégrante de leur introductif et présent EP 6 titres répondant au nom de « A Home for Disgusting Fairies » ; une auto-production généreuse de ses 31 minutes où se succèdent sereinement 6 pistes à la fois éruptives, cinglantes, charismatiques et enivrantes.

Dans ce dessein, le combo nous immerge au sein d'un registre metal alternatif où s'harmonisent un heavy bien trempé et un rock/metal gothique racé, un brin dark, nous faisant penser tour à tour à Evanescence, We Are The Fallen, Bif Naked, Paramore et My Chemical Romance. Enregistré aux MDDN studios, et mastérisé par l'ingénieur du son Evren Goknar (connu pour avoir oeuvré auprès de Carole King, Steve Vai, The Cult, entre autres) au Capitol Records, l'opus bénéficie d'une péréquation de l'espace sonore entre lignes de chant et instrumentation et n'accuse que peu de sonorités résiduelles, offrant, dès lors, un confort auditif susceptible de nous mener sans encombres au terme de la traversée au cœur de cette mer limpide à la profonde agitation intérieure.

C'est sur un torrent de lave que nous propulse volontiers le valeureux trio, trouvant alors sans mal les clés pour nous rallier à sa cause. Ainsi, à la croisée des chemins entre Bif Naked et Paramore, l'up tempo « A Rose Infested » en est l'archétype, n'ayant de cesse de nous asséner ses riffs corrosifs adossés à une rythmique résolument sanglante. A ses inaltérables coups de boutoir répond en écho une ligne mélodique certes convenue mais des plus entêtantes et sur laquelle se greffent les claires et toniques impulsions d'une sirène muée en redoutable prédatrice.

Quand elle élargit d'un cran son spectre rythmique, la troupe parvient une fois encore à nous happer sans avoir à forcer le trait. Ce qu'atteste son premier single, « Red Lipstick Murders », tubesque mid/up à la confluence de My Chemical Romance et Paramore, aux accents jazzy et aux riffs épais. Mis en exergue par les félines et gracieuses patines de la déesse, ses couplets bien customisés alternant chacun avec un refrain catchy, le méfait s'avère à la fois frondeur et enivrant, nous poussant consciemment ou non à une remise du couvert sitôt la dernière portée envolée. Non moins vibrant et enjoué, constamment réalimenté en séries d'accords un brin surannées, le ''paramorien'' et polyrythmique « Cemeteries of Paris » nous projette d'un coup d'un seul au cœur d'une ambiance volée à un cabaret des années 50. Et la sauce prend sans tarder, une fois encore.

Lorsque la cadence se fait plus mesurée, le propos s'avère des plus magnétiques. Ce qu'atteste, d'une part, « Chocolate and the Favorite Gun », envoûtant mid tempo aux délicats gimmicks guitaristiques, à la confluence de We Are The Fallen et My Chemical Romance. Dans cette capiteuse atmosphère, sous couvert d'une double-caisse tout en retenue mais recelant d'insoupçonnées accélérations et de riffs émoussés, les limpides et grisantes modulations dans les médiums de la princesse prennent toutes leurs lettres de noblesse. Dans cette veine, on retiendra également « Dying Lady's Joke » tant pour son énergie, certes en demi-teinte, mais aisément communicative, que pour son infiltrant cheminement d'harmoniques.

Nous menant parfois en des espaces ouatés, nos acolytes se transforment dès lors, et non sans un brin d'originalité, en de véritables bourreaux des cœurs. Ce qu'atteste « No Tears, No Flowers », ''evanescent'' et mélancolique low tempo syncopé aux inattendus soubresauts et aux relents cabaret. Un heureux patchwork stylistique coalisé à une ambiance à la fois sensuelle et romantique, dégageant une douce impression de sérénité et propice à une profonde zénitude. Bref, un féerique paysage de notes dans lequel se glissent les enveloppantes volutes de la maîtresse de cérémonie, susceptible d'assigner à résidence l'aficionado du genre intimiste.

A l'issue de notre parcours, force est de constater que le trio nous livre un message musical à la fois émoustillant, fringant, offensif, délicat, ne souffrant que de peu de sonorités parasites et ne concédant pas l'once d'un bémol. Mêlant habilement les styles et ayant déjà assimilé ses sources d'influence au point de les faire siennes, le groupe confère ainsi à son propos une certaine épaisseur artistique. Toutefois, on aurait espéré une palette plus étoffée de l'offre sur le plan vocal, par l'un ou l'autre duo et/ou l'adjonction de choeurs, par exemple, et des exercices de style un tantinet moins stéréotypés. Mais il s'agit-là d'une première livraison, le combo ayant encore bien le temps de peaufiner ses gammes et ses arpèges pour revenir plus armé dans la course. Témoignant d'un réel potentiel technique et de qualités mélodiques et vocales à ne pas mésestimer, arguons qu'il ne nous octroie que les prémisses d'une aventure au long cours. Du moins, on ne peut que le lui souhaiter...

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Seven Day Sleep