A Deep Breath a Life

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18/20
Nom du groupe Crown Of Glory
Nom de l'album A Deep Breath a Life
Type Album
Date de parution 2008
Labels Metal Heaven
Style MusicalMetal Mélodique
Membres possèdant cet album19

Tracklist

1. The Calling 05:01
2. Pathfinder 06:27
3. The Raven's Flight 05:56
4. Inspiration 06:19
5. The Prophecy 03:49
6. Save Me 07:54
7. Anthem of the End 05:15
8. Mirror, Mirror 04:56
9. Ikarus 05:01
10. See You Rise 04:49
11. The Lament of the Wind 06:43
Total playing time 52:10

Chronique @ metalpsychokiller

01 Juin 2009
Autant le dire d’emblée, les 6 suisses allemands de Crown Of Glory ont eu le temps de murir cet album. Formé en 1998, le combo pond enfin sa première galette complète –un mini en 2005-, mixée par l’inusable Dennis Ward. Une décennie pour sortir un Cd ; certains pourraient penser que le groupe est mauvais, peu productif, malchanceux ou perfectionniste…
Perfectionniste, oui assurément car ce « A Deep Breath Of Life » est parfaitement abouti musicalement. N’ayant pas une piste mauvaise dans les 11 titres le composant, cet album est un melting pot de styles, allant du Power " Pathfinder, The Raven’s Flight, Anthem Of The End" à l’AOR, hard mélodique "The Calling" en visitant même le Prog "Inspiration".Quant à un " Mirror, Mirror ", on est plus proche du FM que du Def Leppard
Les compositions sont riches, splendides, recherchant toujours la symbiose entre la ligne organique (en volutes rythmiques ou en soli quasiment symphoniques) et les riffs guitaristiques puissants mais souples. On flirte ainsi parfois avec du métal mélodique à l’intensité épique ; le liant de cette dextérité musicale étant sans conteste la voix de Heinz "Hene" Muther. Des intonations à la Roy Khan, à la Tobias Sammet émergent dans son timbre vocal assez haut perché mais jamais criard. Sa prestation est très solide, très professionnelle, parfaitement exécutée, même sur des tempos plus lents « Save Me » ou une ballade acoustique « The Lament of the wind » clôturant l’opus.

Après tant de louanges, vous devez penser que si l’on se fie à mon ressentir cet album est parfait. Hors, il ne l’est pas car il souffre à mon sens d’un bémol récurrent. Crown of Glory est en effet un hybride enfanté par les Stratovarius ,Kamelot et autres Edguy ; et même si tout est joliment exécuté et tendant vers l’excellence ; il manque un ingrédient pour créer l’addiction : l’originalité …

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Chronique @ dark_omens

03 Août 2016

Un mélange étonnant...

Déterminer avec justesse la nature exacte du propos des Suisses de Crown Of Glory, alors que les titres de leur premier véritable opus, A Deep Breath of Life s'enchainaient, fut pour moi d'une complexité étonnement complexe. Et à chaque fois que je crus y être enfin parvenu, un nouvel élément vint me bousculer dans mes certitudes. Néanmoins, le moins que l'on pourra en dire d'emblée, avant donc de procéder à un examen plus détaillé et chirurgical, c'est que ce propos sera animé par ce souci prégnant consistant à mettre la musicalité très, mais alors très en avant. Une musicalité très largement empruntée qui plus est à l'AOR, au Hard FM, au Heavy mélodique et, finalement, au Power Metal. Et d'ailleurs maintenant qu'on en parle qualifier cette expression de Heavy mélodique aux accents AOR et Hard FM serait, me semble-t-il, ce qui correspondrait le plus à la réalité. En revanche, pour ce qui sera des groupes se rapprochant le plus de l'art de ces helvète, là encore me voilà dans une position bien inconfortable. Tentons donc, mais sans grandes convictions, Europe, Stratovarius ou Edguy.

Un mélange donc insolite qui, pour peu que vous ne soyez pas allergique à l'extrême harmonie extrêmement travaillée et peaufinée à l'extrême (ça fait beaucoup d'extrémisme pour une formation à la créativité aussi amène), méritent d'être découvert. Et ce d'autant plus qu'Heinz "Henne" Muther et ses acolytes ne tombent jamais ni dans la facilité, ni dans la naïveté crasse et dégoulinante de ces airs candides.

The Calling, Pathfinder et The Raven's Flight sont de parfaits exemples de cet inspiration éclectiques décrites dans le premier paragraphe de cet article. Le dernier y ajoute même quelques voix plus graves et sombres qui, loin de donner une véritable obscurité tourmentée à cette piste, lui donnera néanmoins une teinte suffisamment contrastée pour nous séduire. S'agissant d'Inspiration et de ses très jolis breaks au duo piano/voix, j'aurais été tenté de la ranger du côté de ces mouvances si chères aux Crown Of Thorns et autres Frontline, mais ce solo très dynamique et, surtout, cette ardeur finale à l'accélération redoutable, presque Heavy Speed mélodique, ne le permettent pas. Un morceau vraiment très réussi soit dit en passant. Tout comme d'ailleurs ce Mirror Mirror très bien construit où l'intensité monte crescendo ou ce Ikarus, lui aussi, pourvu de ces chants plus âpres.

Un autre des pièges que ce sextet lucernois évite avec une certaine aisance sera celui consistant à encombrer son album de ballades. Il ne nous en offrira qu'une seule. Et qui plus en fin d'album. Cela dit, reconnaissons que l'aspect mélodique sera suffisamment présent tout au long de ce disque pour ne pas en rajouter encore avec trop de démonstration de ces sempiternels moments dévolus au sentimentalisme exacerbé.

Pour finir, insistons, une fois encore, sur l'extrême (décidemment) musicalité de cette œuvre qui, sans aucun doute, ne sera pas du gout de tous mais insistons aussi, et surtout, sur la maitrise dont fait preuve ce collectif pour non seulement éviter tous les écueils inhérent au genre mais aussi pour nous en proposer une vision très personnelle inspirée par de nombreuses autres, et le tout avec une cohérence remarquable.

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