Epica +
Kells +
ReVamp Une soirée pleine de charme et de symphonies...
ReVamp ouvre le bal. Mes impressions : je ne connaissais que de nom grâce à la notoriété de
Floor Jansen acquise avec
After Forever, et j'avoue avoir été agréablement surpris. Tout était bien en place et les musiciens ont envoyé la sauce d'une belle manière. Mention spéciale à
Floor qui a vraiment une puissance vocale impressionnante et une présence scénique impeccable. Petit bémol, cependant : le claviériste avait un mal de chien à se faire entendre...
Kells prend le relais. Et là, je dirais au contraire, désagréablement surpris (d'un point de vue musical, du moins...). En effet, aucun claviériste sur scène : seulement un batteur, un guitariste, un bassiste et la chanteuse. Quoi au programme ? Du Néo-Metal avec chant clair. Bon, je n'ai rien contre ce style, certains riffs étaient d'ailleurs bien trouvés, mais la répétition en boucle des mêmes structures et le chant un peu niais m'ont très vite gavé. Point positif, toutefois : les membres du groupe ont une bonne présence scénique et des sourires jusqu'aux oreilles ; ça faisait plaisir à voir. Le bassiste, par exemple, avec sa coupe de cheveux improbable, sautillait dans tous les sens et jouait en tournant sur lui-même, ce qui était au final assez marrant. Autre point positif : la chanteuse avait un mini-short moulant. Pas désagréable pour moi qui n'étais pas très loin de la scène et pour les autres gars à côté.
Epica, enfin ! On coupe la lumière, les musiciens arrivent sur scène et commencent à jouer. Il ne manque plus que Simone... Putain, la voilà ! (

Vous m'excuserez, mais à partir de là, c'est le blackout pendant quelques minutes ; mon système nerveux a dû se déconnecter l'espace d'un instant à cause de la surtension créée par un pic de testostérone

). Bah oui, Simone était juste sublime, plus belle encore qu'en photo. Rien que pour ça, je ne regrette pas le déplacement. Je vous passe les détails...
Sinon, musicalement, c'était pas trop mal. Les musiciens se défendaient sur scène, et le choix des chansons était particulièrement judicieux. Mais j'ai trouvé le son vraiment déplorable à certains moments. Au début du concert, le clavier était totalement inaudible, ce qui ne le fait pas du tout quand il s'agit d'un concert de Metal Symphonique... Remarquez, les guitares étaient tout autant noyées que le clavier dans le martelage de fûts, ce qui donnait lieu à des passages de bruit pur et simple. Alors, évidemment, dans cette configuration, Simone avait un mal fou à poser sa voix correctement. En fait, les instruments sonnaient beaucoup trop fort, ce qui obligeait Simone à forcer sur sa voix ; c'était manifeste. Mais cette fille chante réellement bien, et c'est la ballade (clavier/voix) qui m'a convaincu car pas une seule fausse note, et une réelle maîtrise globale de son organe. Bien joué.
Le concert a gagné en intérêt quand le groupe nous a joué l'increvable marche impériale de Star Wars car c'est seulement à partir de ce moment que le clavier est devenu audible. Ouf !
Quant au bouquet final (ou presque...), il est mémorable ! Sur "Fools Of Damnation",
Floor de
ReVamp revient et commence à chanter avec Simone, puis tous les artistes qui sont passés avant débarquent et foutent un bordel monstrueux. Les gars de
Kells arrivent fringués avec les corsets de Simone et commencent à faire n'importe quoi. On se retrouve avec deux batteries qui jouent en même temps, le claviériste qui tape aussi sur la batterie de son pote, des guitares partout, Simone qui joue d'ailleurs de la guitare du bout des doigts après que le guitariste de ReVamp lui ait donné son médiator, etc. Bref, un grand moment.
A la fin du concert, pour sceller l'amitié qui s'est visiblement tissée entre les musiciens des différents groupes, tout ce petit monde a fait péter le champagne et l'a bu devant nous, après avoir fait une distribution généreuse de bières, serviettes et bouteilles d'eau...
The end.
« Sans la musique, la vie serait une erreur. » (Friedrich Nietzsche)