Dimanche soir à Lyon...
Pour une fois que je peux assister à un concert un dimanche sans me retrouver avec une gueule dans le cul (et / ou de bois selon les cas) le lendemain au
Taf, j'en profite.
Direction donc la salle du Kao du batiment Ninkasi à Lyon. Première constatation pour moi qui suis pas du tout du coin est que la salle est petite et la fosse, pour une fois, collée à la scène, ça me change des
Zenith habituels !
Arrivé trop tard pour voir le premier des 4 groupes (dont on me dit dans la fosse que je n'ai franchement rien loupé) nous arrivons pile poil pour le 2e groupe... Après une intro digne d'un groupe rock psyché, voilà des italiens (dont je n'ai pas compris le nom, la faute à un Jack Daniel's bien entamé) qui nous balance du hard vraiment, mais alors vraiment TRES MAL fait. Un chanteur ivre mort chantant d'une voix fausse et monocorde, des solis simplistes au possible ou faux (au choix) des lignes de guitares aussi vite oubliés... Bref, pas de quoi s'emballer....
Vient ensuite
Pretty Boy Floyd qui viendra réchauffé nos coeurs et nos oreilles endolories par la soupe de mauvais gout qui nous a été servie précédemment. On sent d'ailleurs que beaucoup de fans du combo californiens sont là. Moi qui découvrais le groupe, j'ai assisté à une tuerie glameuse et pourtant, le genre m'avais déçu après le concert des Frenchy de
Black Rain en Suisse deux semaines plus tôt (concert à chier, fuit à la moitié du set). Ne connaissant pas les compos, je ne pourrais vous dire quels ont été les titres joués. Cependant, l'ambiance, l'énergie et les refrains faciles à mémoriser ont fait de ce concert un moment magique, certainement dû à la soupe précédente.
Le chanteur dégage une présence scénique incroyable et on le sent proche du public. Pour une dernière scène en France, les fans seront gâtés : T-Shirt, Portfolio, Bandana, Médiator seront lancé dans le public tout au long du concert. Les Ray-Ban du chanteur, accessoire
Oblige du glameux seront aussi de la partie. Et les chansons qui nous entraine une bonne vingtaine d'année en arrière, à l'âge d'or de la FM ou des groupes comme Motley Crue,
Ratt,
Poison, Warrant... passaient sur les ondes. Et même si le public était un peu timide, du moins pas toujours réceptif, ça fait plaisir de voir un concert ou le groupe ne vient pas pour assurer le cachet !
Vient enfin la tête d'affiche. LA Guns. Le groupe étant tellement rare en France que cette tournée en France en devient un évènement à part entière. Première constation après leur entrée sur scène, les hard rockeux ont mal vieilli. Le chanteur, ancien de Love/Hate fait un peu gay... mais tout ça est vite oublié lorsque retentisse les premières notes. Là encore, je ne connais pas assez bien le groupe pour pouvoir vous redonner les titres, mais l'énergie, la puissance du chanteur, et le trio de zicos qui assurent derrière (dont le batteur vu juste avant pour
Pretty Boy Floyd, pour quelle raison... ?). Les compos fusent et la magie est là, transportant tout le public, jeunes comme moins jeunes (au moins 3 générations assistent au concert). Clou du spectacle pour ma part : la reprise version GnR de Knockin'On Heaven's Door qui fut à couper le souffle !!!!
A la fin de ce concert on ne demande qu'une chose, que
LA Guns reviennent sans co-headlining !!!