Cathedral, hier soir au Divan du Monde, un petit théâtre de Pigalle.
J'ai enfin pu rencontrer Gogoth (au bout de 3 ans quand même !), Poote (adorable), Koraath (qui est tout mimi et qu'a rien d'un bo(u)let - par contre pardonne-moi mais je ne me rappelle plus de ton prénom !), et un autre gentil jeune homme dont je me souviens du prénom mais pas du pseudo, et enfin le sieur Van (thanks a lot pour le Coca

!).
Première partie, At
The Gates Of Slumber, je ne connaissais pas et les premières chansons ne m'ont pas trop entraînée, faut dire que je ne pensais qu'à une chose : Cathedral. Gros et bon son cela dit, les mecs étaient super énergiques, je crois que Gogoth et Poote devaient bien se marrer derrière de me voir galérer à mettre mes bouchons, m'enfin passons. Nous étions au milieu de la fosse, y'avait pas encore beaucoup de monde et ça bougeait pas, les gens étaient statiques (mais pas magiques), mis à part 1 ou 2 types bien lancés devant moi. J'ai pseudo headbangué de peur de passer pour une quiche au milieu de tous ces gens affreusement calmes, pis j'avais pas l'air con avec mes cheveux attachés et ma tenue plus chic que faite pour le combat.
Les 2-3 dernières chansons m'ont bien plu par contre.
Puis ensuite vient
Cathedral, la salle se remplit, je détache mes cheveux, c'est le moment.
Funeral Of Dreams, aussi planante et hypnotisante en live qu'en studio ; je sais pas si c'est sur celle-là ou la suivante que Gogoth et Koraath ont commencé un pogo (qu'a pas duré, allez donc pogoter sur
Cathedral), toujours est-il que Poote et moi sommes du coup allées nous réfugier où l'on pouvait, c'est-à-dire au fond de la salle à gauche... à côté du bar. Grossière erreur, on était gênées toutes les 2 minutes par les gros cons qui pensaient plus à picoler leurs bières de merde qu'à profiter du spectacle, eh les pignoufs, c'est
Cathedral hein (bon fort heureusement, juste devant moi y'avait un gars qui se défoulait un peu et dont les cheveux diffusaient une bonne odeur de shampooing, ouf !). Bon. J'ai passé ma soirée à headbanguer en chantant (quand je connaissais les morceaux) et à hurler de ma voix de crécelle hystérique en levant le bras, pas non plus violemment comme je l'aurais voulu parce que j'étais la seule au fond à le faire, et que je devais bien passer pour une débile et que je me sentais bien seule. À côté de moi, y'avait une asperge avec des tifs qui lui arrivaient aux fesses, une longue veste noire en cuir, et le type c'est à peine s'il bougeait la tête

. Mais comme disait Van : quand on a des cheveux longs, c'est pas pour faire joli. Bref, au bout d'un moment, Poote et moi on se barre à l'opposé, tout au fond du côté droit, au niveau de la sortie, et ce n'était pas mieux, en plus cette fois-ci on se tapait les allers et venues des gens qui entraient et sortaient (ouais, pas douées du tout les filles

). Faut le dire : le public était merdique. Ça bougeait pas, aucune passion, aucune sève, pas d'âme et pas de sanguin, on aurait dit que les 3/4 étaient faits d'amateurs (et encore, amateurs est un compliment !) parisiens snobinards et coincés du cul avec leurs teeshirt de groupes pour faire style, et qui venaient ici sans savoir pourquoi, sans but, juste pour se la ramener après auprès de leurs potes. Vers la fin du concert, j'ai capté des bribes de la discussion de deux mecs qui j'ai cru, étaient venus pour découvrir
Cathedral et trouvaient finalement ça nul, et se plaignaient d'avoir foutu de l'argent en l'air dans des billets.
Grosse frustration pour moi lorsque le groupe a joué Cosmic
Funeral, cette chanson est faite pour communier, mais je n'ai ressenti aucune puls(at)ion, aucune passion commune dans l'assemblée, juste du vide et du snobisme à deux balles, bis repetita. Mais ça ne change rien : Cosmic
Funeral est toujours aussi énorme, surtout la seconde partie.
Bon, venons-en à la prestation du groupe : ben c'est Cathedral quoi, et Cathedral ne peut pas faire de la daube. Un excellent son, un Lee Dorrian aussi déjanté et infatigable qu'à l'accoutumée, pas une seule fausse note si ce n'est, à mon sens, la fin instrumentale de Carnival Bizarre qui traînait en longueur et n'était pas utile. J'ai regretté également que ne soient pas joués plus de morceaux du Guessing Game, notamment Edwige's Eyes ou Cats, Incense, Candles And Wine, qui doit juste provoquer une grosse bouffée délirante en live. Casket Chasers était tout simplement orgasmique, j'ai senti un peu plus de punch de la part du public, mais cela est resté relatif. Ebony Tears, génialement exécutée dans toute sa splendeur et sa noirceur (mais où est donc passée Picture Of Beauty And Innocence/Commiserating The Celebration ?). Enfin, Dorrian et sa clique ont terminé en beauté, avec le terrible Vampire Sun et le mythique Hopkins, c'était inévitablement par celle-ci qu'il fallait finir, et le groupe n'y a pas manqué.
J'ai pas vu grand-chose du groupe en lui-même par contre, à part Lee Dorrian, j'aurais surtout voulu voir ce monstre de Leo Smee en action, mais je n'ai aperçu que le sommet de son crâne, trop la loose quoi.
Donc, pour résumer : prestation magnifique d'un groupe divin, mais public indigne. Et ça, ça blase. J'ai pas assez headbangué ni crié ni chanté, et je suis restée sur ma faim. Ah oui et puis, la salle était trop petite.
Et puis j'ai dû prendre un taxi trop tôt, parce que j'ai apparemment raté Van montrant son postérieur au quartier après le concert. Gogoth et Van étaient les seuls à mettre un peu d'ambiance au milieu de la fosse pendant ATGOS.
"Espèce de gay !"
"Beeeuuuhhh !"
"Non mais j'déconne hein !"