Parlons un peu politique... >> Voter obligatoirement ?
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Mardi 29 Mars 2011 - 17:00:43

citation :
Grand_Pierre dit : J'adore les sondage, 25% des français interroger, nuance

DSK c'est une des figure du PS, il a déjà un certain bagage derrière lui




Tu le Dis toi-meme, figure... ce mec n'a encore rien propose (pas meme ne s'est propose), s'est contente jusqu'a aujourd'hui de faire des beaux sourires de crooner mais 25% des francais (meme si interroges, c'est representatif de quelque chose meme si pas de toute la population) sont prets a le mettre sur la plus haute marche.

Je respecte ce que tu Dis parce que c'est effectivement de cette maniere qu'il faudrait voir les choses mais on voit bien qu'en realite ce n'est pas le cas. La politique pre-electorale telle qu'on la voit aujourd'hui a la tele est au meme niveau qu'une emissionde tele realite. Apres qu'en interne une fois elus ou nommes les mecs bossent pour de vrai, j'en doute pas (de gauche ou de droite d'ailleurs) mais avant ils se plient tous au jeu de l'audimat et essaient de gagner les faveurs des votants sur le contenant et pas le contenu. Ils n'ont pas le choix.




Mardi 29 Mars 2011 - 17:03:58

citation :
GandhiEgo dit : Qu'est-ce qu'il a dit exactement ? Ah oui, rien de rien. Il n'a meme pas annonce sa candidature mais on est tous prets (je caricature) a voter pour lui. Les absentionnistes des cantonales compris. C'est pas beau ca ?


+1 !


Mardi 29 Mars 2011 - 17:35:32
C'est bien malheureux

Mardi 29 Mars 2011 - 18:58:46
C'est bien la politique...


Mardi 29 Mars 2011 - 20:12:10
En même temps DSK incarne par son parcours certaines idées que les gens voient d'un bon oeil par les temps qui courent. Mais c'est au pied du mur qu'on voit le Morgoth comme on dit dans le Verdon.
Les médias aiment voir leur influence et aident à ce dégout de la politique. Regardez les cantonales: une soirée à 22h40 sur France 3. Pas de plateau avec invité, pas de débat national sur "l'importance"  que peut revêtir cette élection au niveau local etc, etc, etc....
près comment veux tu que les gens s'intéressent et ne préfèrent pas aller à la pèche.
Si TF1 s'en branle en Prime Time pourquoi allez voter?


Mardi 29 Mars 2011 - 22:13:26

citation :
van14 says : En même temps DSK incarne par son parcours certaines idées que les gens voient d'un bon oeil par les temps qui courent.


DSK et Jospin c'etait bizarrement la periode ou l'etat a le plus privatiser (plus que la droite). Mais je suppose que les socialistes preferent l'eriger en chantre des 35 heures ou en sauveur de la planete facon FMI.


Mardi 29 Mars 2011 - 22:26:24

citation :
van14 dit : En même temps DSK incarne par son parcours certaines idées que les gens voient d'un bon oeil par les temps qui courent. Mais c'est au pied du mur qu'on voit le Morgoth comme on dit dans le Verdon.
Les médias aiment voir leur influence et aident à ce dégout de la politique. Regardez les cantonales: une soirée à 22h40 sur France 3. Pas de plateau avec invité, pas de débat national sur "l'importance"  que peut revêtir cette élection au niveau local etc, etc, etc....
près comment veux tu que les gens s'intéressent et ne préfèrent pas aller à la pèche.
Si TF1 s'en branle en Prime Time pourquoi allez voter?

....je m'en tape, j'ai pas la télé. par contre je suis abonné à 2 magazines de politique/actualité et je suis toujours allé voter depuis mes 18 ans.
cherchez l'erreur alors.
de toutes façons, si on parle de débat, malheureusement ce sera qui pour se gargariser de sa victoire qui en fait est due surtout à la désaffection  de l'électorat de l'autre bord, et qui pour minimiser sa défaite sans vouloir reconnaitre qu'on mène une politique de merde et qu'on entend continuer avec des débats stériles sur la laicité ou l'immigration....
le voila, l'organisateur idéal des débats de l'ump :
au moins il me ferait marrer.....


Samedi 02 Avril 2011 - 22:02:31
Tiens, je ne fréquente pas les forums d'habitude mais je tombe là dessus.
Moi j'ai arrêté de voter l'an passé après avoir accompli mon devoir pendant 16 ans, et j'avais écrit ce texte de colère il y a donc un an à peu près.


Abre los ojos


J’ai 34 ans. L’avenir est devant moi.

Devant nous.

Oui ; c’est ce qu’il nous faut croire. Résolument. Pour nos enfants.

Fermer les yeux. Faire semblant. Remettre au lendemain. Prendre la vie au jour le jour. On trouve des échappatoires pour ne pas y penser ; parce qu’on ne peut rien y faire. Mais dès qu’on s’arrête de vivre pour réfléchir quelques minutes, ça finit par nous rattraper et nous exploser à la gueule. Nos enfants sont la nouvelle génération perdue. Ils vont grandir au sein d’un cauchemar écologique et économique, dans une société agonisante amputée de tous ses repères.

La politesse, le respect des aînés, des adultes et d’autrui, le respect du matériel et des biens - personnels et publics -,  l’éducation, l’orthographe, la culture, la nécessité des règles dans une société, la valeur de l’argent… Ces valeurs universelles et élémentaires qui étaient la norme dans la plupart des familles il y a une trentaine d’années semblent être devenues accessoires, incompréhensibles, ou peut-être même incompatibles avec la génération iPod. Oui, de nos jours, ces idées d’un autre temps vous font au mieux  passer pour un dangereux activiste de droite ultraconservateur.

Et ce qu’il faut bien appeler la déliquescence de la société se déroule dans l’indifférence générale de nos concitoyens, et surtout de la classe politique ; c’est un état de fait qui paraît aujourd’hui accepté par tous.

Tous. Y compris ceux dont c’est le travail même, puisque, dois-je le(ur) rappeler, la politique est étymologiquement l’organisation de la Cité.

On pourra bien entendu se remémorer les déclarations de Nicolas Sarkozy ou de Jean-Pierre Chevènement ; personne n’aura oublié leurs propos sur les racailles et autres sauvageons, ou sur les cités à nettoyer au Karcher ; brefs sursauts républicains promptement étouffés par le politiquement correct ambiant qui démantèle notre société lentement mais sûrement. Car ces accès de colère, ou plutôt de lucidité, n’ont jamais été suivis de faits. La tâche est tellement vaste qu’on ne saurait, quoi qu’il en soit, par où commencer.

Non, pour l’homme politique, il est plus facile de fermer les yeux. De faire semblant. De remettre au lendemain. De prendre la vie au jour le jour.

Je me rappelle parfaitement bien le jour où je suis allé chercher ma carte d’électeur à la mairie. Je me souviens des leçons de morale de ma mère m’expliquant que dans certains pays des gens risquaient leur vie pour aller au bureau de vote. J’ai suivi l’actualité, constaté que rien n’avait changé. Et pourtant…

Pourtant, le 14 mars 2010, j’ai arrêté de voter. L’écœurement. Le ras-le-bol d’être pris depuis des années en otage par le fameux devoir civique, qui consiste aujourd’hui à aller donner le feu vert à des incompétents notoires, sous peine d’être tenu responsable de la montée extrémiste.

Il a bon dos, le 21 avril 2002. On voudrait nous faire croire que des millions de français, moustaches hitlériennes bien taillées et prothèses oculaires lepénistes ajustées, fomentent un coup d’état… Se rendre aux urnes serait donc vital pour éviter cette catastrophe. Pourtant, les analyses du vote l’ont montré, il n'y a pas eu en France de véritable poussée de l’extrême-droite, mais une démobilisation massive de la droite traditionnelle et surtout de la gauche socialiste.

Parallèlement, si l’on écoute les médias, l’abstentionnisme témoignerait d’un désintérêt profond de la politique, d’une lacune de culture citoyenne et d’instruction civique… Les méchants abstentionnistes seraient donc tous des imbéciles paresseux, qu’il faudrait simplement culpabiliser un peu ou mieux éduquer afin qu’ils reprennent le chemin du bureau de vote.

Vu sous cet angle, on comprend un peu mieux pourquoi, après les résultats de la dernière élection (les régionales 2010), à laquelle seulement 47,5% de la population a daigné participer, la gauche conquérante jubilait sans se poser de questions sur un chiffre aussi
alarmant. 52,5% d’abstention.


Voter, c’est adopter, plébisciter, exprimer ses choix, décider.

Or dans la majorité des élections actuelles, si l’on additionne les votes pour les partis extrémistes à celui des abstentionnistes, on obtient une majorité de votes dits contestataires, à opposer aux votes d'adhésion à des programmes. Pour beaucoup d’entre nous, voter à gauche aujourd’hui, c’est désavouer Nicolas Sarkozy, ou faire barrage à Jean-Marie Le Pen.

Et si la moitié des électeurs français voulaient simplement voter pour exprimer un vrai choix ? Pour plébisciter le programme de quelqu’un ? Pour décider ?

Et si personne en France n’incarnait cette volonté des électeurs abstentionnistes ?

En prenant en compte le turnover spectaculaire des figures politiques françaises –l’échiquier politique est resté pratiquement inchangé depuis des décennies-, pourrait-on imaginer que cette frange de la population que l’on vilipende invariablement ne soit pas constituée uniquement de nigauds amorphes, mais également de citoyens en attente d’une alternative ? De nouvelles têtes ? D’idées fraîches, ou au moins pertinentes ?

Alors ? A qui doit-on imputer le premier tour de 2002 ? La soi-disant montée du fascisme ? L’abstentionnisme récurrent de nos élections ?

Qui doit se remettre en question? Le peuple ou les élus ?

Qui sont les paresseux, les feignasses, les engourdis ?
Ceux qui refusent de participer à un scrutin devenu vain, ou ceux dont le travail devrait être d’apporter un espoir en l’avenir aux électeurs, et donc de les faire participer au suffrage ?


En cette triste époque, où les nouveaux rois fainéants, gris clair et gris foncé, règnent paisiblement sans risque d’être détrônés par le peuple, les contestataires étant écartés légalement par un système obsolète, l’abstention à cette mascarade est peut-être finalement un acte civique.

Une fois ce constat fait, et le dégoût qu’il inspire passé, on a envie de fermer les yeux. De faire semblant. De remettre au lendemain. De prendre la vie au jour le jour. Mais l’autruche finit fatalement un jour par relever la tête. Peut-être parce qu’elle pense à ses enfants, innocents, à qui un jour on réclamera le recouvrement d’impayés laissés par plusieurs générations insouciantes, inconscientes, incapables ou malhonnêtes.


Dimanche 03 Avril 2011 - 09:40:05
Belle réflexion... les français ne s'impliquent pas dans la politique et donc ne soutiennent pas le politique... je pense que les Français individuellement sont de droite mais que le peuple dans son ensemble est de gauche... il y a quelque chose qui coince, il y a une incompréhension de cette logique qui pousse les gens à ne pas voter ou à voter "à coté"...

Ne pas voter ne changera rien... au contraire.. Plus le peuple s'exprime massivement mieux il réalise à quel point il s'est trompé si c'est le cas !

L'obligation de voter ne devrait pas être vu comme une torture ni même une contrainte... mais comme la simple contrepartie de marcher sur des trottoirs, d'avoir des écoles pour ses enfants et d'être soigné de ses maux !... Mais aussi et surtout d'avoir la liberté d'être et de penser.

Mercredi 06 Avril 2011 - 23:43:58
Cela a été dit et est une idée répandue mais je ne pense pas que grand monde soit réellement mort pour le droit de vote, plutôt que pour ses idées : le droit de vote est surtout un compromis. Par exemple j'avoue que sa me fait rire quand on parle de la Résistance : un résistant du P.C des années 40, et par conséquent stalinien, n'est certainement pas mort pour le droit de vote . Et sérieusement on peut multiplier les exemples et douter de la motivation de tout le monde. 

Pour ce qui est de l'obligation du vote j'avoue ne pas comprendre : il est par exemple tout a fait logique qu'un anarchiste ne vote pas pourtant ce n'est pas forcément par je-m'en-foutisme mais ça suit au contraire ses idées politiques. l'obliger à voter ce serait comme obliger quelqu'un à voter en faveur du pire candidat pour lui, ce qui contredit un peu le prétendu idéal démocratique.