
Bon, plus personne poste alors je met un petit passage d'une histoire que je suis en train d'écrire (titre provisoire :"l'Aube de la Ruine"). C'est pas encore la version définitive mais bon...
"L'air chaud et poussiéreux contraste avec l'atmosphère pesante de la tente où sont rassemblés les blessés. Le soleil commence sa descente vers la ligne d'horizon, mais il fait encore une chaleur insupportable. Il faut malheureusement que je me vêtisse de mon armure pour paraître devant le commandement. Mais pour cela je dois retrouver ma tente dans ce vaste campement où sont hérissés sur d'innombrables bannières des centaines de blasons aux couleurs variées et aux motifs des plus originaux.
A une cinquantaine de mètres en face de moi dépasse des autres tentes l'emblème de ma guilde, fier et claquant au vent, les couleurs des mercenaires de « Jil Dent D'acier » ! Sur fond pourpre et azur se défient hardiment deux dragons majestueux, l'un doré et l'autre d'un noir d'encre. Leurs queues s'entremêlent pour maintenir entre eux une épée à la lame argentée et au pommeau incrusté de diamants. Ce blason, bien qu'un peu présomptueux et tape à l'œil, représente tout ce que j'ai vécu durant ces trois dernières années au sein de la guilde et je suis fier de l'avoir comme symbole sur mes armes.
Me repérant par rapport à la tente de commandement je marche en direction de la mienne qui est à proximité. Mes muscles sont raidis par la bataille et me font mal et, malgré le fait d'avoir été lavé dans la tente de soins, l'odeur du sang reste incrustée à ma peau.
Le campement est plein de vie. Beaucoup de groupes discutent installés près de leur tente, en train de manger un morceau ou de boire un coup bien mérité après cette longue journée. D'après ce que je vois, il semble que l'on ait gagné la bataille mais les regards que je croise sont fatigués et cireux. Beaucoup de groupes me font signe de les rejoindre mais je n'ai pas le temps de m'arrêter, il faut que je me dépêche. Je dois d'abord m'occuper du plus important bien qu'il me tarde de rejoindre mes camarades pour savoir qui manque à l'appel, qui est blessé, qu'est ce qui leur est tous arrivé et boire avec eux pour oublier le cauchemar que nous venons tous de vivre.
« Les gens ont besoin de haïr, il leur faut incriminer quelqu’un à qui imputer la responsabilité de leur propre médiocrité »
Toubib - La Compagnie Noire.