Art(s) et littérature >> Vos compositions littéraires...
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Vendredi 19 Juillet 2013 - 21:36:57
Je rejoints Vinz. Ca attise la curiosité.


Samedi 20 Juillet 2013 - 10:32:22
Merci, ça m'encourage pour la suite

Samedi 20 Juillet 2013 - 11:43:16
Dans l'ambiance générale, Ton début me fait penser à "Je suis d'ailleurs" de Lovecraft. Après ça va peut-être totalement changé par la suite.

J'aime bien en tout cas.


Dimanche 21 Juillet 2013 - 11:54:32
Ce sera pas aussi sinistre (j'ai pas le talent du maître pour cela) et ce sera bien plus long que les 10 pages de "Je suis d'ailleurs".

Merci, en tout cas.

Lundi 22 Juillet 2013 - 13:42:47
Un peu de pub, si une petite lecture vous dit :
http://www.spirit-of-metal.com/forum/lire_topic-id_topic-43655-page-1-f-p4088-l-fr.html

Vendredi 23 Août 2013 - 00:11:13
La suite, qui reste cependant très brève :

Tout avait commencé... à vrai dire, je ne m'en rappelle plus. Je me souviens seulement que tout arriva un jour de juillet. Comme toujours, je me levais avec cette félicité que seule peut procurer l'aube sitôt qu'elle a abandonné son linceul Grisâtre pour revêtir ses couleurs bleues et douces. Pourtant, une impression étrange me saisit, une gêne étrange à l'idée de me lever et une véritable difficulté sitôt que j'agis. Ce n'était pas une paresse quelconque, mais bien l'achèvement d'un processus que je ne réalisais qu'à présent, un cheminement long, fastidieux et dont la conclusion était ma déchéance.
Au départ, je me souciais peu de mon mal. Je le considérais comme une faiblesse passagère, une maladie bénigne - après tout, elles le sont toutes - mais au fil des semaines, je fus forcé de revoir mon jugement alors qu'apparaissait un facteur inattendu : la panique. Chose incroyable et que j'avais refusé de prendre en compte, mon mal allait devenir visible ! Et il le devint, ce matin d'été semblable aux milliers d'autres que j'avais vécus avant cela, lorsque je gagnai ma salle de bain après le lever pour prendre, comme de coutume, une bonne douche froide en écoutant la radio. J'allais d'ailleurs l'allumer lorsque j'arrêtai mon bras.
Un inconnu me dévisageait dans le miroir. Ses traits délicats et fins portaient la marque du Grotesque et témoignaient d'un lent travail de défiguration. Puis je m'attardai sur sa Poitrine qui montrait elle aussi des signes de ruine, jusqu'à ces mains dont la peau était devenue hideuse.
C'était moi ! Je hurlai et reculai dans un sursaut - l'autre fit de même. C'était moi ! Et par un savoir que Seul l'instinct peut offrir, je compris que ce n'était qu'un début.
J'étais sillonné d'irrégularités comme un mensonge ravage les espoirs les plus élevés. Je me penchai à demi pour mieux examiner ce véritable Traumatisme, les mains tremblantes apposées sur le lavabo. Le doute n'était plus permis : je subissais les morsures de l'inconnu, d'une chose qui était étrangère ; une maladie.


Vendredi 23 Août 2013 - 09:54:42
Si tu nous la fait à coup de 15 lignes de cette qualité tous les mois le suspense va être insoutenable....


Vendredi 23 Août 2013 - 11:49:36
En ce moment, je n'arrive pas à écrire plus vite, j'ai perdu toute mon inspiration !

Vendredi 23 Août 2013 - 12:09:42
@Kabraxis: Tututute on veut pas le savoir

Par contre, comme c'est des suites d'un même texte, tu peux créer un topic juste pour ce texte comme Pomme et moi l'avons fait sur l'idée, au combien géniale, de dark_o ...


Vendredi 23 Août 2013 - 12:53:39




citation :
kabraxis dit : En ce moment, je n'arrive pas à écrire plus vite, j'ai perdu toute mon inspiration !



Perso moi c'est pas l'inspiration qui me fait défaut en ce moment... Mais le temps...

Je suis sur une nouvelle lovecraftienne inspirée par une maison que j'ai aperçu en bord de mer en vacances (et vu que j'étais en pleine lecture du mythe de Cthulu bah ça n'a fait ni une ni deux) j'en suis à 8 pages format livre de poche et suis à la moitié de l'histoire mais j'ai du mal à avancer depuis que je suis rentré de vacances.

Et puis j'en ai deux autres en cours mais pareil, faute de temps je n'avance pas beaucoup.


Aller, je vous Balance l'intro :



La vue que j’ai depuis cette fenêtre m’obsède et me glace. Pourtant quand j’ai fait l’acquisition de cette belle demeure bretonne, en bord de mer, la vue que j’avais de cette fenêtre était la plus belle qui soit.
En été, lorsque la mer était calme et le soleil chaud, elle m’apportait le doux
parfum de l’iode et le chant caractéristique et mélodieux des goélands
accompagné par le son feutré du ressac sur les rochers en contrebas. Le passage de grands voiliers silencieux et solennels dans leur gréement de nacre et d’argent faisait naître en moi l’âme d’un aventurier partant à la découverte du vaste monde et de ses mystères.

Lors des tempêtes hivernales je pouvais rester des heures entières à contempler les vagues furieuses se briser sur les digues projetant de formidables et  majestueuses explosions d’écume immaculée. J’aimais à ce moment là le bruit que font le crachin et les embruns qui s’écrasent sur les vitres au rythme saccadé des rafales de vent marin.

Mais c’était avant.

Avant cette terrible nuit du 3 au 4 novembre.