Pomme dit : L’araignée On la prend en horreur, souvent, avec ses huit pattes qui bougent follement, qui tremblent avec la toile. Celle-ci est invisible, elle colle, elle résiste au doigt, au visage, nous attend dans l’ombre, mais l’araignée la connaît par cœur. Patiente, avec des dessins sur le dos, ceux qui fascinent et indiquent la mort aux piégés. Imaginez : vous volez par une belle journée d’été, vous êtes là insouciant, vrombissant dans la chaleur, dans la lumière de l’après-midi. Vous butinez quelques coquelicots, des pissenlits, des bleuets. Mais votre course s’arrête brutalement. Suspendue. Vous comprenez, vous sentez, vous vous débattez ! Mais les fils s’entortillent, pervers, vos ailes sont tendues à craquer puis se replient sur vous pour mieux vous emprisonner. Terreur. Vous pleureriez si vous le pouviez. Et là… Une ombre à votre gauche. Vos yeux à facettes multiples rencontrent les siens. Y voient sa faim. Votre mort. Ses pattes qui se meuvent sur la toile sans la faire bouger d’un cil, alors que vous y avez fait un trou. Un Spectre, buveur de sang, qui va bientôt vous dévorer de l’intérieur, et vous ne serez plus qu’une carapace vide. Bientôt : pas tout de suite. D’abord elle vous piquera, un peu, pas trop, juste le temps de vous rendre inerte. Elle vous enroulera de son fil gluant, collant, avec des bruits de succion, et vous conservera en vue de son repas du soir. |
| Pomme dit : Seulement les moustiques et les araignées (et les tiques aussi), on en a des tonnes dans le Jura... ... Et les araignées sont des arachnides, pas des insectes ! Non mais ! D'où le "Peut contenir des traces d'arachnides" dans le beurre de cacahuète. Ah non c'est les arachides... |
