Art(s) et littérature >> Vos compositions littéraires...
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Vendredi 03 Mai 2013 - 16:45:05
Vous aurez le droit à la suite quand il n'y aura plus de boulets sur Som


Vendredi 03 Mai 2013 - 16:57:46
Donc jamais....


Vendredi 03 Mai 2013 - 19:39:20

citation :
Hellsheimer dit : Vous aurez le droit à la suite quand il n'y aura plus de boulets sur Som


C'est possible ça ?

Bah ça serait dommage en tout cas parce que le début met bien dans l'ambiance et donne clairement envie d'en savoir plus, on est vraiment pris au jeu en lisant, le suspense va crescendo, les interrogations aussi, c'est super bien écrit... bref, ça serait comme des préliminaires sans rien à la suite, un peu con quoi


Vendredi 03 Mai 2013 - 21:26:55
Faut juste de temps...


Samedi 04 Mai 2013 - 22:28:43
Les nuages défilaient à une vitesse inhabituelle rappelant à chaque mortel que le temps n'avait plus aucune importance, Seul les sons captaient toute l'attention de la masse grouillante de chair, réfugiée dans leurs terriers, serrant leurs larves contre leur coeur au rythme détraqué.
Le ciel rouge grondait et se mariait parfaitement au sol pourpre imprégné du fluide de leurs frères, coulant sur leur visage, traversant la terre meurtrie.
Des enfants, des adultes, des bêtes, toutes choses pouvant entendre le son de la folie, la peur, la chose difforme rejetée des dieux et des hommes... Chevauchant un mont de cadavres porté par quatres créatures composées de divers cauchemars assemblés ensemble, piétinnant de leurs membres indéfinis les cracasses qui maculaient le sol.
Le son sinistre des os brisés et crânes explosés accompagnait le soupir Celeste continu, augmentant l'angoisse des réfugiés redoutant la prochaine offensive.

Le Demon squelettique prit de spasmes, du haut de son trône organique, roula des yeux, ouvra bien grande sa machoire dans un craquement repoussant et après quelques secondes qui sembla durer des heures, cracha un long cri aigu transportant toute ce que la folie et la haine dans leur forme la plus pure pouvait transporter.
Sur des kilomètres, les vivants répondirent à l'unisson en hurlant à leur tour, se serrant les tempes pour contenir leur cervelle prête à s'expulser de leurs têtes, pour finalement s'écrouler inanimé comme leurs Ancêtres, profitant enfin d'une paix temporaire dans cette tombe commune que devenait la planète condamnée... jusqu'à ce que leur âme soit aspirée et rongée lentement pour y extraire toute la crasse nourrissante que l'humanité avait à lui offrir.
Un spectacle invisible aux yeux des restants, qui se contenteront de la malédiction ironique affichant un large sourire sur chaque trépassé constituant cet océan de corps désarticulés, les yeux coulant d'un liquide visqueux d'un noir aussi profond que le trou d'où était sorti la chose.

Lundi 06 Mai 2013 - 10:30:23
Ca fait plaisir de vous lire Messieurs.


Lundi 06 Mai 2013 - 12:47:48
Mais où sont donc passés les lapins blancs et doux de notre enfance ?
Ils se sont transformés en monstres affreux. Devenant verdâtres, sentant la charogne. Leurs pattes tronquées en moignons ineptes. Leurs oreilles nécrosées et rabougries comme du pemmican qui aurait pourri. Leurs incisives muées en canines disproportionnées avides de se planter dans de la chair fraîche et tendre.



C'était l'humeur du jour après vous avoir lu.... Héhéhéhéhé


Dimanche 02 Juin 2013 - 10:40:08
Écrit en 2011 à cause du nombre de moustiques que j'ai dû écraser, ce texte plus ou moins ridicule a servi de départ à un petit récit racontant l'histoire d'un gay pyromane fou s'évadant de chez lui...

"Sprotch, fait le moustique quand je l’écrase
contre le mur de ma chambre avec une satisfaction sans égale. J’aime écraser
les moustiques. J’adore ça. Les moustiques sont malsains et ont devrait les
exterminer tous.


Écraser
un moustique, c’est une délivrance, une joie morbide et magnifique, mais
surtout incroyablement régénératrice. Quand j’en ai tué un, je me sens… je me
sens bien, je suis dans un état de plénitude parfaite.


C’est
tout un art. Premièrement, on s’énerve à cause du bourdonnement infâme qui
résonne dans ses oreilles. On calcule le temps qui s’écoule entre le départ et
l’arrivée de l’insecte, parce qu’il vient toujours quelques secondes, puis s’en
va dans le fond de la chambre et revient. Chez moi, en moyenne c’est toujours
environ deux minutes, et le moustique revient près de moi toujours au même
moment : quand je suis en train de m’endormir.


Deuxièmement,
on attend de l’entendre à nouveau, on allume la lumière de la lampe de chevet.
On le voit qui volette autour de sa tête, mais il ne faut surtout pas essayer de le tuer en plein vol. Sinon, tout est raté
et à recommencer. Non, il faut qu’il se pose sur le mur.


Alors,
on approche le plus doucement possible sa main du corps du moustique, et quand
on est sûr de l’avoir, on le plaque contre le blanc de la peinture. Il y a deux
instants que j’apprécie particulièrement dans l’écrasement du moustique :
le moment où je l’écrase, et celui juste après où je peux contempler mon œuvre
à loisir. Je peux vous paraître comme un être complètement fou, mais c’est
ainsi. Franchement, il n’y a pas de plus grand plaisir dans une nuit d’été de
tuer un moustique quand on est Seul dans sa chambre.


Rien
que le fait de sentir le corps craquer, s’aplatir contre le mur, me procure un
plaisir qui s’approche de l’orgasme. Comment vous dire ? Je sens la
carapace qui se compresse violemment sous mes doigts, je sens ma peau qui se
plaque contre la paroi et c’est juste
parfait
. Ensuite, je retire doucement ma main je regarde mon œuvre. C’est
une œuvre d’art, spontanée, pleine de vie et de sentiments, remplie d’un
présent d’une force incroyable.


Je
vois l’ignoble chose morte sur le mur, entourée d’une tache rouge, son sang. Ce
même sang que je retrouve sur la paume de ma main droite et qui me fascine.


Je
contemple comme une peinture de Monet le tableau que j’ai fait : les ailes
chiffonnées et tordues, les pattes cassées, le corps écrasé dans une position
de martyre, le sang rouge qui brunit lentement. Je lèche le sang sur ma main.
Franchement, le sang est comme un bon vin, surtout le mien et celui des
moustiques que j’assassine. Ça a un goût sans pareil.


Je
me mets à rire, d’un rire satisfait. Puis j’éteins la lumière et je me recouche
dans mon lit, un grand sourire sur le visage.


Oui,
j’adore tuer les moustiques. Et pour rien au monde je n’arrêterai.
"


Dimanche 02 Juin 2013 - 14:52:20





Lundi 03 Juin 2013 - 21:03:14
Ouais, ça serait trop beau... Mais la technique de l'écrasement contre le mur est pour le moment la meilleure

Tout chaud, et pas du tout fini :

"D’abord, c’est l’odeur ; la peur, la transpiration, l’inquiétude, tout cela flotte dans l’air tout en nuances grisâtres mêlées de fumée de cigarette.

Ensuite, le toucher : sous tes pieds, un sol froid, bétonné, désespérément lisse. Gris, comme tu l’imagines. Le béton a toujours été gris. Sous tes doigts, une table froide elle aussi, en une espèce de plastique de table qu’on met dehors, facile à nettoyer. Facile à briser.

Puis, le goût : ta bouche est sèche. Tes lèvres ont un goût amer et relevé ; elles saignent. Qu’as-tu fait pour en arriver là ? Tu passes plusieurs fois ta langue sur les lèvres de Ton épreuve et de ta folie.

L’ouïe : un bourdonnement discret au premier abord, mais insistant à la longue. Plus qu’exaspérant. Tes nerfs craqueront. Tu chercheras à te Suicider, avec n’importe quoi. Et tu mourras étouffé par Ton propre sang, sans même avoir pu goûter la vie.

Mais tu allais oublier le meilleur, ce à quoi nous sommes tous soumis sauf accidents ou problème de naissance : la vue. Le sens qui nous sert le plus. Celui qui nous sert à nous repérer. A connaître notre apparence. A critiquer. A foudroyer. A aimer. A désirer.
Celui qui vas te permettre de savoir, non pas où tu es, mais dans quel genre d’endroit tu te trouves. Allez. Ouvre, ouvre-les.

Devant toi, un mur gris. A ta gauche, un mur gris. A ta droite… Derrière… Dessous… Dessus… La même chose. Tu ne vois pas de porte. Comment ai-je pu atterrir ici, te demandes-tu. Mais tu sais que c’est vain. Tu dois attendre. Pas de fenêtre, pas de grillage. Pas de nourriture ni de boisson, tu n’en auras pas besoin.

Sous tes mains, devant tes genoux, se dresse une table d’un vert indéfini, crasse. Ta chaise est en bois, d’un bois… tu ne trouves pas le mot. Sur cette table ; de quoi écrire. Des feuilles, des feuilles blanches partout. Des stylos, des crayons, des gommes.
Mais d’où vient l’odeur de cette satanée clope, résonne une voix, en toi. Tu te mets à paniquer. Tu veux te lever. Mais seule ta tête peut tourner. Personne. Il n’y a que toi. Que toi, ces pages et cette odeur de tabac en train de se consumer, toujours, et encore.
Pourquoi ne peux-tu pas te lever ? Ah, c’est une bonne question.

Accepte.
Allez, fais un effort.
Tu sais, en toi, que la panique ne te servira de rien. Elle pourrait peut-être te donner assez de force pour te redresser. Peut-être. Mais non. Il te faut quelque chose d’autre.

Oui, pleure. Fais-moi entendre tes gémissements pitoyables. Ils sont pourtant le début de ta délivrance. Tu acceptes d’être vidé.
Ah, ces pleurs déchirants ! Ah, ces petits cris hoquetés ! Nous sommes tous passés par là. Tu sais. Tu sais mais tu ne l’as pas réalisé. Cinq minutes ? Dix minutes ? Prends tout Ton Temps. Libère Ton ventre et ta gorge de cette grosse boule dure qui te torturait.

Maintenant, tu es prostré sur cette chaise raide. Tu la hais. Tu hais cette salle, cette table, ces pages, cette odeur. Tu te hais, toi-même. Tu voudrais te frapper, te mutiler. Te tuer pour échapper à ça. A Ton Existence creuse, vide, faite de… Non. Tu dois l’apprendre toi-même."