Art(s) et littérature >> Vos compositions littéraires...
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Samedi 10 Décembre 2011 - 19:47:21
Écrit de 2004

Rêve

Immobiles, nous attendons le signal de départ. Cela ressemble à un jeu ... à un détail près. Nous tenons chacun une arme à la main et nous nous trouvons aux abords d'une sorte d'entrepôt.
Le signal est donné. La tuerie commence. Les camps ne semblent pas clairement définis. Moi-même, dans quel camp suis-je ? celui des "bons" ou des "méchants" ?
C'est l'hécatombe et je me précipite sur les armes laissées à terre. On dirait des pistolets mitrailleurs mais quand je tire, il en sort des jets d'acide corrosif. Tout le monde court dans tous les sens. Je rattrape un groupe de gens qui cherchent à se mettre à l'abri. L'un d'entre eux, je crois, est blessé. Je leur fais face et tire sur une femme qui fait partie de ce groupe. Elle réagit avec stoïcisme, indifférence. J'ai peur et s'y mélange une haine latente ...


Samedi 10 Décembre 2011 - 20:02:34
J'aime bien. C'est concis, ça va à l'essentiel et ça ressemble un peu à une description d'une partie de Counter Strike (sauf qu'il n'y a pas de femmes dans ce jeu), d'ailleurs tu Dis que ça ressemblait à un jeu.

Samedi 10 Décembre 2011 - 20:04:52
Juste un rêve fait, il y a quelques années et que j'ai retranscrit sur papier ( je viens de retomber dessus) ...


Samedi 10 Décembre 2011 - 20:26:58
Les rêves ça donne des idées parfois, et de l'inspiration. D'ailleurs, n'importe quoi peut donner de l'inspiration, il faut prendre le temps de la manier après. Personnellement quand j'ai une idée, j'attends un peu le temps que ça se matérialise et après j'écris. Mon inspiration je la trouve surtout dans la douleur, à titre personnel.

Comme je n'ai plus qu'une seule étoile, je préfère ne pas poster un texte trop récent vu que je me suis fait éjecter de disneyland pour un langage moins cru que dans ceux-ci. Je poste donc un texte qui date de Juillet, mais qui était quand même assez chargé. Et je censure deux phrases parce qu'après on va encore dire que.


Dans les flammes et dans le sang

C'est ici que tu vis
Alors n'aies pas peur
D'avoir les yeux ouverts
Rien qu'une fois
Viens petit enfant
Je vais te présenter
Ce que tu deviendra
Au fil des années

Ici tu peux être flingué sur un boulevard
[...]
Et que t'as trainé au mauvais moment
Près de la zone brûlante de la ville
Ici un inconnu peut te provoquer en duel
Parce que tu parles à la mauvaise fille
Le fruit de ses convoitises et sa jalousie
Et terminer avec un couteau dans les reins
Les animaux ne sont que de la chair à canon
Dans les salles obscures et tachées de sang
Objets d'expériences et élevés en batterie
Ils termineront toujours dans Ton assiette
Toi aussi tu peux être exterminé et brûlé vif
Pour t'être mis en travers du chemin d'un dieu
Celui qui a pour élève l'homme au pistolet chargé
[...]

Viens petit enfant suis-moi
Je te servirai de guide
Je te trouverai une place
Et nous serons heureux
Viens et trace Ton destin
Dans la Rage et dans la honte
Viens et dessine un horizon
Dans les flammes et dans le sang

Viens avec moi sur les toits
Regarder le ciel que ceux d'en bas
Ne peuvent pas même entrevoir
Serrés entre les grands immeubles
Viens entendre le tonnerre gronder
L'orage s'abattre sur leur monde
Si différent de celui que tu voulais
Regarde c'est ici que je vis

Admire le spectacle jusqu'au bout
Pendant que l'eau de pluie ruissèle sur nos corps
La plus timide des filles expose son corps
Dans le Seul but de payer son loyer
Une autre dépense de l'argent en crack
Pour oublier ce qu'elle voit quotidiennement
A la sortie de son collège un garçon se fait frapper
Par quatre autres pour un amour raté
Plus loin il n'y à même pas de couleurs
Juste des fusils qui grondent et des corps qui tombent
Dis-moi comment voyais-tu cet endroit étant petit ?
Ici avant se trouvait une luxuriante forêt
Regarde les corps pouilleux endormis dans la rue
Ils rejoindront le Cimetière d'à côté
Regarde la ville bouger et ses habitants s'entretuer
Jusqu'à ce que ce monde tombe en ruines

Viens petit enfant suis-moi
Arrêtons d'être spectateurs
Allons sur un grand parking désert
Je t'habituerai à la survie
Viens et traçons notre chemin
Dans le sexe et dans le crime
Viens et dessinons un horizon
Dans les flammes et dans le sang

N'aies pas peur suis-moi
Mettons-nous à l'abri du déclin
Croquons la vie à pleine dents
Dansons jusqu'à en devenir fous
Je lis tes sentiments dans tes yeux
Toi aussi tu attends le dénouement
Alors levons-nous et dansons
Dans les flammes et dans le sang


Samedi 10 Décembre 2011 - 20:33:52
Je vois que c'est toujours aussi sombre tes textes ...


Vendredi 16 Décembre 2011 - 06:00:50
Désolé je squatte encore un petit peu.
Texte écrit cette nuit.

Un hurlement que personne n'entendra

J'ai déjà passé plus d'une vingtaine d'années
Ma vie n'a vraiment pas été rose tout ce temps
J'ai longtemps cru que le passé m'avait endurci
Toute ce que j'ai enduré n'aura donc servi à rien
J'ai défié la douleur et pensé que j'avais gagné
Sans jamais prendre Conscience du prix à payer
J'ai choisi la voix tellement amère de la solitude
Que diraient mes rêves d'enfant s'ils me voyaient ?
La souffrance n'est pas un obstacle mais un ennemi
Si tu choisis de l'ignorer ta vie se terminera
Asocial froid et désagréable tel est ce que je suis
Moi qui était dans le passé rempli de joie de vivre
J'ai apprivoisé une attitude marginale pour survivre
Une faiblesse que je dissimule derrière une force
Je ne peux pas me cacher éternellement dans l'ombre
Et je pleure lorsque ma carapace montre ses faiblesses

Est-ce que quelqu'un pourrait entendre mes hurlements ?
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi ?
J'ai l'impression que les gens ne comprendront jamais
Un ange devient déchu lorsque sa douleur est trop forte

J'en ai vomi des lignes et des lignes de mon passé
Pour éviter d'être une vie qu'on aurait gaspillé
J'en ai vomi des lignes et des lignes de mon passé
Pour éviter de n'être qu'un Assassin sanguinaire
Je sais qu'il y en a des milliers des cas comme moi
Qui luttent dès le moment où ils ouvrent les yeux
Ils se taisent et continuent d'endurer durant des nuits
Se battre pour repousser durement les idées de Suicide
Évidemment tout ceci se fait dans la totale indifférence
A force de le savoir ils sont habitués à être seuls
Pire encore les bien-pensants tracent une ligne rouge
Et parlent de ce qu'ils ne connaîtront surement jamais
C'est facile de nous critiquer derrière vos murs d'argent
Lorsque vous ne savez rien de ce qu'on a pu endurer
Déstinés à devenir des boucliers sans âme ni esprit
Avec l'apathie pour Seul mot d'ordre et façon de penser

Est-ce que quelqu'un pourrait entendre mes hurlements ?
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi ?
J'ai l'impression que les gens ne comprendront jamais
Un ange devient déchu lorsque sa douleur est trop forte

J'ai encore écrit un texte qui ne servira surement jamais
J'ai encore émis un hurlement que personne n'entendra
Plus la force de me battre ni d'espérer une nouvelle aube
Plus la force d'être optimiste ni dire que la vie est belle
Viens avec moi tu pourra entendre mes hurlements
Tu verra la douleur que je camoufle au fond de moi
J'ai l'illusion que tu sera le premier à comprendre
Un ange devient déchu lorsque sa douleur est trop forte



Lundi 19 Décembre 2011 - 15:34:46
Petit poème inspiré par l'utilisation massive des moyens de communication électronique/informatique et l'illusion de pouvoir gérer ses émotions de manière rationnelle (même si symboliquement ça aide de supprimer de ses contacts un amour perdu )

Supprimer Contact

Pour ne plus l'attendre, je l'ai supprimé
Pour faire taire l'espoir, je l'ai supprimé
Pour ne plus l'aimer, je l'ai supprimé

Du bout des doigts, je l'ai effacé

Oui mais voilà, personne ne m'a expliqué
où se trouve dans mon coeur la touche oublié
Alors je continue à espérer
je continue à l'aimer.





Mardi 20 Décembre 2011 - 00:30:29
Joli ...


Mercredi 21 Décembre 2011 - 00:00:31
Merci.




Mercredi 28 Décembre 2011 - 22:55:19
Petit poème engagé que j'ai écrit dans un moment de révolte. Cette révolte est d'ailleurs en chacun de nous lorsque l'on assiste aux souillures faites à notre Terre mère. Dans ce poème, la décadence est décrite de manière chronologique même s'il y a tout de même un crescendo. Enfin bon, j'arrête mes explications évasives car un poème ne s'explique pas il se ressent.


[B]Mater Prima, prima incola


Au jardin, entrailles de la Fable,
Les Prémices aux effluves sacrés
Que bientôt d’une race coupable,
Sentence : maux et duel châtié.

Monocorde hubris de cet Age
Héros de quelques mythiques terres,
Pour leur kléos ravageant en Rage,
D’un prime âge l’agreste mère.

Céans, qu’échoient d’ignobles contrées
Soif d’un sol souillé de sangs rivaux,
Quête noble d’une fière épée
Envahissant bourgs et chastaus.

Dévotion de paladins bénis
Diaphanes fanatiques formés,
Siècles ahanes à la foi impie,
Ainsi règnent des monts enfermés.


Avancent les heures dites lumineuses
Esthétiques d’érudits libertins,
Nouveau-monde aux semblables lointains
Où flore en deuil déteint grise cendreuse.

Moderne cacophonie, vénale,
Désert aux miasmes de lieux pavés,
Verte sylvestre s’étend spectrale
Pour l’horizon de fer effréné.


Mater prima, ultima verba


Oubliez l’onirisme champêtre à la page,
Admirez alors vos infinis pays-sages.
[/B]