Art(s) et littérature >> Vos compositions littéraires...
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Jeudi 14 Juillet 2011 - 22:44:27
En parcourant la liste des forums de discussion, j'ai vu le tiens et il m'a interpellé. Donc je vais poster un poème même si il y a quatre titres cela forme un tout qui raconte l'histoire d'une femme quelconque.

«SOLITUDES»
Dans les solitudes glacées de son cœur,
Une étincelle brillait, toute petite lueur
Se frayant un passage vers la lumière
Pour s’épanouir dans cette nuit polaire.
Le prince charmant commis péché de chair,
L’étincelle vacilla, disparut sous la pierre ;
Dans les solitudes glacées de son cœur,
L’étincelle survécut mais perdit sa candeur.
«REGRETS»
Sous le miroir sans fard de son âme,
L’étincelle disparut, quittant son cœur,
Recherchant un corps sans pudeur
Pour y réveiller sa nouvelle flamme.
Le prince charmant de déshonneur
Se tua sous les yeux du miroir blême
Et de son étincelle partie en carême,
Dans les solitudes glacées de son cœur.
«DESESPOIR»
Sur le noir vaisseau du temps, une femme
Voguait sur la mer houleuse de ses rêves,
Le regard Absent et le corps sans âme ;
Une phrase jaillit alors de ses lèvres :
‘Mon amour pourquoi as-tu brisé mon cœur ?’
Et demain je n’aurais ni repos ni trêve
Avant de pouvoir trouver l’âme sœur !
Mais la Mort survint et ferma ses lèvres.
«RENAISSANCE»
Dans les solitudes glacées de son cœur
L’étincelle que l’on croyait perdue à jamais
Ressuscita plein de vigueur et d’ardeur.
Sur le blanc vaisseau des rêves blessés,
La nuit polaire fondit comme son cœur ;
Car l’âme sœur se tenait là ! sur la grève,
Aussi belle et lumineuse que dans son rêve,
L’étincelle brillait, brillait comme le bonheur.

Lundi 18 Juillet 2011 - 14:39:19
J'ai bien aimé ce que tu as écris AngelShallFall, les idées s'enchainent bien sur un thème pas évident je trouve, si t'en as d'autres comme ça hésite pas c cool!


Mardi 19 Juillet 2011 - 12:57:49
Hello, merci de Ton opinion.
En voici un autre pour la peine. Le style est différent, celui-ci est écrit en prose. J'ai écrit plusieurs "morceaux" d'histoires, je pense les réunir lorsque j'en aurai assez pour faire une grande histoire.


Attention il est Gore celui-là.


VIOL

Ils étaient suivis dans la rue. Un jeune couple. Ils ne savaient pas. Ils se dirigeaient chez eux. Prêts à passer une soirée pleine d'amour. Mais ils étaient suivis. Derrière eux, deux hommes masqués, l'un armé d'un couteau, l'autre d'une tronçonneuse. Ils sont rentrés chez eux. Mais ils étaient suivis. Étalés sur le lit, ils pensaient que leur amour était éternel. Pourtant. L'un des deux intrus massacrait la porte de leur maison avec la tronçonneuse. Le bruit paniqua le jeune couple. L'effroi commençait. La peur les envahit. Pensant être cambriolés. La réalité était pire qu'un cambriolage. Ils ont été repoussés jusqu'à leur chambre, insultés, injuriés, menacés. L'un des deux intrus agrippa le jeune homme. Le deuxième agrippa la jeune fille. Sous les yeux de la fille, le garçon se faisait dépecer a coups de couteau profondément plantés.  Il hurlait de douleur. Il agonisait sous les yeux de sa bien aimée. Celle-ci commençait à pleurer. Fort. Le sang du garçon se répandit sur le lit. Il hurlait, encore et encore. Il souffrait. Les coups de couteaux pleuvaient dans chaque recoin de son corps : dans ses yeux désormais crevés, ses ongles. L'intrus ne le tuait pas tout de suite, il s'amusait à le faire souffrir. Et puis il mourut. Devant les yeux horrifiés de sa chérie. L'histoire ne s'est pas arrêtée là. Le deuxième intrus arracha les vêtements de la fille. Jusqu'au dernier. Pendant que le deuxième la tripotait. Ils lui ont passé dessus. Tout les deux. Ils n'ont pas touché à ses tripes. Cela durait longtemps, longtemps. Ils lui ont éjaculés l'un dans sa bouche, l'autre dans son sexe. Et ils sont partis, aussi vite qu'ils sont venus.

La fille regarda son amant, mort, étalé sur le lit, lui et ses tripes, son sang. Le spectacle était insupportable pour elle. Elle se recroquevilla dans les draps. Elle se mit à pleurer. Ce jour qui était censé être le meilleur s'est transformé en le pire des cauchemars. Ils ne s'y attendaient pas. Elle a été violée, et a vu mourir l'homme de sa vie, le tout dans un espace de temps restreint. Elle ne voulait plus penser au lendemain. Elle pensa au suicide. Sa vie ne serait pas tranquille pendant un long moment. Elle s'écria juste un mot... Pourquoi ?


Mardi 26 Juillet 2011 - 19:59:34
Bon sa fait quelque temps je voulais les mettre ici mais j'osais pas.. En tout il y en a 4:

Solitude:

Solitude, mot vaste pour un état
Ou nombreuses personnes en sont adeptes
Le loup aime également la solitude
Individuelle et neutre parfois
Tu me vois discrète et silencieuse
Un long moment avant de revenir à moi
De redevenir moi-même comme on me connait
Et malgré mes silences je reste normale
Sans arrêter d'aimer en silence.

Tristesse:

Tristesse, mot souvent mélancolique
Rivière de larmes qui peut arriver
Insolite suivant les contextes
Souvent incontrôlables ou contrôlables
Tout en montrant des sentiments différents
Et peuvent être destinés pour une personne
Ces types de larmes ont alors deux facettes
Soit elles sont tristes soit joyeuses
Et souvent c'est pour un être cher

Tristesse d'une déesse:

Une nuit calme, sans nuages,
Pourtant une course effrénée s'entend
Dans une clairière, deux loup apparaissent, haletants.
L'un s'assied, l'autre s'allonge, commença alors une chanson sans âge.

Un hurlement, puis deux et le ciel étoilé frémit.
Nòtt, depuis le Vahalla, les regarde chanter
Éternelle, cette chanson lui faisait toujours autant d'effet
Peu à peu, elle devint mélodie.

Cette mélodie appelle avec un remerciement la lune.
Lune éclairante et bienveillante,
Alors Màni apparut à leur côté.

C'est alors que tout cessa, elle était là, la lune bienveillante.
Pittoresque trio, observé par Nòtt, elle même de son côté.
Une larme coula, brillante, car Màni voyait ses meilleurs amis disparaître peu à peu..

Une onde de glace:

Étendue de glace, de neige et d'eau,
Nördj est maître de ce monde..
Pourtant, les seuls qui voient tout sont des animaux.
Une danse éternelle comme l'eau est une onde,
Jusqu'à quand cette danse sera éternelle ?

Ce monde glacé devient de plus en plus mauvais,
Nördj ne peut que pleurer l'envol de ce lieu Jadis maternel.
Un loup observe deux ours polaires en train de se noyer..
Soupir Triste sur ses imposants Glaciers,
Soupir porté par les vents glacés à jamais.

Deux loups hurlent sous la lune avec tristesse
Une tristesse venant du fond du coeur
Car leur monde s’enlise
Les ténèbres s'enferment peu à peu sur leurs coeurs.
La nuit sera à jamais à leur écoute,
Quelle soit noire ou éclairée..

Sur ces plaines, un monde entier se déroute.
Nördj et ses habitants peuvent toujours pleurer...
La nuit et ses étoiles seront là,
Et les glaciers avec sa neige et son eau,
Continueront de disparaître en une danse macabre..

Samedi 30 Juillet 2011 - 22:49:49
Bonsoir,

Je mets en ligne un nouveau poème écrit cette fois-ci avec un copain il y a à peu près dix ans.

LE CIMETIÈRE

Miroir fascinant d’un lieu sans trucages
Où la Mort s’en vient dans un dernier cri !
Miroir sans teint du passé souvent flétri
Qui débarrasse notre corps de ses outrages !
Miroir trop parfait de nos regrets enfouis
Sous le marbre glacé qui nous surplombe ;
Que les feux-follets farceurs font la bombe,
Le soir, sous les yeux des tombeaux éblouis.

Miroir momifié d’un endroit si étrange
Où les défunts s’amusent de nos vains écrits !
Par ce miroir contrefait violant nos esprits
Nos souvenirs glacés d’un passé sans âge.
Les gisants au teint blafard sont partis
Faire la fête aux dancings d’outre-tombe ;
Les miroirs froids ont un reflet qui trompe ;
Sur le beffroi tous les greffiers sont gris.

Dans les couloirs du Silence froissé,
Tu t’aperçois que Ton passé s’estompe
Au loin dans un sillage trop glacé ;
Dans Ton souvenir une lueur flambe.
Soudain la brume recouvre la lampe
Et la vie s’en va dans un cri glacé,
Apeurée par la Mort qui vient en trombe
Te rappeler que tout est consumé.

Tu voulais tant revoir ces doux rivages
Qui faisaient de Ton passé une estampe !
Et trop souvent flirtait avec les nuages,
Que dans un accès de Rage tu as détruit !
Sous le regard des tombeaux tu as maudit
Tes chers souvenirs tant de fois abusés ;
Dans le noir le marbre gris nous surplombe
Sous le miroir sans teint des temps usés


Si pâle et serein, un visage oublié
Vient me rappeler au cœur des nuits blêmes
Que sous le soleil j’avais dit : «Je t’aime»
Au Spectre que la lune m’a volé.
Passe le jour et viennent les ténèbres,
Et passe le sang dans le corps fatigué
Demain le Silence, ivre de pitié
Du plomb des années scellera nos lèvres.


A toi la nuit ! De nous montrer
Le vrai visage de la terre qui nous ment ;
Libérés (enfin) ! du corps pourrissant
Œil immatériel, voyons ce qui est !
Tout est faux dans la lumière diurne,
Le regard vivant est vite abusé
Tout est faux dans la lumière irisée
Nos cendres voient mieux du fond de leur urne.

Ici une vie qui jamais ne triche
Croît et se répand sur fumier de chair ;
Loin des illusions nées de la lumière,
Des pieux mensonges et des cœurs en friche.
Certes sous la terre il n’est point de ciel
À contempler pour s’y croire promis ;
Ici suintent les parfums alourdis
De la seule vie qui soit essentielle !

Sous ces croix, pas de Dieu qui nous attende,
D’enfer certes point ! juste le silence…. ,
Et peut-être pour une ultime danse,
Le grouillement des vers dans notre viande.
Mais pensez un peu ! la crainte, l’amour,
Les questions qui restent sans réponses
Qui pour l’esprit sont tortures absconses
Et meurent avant la lumière du jour !

Claude PENICAUD/Franck PERIGNY

Vendredi 05 Août 2011 - 16:24:36
Bon, je suis actuellement en train d'écrire une histoire. Il y a du chemin à parcourir, mais je m'éclate à l'écrire et me déchaine comme jamais. J'ai écrit pas mal de chapitres. Cette histoire est censée dénoncer beaucoup de choses, mais surtout être assez dure. En effet, elle contient des passages érotiques/pornographiques, violents, gores et du langage cru.

Voici donc l'un des premiers chapitres de l'histoire, qui est juste un petit plantage de décor. Je vous rassure, il n'y a absolument rien de violent ou sexuel dans celui-là.

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L'Église a longtemps régné sur le dernier continent. Il s'agissait d'une théocratie qui exécutait des pratiques tout simplement horribles et plongeait sans hésitation l'ensemble des pays dans le chaos. Des pratiques de pédophilie, de lobotomie ou de tortures y étaient pratiquées quotidiennement, et cela était même vu comme un art. Mais le pouvoir s'est attiré la haine de la Résistance de l'époque. Une révolution a éclaté il y a quelques années, et depuis c'est l'Empire Déchu qui était à la tête du dernier continent.
A vrai dire, l'Empire Déchu n'était pas mieux que l'Église. Dans l'esprit des gens, il n'y en avait tout bonnement pas un pour rattraper l'autre. Mais ils se taisaient car le pouvoir mis en place était une dictature extrémiste, et les gens qui osaient se lever contre le pouvoir en place étaient sévèrement punis.
Il y avait quelque part un "contrôleur de pensées" dans lequel les citoyens devaient se rendre une fois par mois. Chacun d'eux avaient une carte d'identité. Le contrôleur de pensées servait à vérifier qu'un citoyen acclame bien l'État et son idéologie. Dans le cas contraire, sa carte d'identité était déchirée. Tout citoyen disposant d'une carte d'identité déchirée n'était plus protégé par la loi. Il était en tort quoiqu'il arrive, même s'il se faisait Torturer, violer ou tuer. Chacun pouvait le blesser à souhait en étant couvert par la loi à la condition qu'il disposait d'une carte d'identité intacte. C'était donc un État qui plongeait le peuple dans l'auto-destruction. De toute façon, pour eux, ceux qui sont inutiles devaient crever avant de freiner leur avancée et leur expansion. Ils n'avaient pas besoin de s'encombrer de déchets.
Il fallait aussi savoir que le gouvernement en place était, en plus d'être à cheval sur le progrès technologique et industriel quelque soient les risques environnementaux que cela entrainait, très misogyne. La culture du dernier continent était dominée par les hommes. La femme était à l'homme un esclave et un jouet, au même titre qu'un citoyen sans carte d'identité face à un citoyen qui en avait une. La femme était mal vue, n'avait quasiment aucun droit mis à part servir l'homme. Elle était considérée comme une erreur de la nature, une honte. Curieusement, cette règle ne s'appliquait pas à toutes les femmes. Non, parce que celles qui faisaient partie du gouvernement, il ne fallait pas en dire du mal. Elles, elles avaient le privilège d'être hiérarchiquement égales aux hommes.

Plus l'Empire Déchu tendait vers l’extrémisme et plus des rebelles naissaient de toutes part, trahissant leur origine. Ils avaient formé une organisation, Les Anges Déchus, dans laquelle ils se promettaient de faire chuter l'Empire. Ils n'avaient pas beaucoup de moyens, contrairement à la police des cités qui disposaient de tout les droits. Ils ne seraient pas poursuivis en Justice s'ils venaient à faire du mal aux personnes démunies et sans carte d'identité. Par ailleurs, les rebelles n'hésitaient pas à déchirer d'eux-mêmes leur carte d'identité pour défier l'Empire.
Il fallait aussi savoir que l'Église n'avait pas entièrement disparu, il avait simplement été réduit au rang de petit groupuscule qui promettait de se venger. Ainsi, ils continuaient leurs petites activités dans l'ombre, et comptait bien convertir les gens à leur cause pour revenir au pouvoir.
La culture et l'histoire du Dernier Continent n'étaient donc pas très glorieuses.

Au deuxième étage d'un grand immeuble se trouvait celui dont on avait oublié le nom mais qu'on appelait L'ange noir. Il n'avait pas réellement d'opinion sur les conflits du pays, et souffrait d'une pathologie macabre qui consistait à être excité par la vue du sang, à tel point que cela lui était nécessaire pour survivre. Il a eu une enfance très difficile, toujours rejeté. Ses parents ont été tués par l'Empire alors qu'il était âgé de quatre ans. Il était passé de famille d'accueil en famille d'accueil. Cela ne durait jamais bien longtemps car sa soif de sang faisait peur. Il aurait voulu vivre. Il aurait voulu apprendre à aimer. Au lieu de cela, il était un ange noir qui vivait dans un monde triste et douloureux. Aujourd'hui, il vivait seul dans un petit appartement. Son immeuble était comme tout les autres immeubles du coin : un grand terrain de jeux. Un champ de bataille entre les citoyens de l'Empire et les citoyens dits coupables.


Samedi 13 Août 2011 - 19:24:11
@ AngelsShallFall - c'est franchement bien mais il faudra faire gaffe aux concordances des temps entre les divers verbes d'une même phrase : j'aurais plus vu "ses parents furent tués" "il eut une enfance très difficile"

@ Hotaru - "commence alors une chanson sans âge". Plutôt le présent si tu l'as utilisé avant, mais sinon c'est bien inspiré et dark, continue comme ça

Samedi 13 Août 2011 - 19:51:50
En bon fan de Saint seiya j'avais a l'époque écrit un petit fanfiction de ce MaNga,et je l'est gardé quelque part.Un second était en préparation mais n'a jamais vue le jour.

Samedi 13 Août 2011 - 21:17:24
@Angel: j'aime bien Ton histoire et si j'aurais pu en lire un peu plus je l'aurais fait.

@Karbraxis: Merci mais j'en fais vraiment peu par manque de temps et d'inspiration. Et je compte bien continuer enfin dés que j'ai l'inspiration, c'est mieux..

Samedi 13 Août 2011 - 21:38:11
Merci les deux pour les appréciations/conseils.

En effet, j'ai beau écrire souvent, si je n'ai pas d'inspiration, ce n'est pas la peine d'insister.

La partie de l'histoire que j'ai postée n'est qu'un plantage de décor, il n'y a pas d'action dans ce que j'ai mis ici. Mais je vais pas en mettre plus sur les forums de SoM, parce que le contenu est assez barbare/pervers par moments. Si tu veux un lien, demandes-moi.