Cela fait longtemps que j'écris des petits textes en vers libres, je vous colle dans vos faces l'un des derniers que j'ai écrit. Ma façon d'écrire est brut de décoffrage, sans concessions voire assez destroy par moments, autant dire que je ne fais pas dans le subtil et la finesse et que j'attaque de face. Hésitez pas à censurer la fin si elle est dérangeante. Hésitez pas non plus pour les impressions...
Nuit Noire Deux collégiennes sur les trottoirs
Par une nuit semblable aux autres
Habillées de façon très aguicheuse
Elles consomment de l'héroïne
Orphelines sans famille ni soutien
Abandonnées sans
Argent à leur sort
Dans un monde qui ne leur
Fera aucun cadeau
Et ne leur donnera aucune chaleur
Quatre sur vingt de moyenne générale
Conseils de discipline renvoyées du collège
Abandonné le cruel monde des études
Bienvenue dans celui de la luxure
Ici c'est pas votre cerveau qui vous
Fera vivre
C'est votre corps qui vous permettra
De toucher de vos mains flétries l'argent sali
Alors oubliez ce que l'école vous a appris
Apprenez à bouger votre corps à
Exciter les mecs
C'est pas bien dur vous avez de gros seins
Et apprenez à être nymphomanes
Ne déclinez jamais une invitation
Dans un sous-terrain dans un casino
Dans une boite de strip dans un bar à salopes
C'est cela ou vous n'aurez pas d'argent
Pas d'argent signifie plus de drogues
Et plus de malbouffe pour survivre
Les deux amies discutent de leur condition
Ça fait longtemps qu'elles n'espèrent plus
Que quelqu'un les sauve de leur pétrin
De toute façon elles refuseraient
Elles sont acclimatées désormais
Elles sont là au coeur de la nuit
Il faut que quelqu'un de sexe masculin vienne
Et leur propose de l'argent et des drogues
Même si cela signifie lui donner du plaisir sexuel
Elles ont froid elles ont faim
Et nulle part où se reposer
Personne ne viendra pour ce soir
Cela ne sert à rien de veiller
Elles se prennent l'une l'autre dans les bras
Elles s'endorment blotties l'une contre l'autre
C'est le moment que les charognards attendaient
Les heures de sommeil passent
Le soleil se lève les oiseaux chantent
Mais la joie ne se trouve pas dans le coeur de tout le monde
Les deux collégiennes se réveillent enfin
Elles s’aperçoivent vite que leurs vêtements sont déchirés
Et que leur corps et visages nus
Sont aspergés de sperme