Art(s) et littérature >> Vos compositions littéraires...
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Mercredi 22 Juin 2011 - 18:25:14
suite...
  • dans l'abysse depuis huit mille ans.
  • C'est vrai. Sept millénaires seulement. Je me rappelle encore de ce que j'étais. Le plus grand. Le Premier Archonte. Quasiment un Dieu. La chute n'en a été que plus grande. Stupides divinités. J'apportais la science et le progrès aux peuples du monde. Ces entités omnipotentes n'ont trouvé que pour tout moyen de me bannir et de faire de moi le Mal incarné. C'est stupide. Le monde n'est fait que de nuances de gris. Personne n'est bon et personne n'est mauvais. Après m'avoir détruit, ils ont détruit aussi leur monde, du moins tous les êtres vivants qui y habitaient. Ils ont fait de chaque continent leur royaume. Ils ont instauré une foi inébranlable. Cependant, les Divins Empires qu'ils avaient fondés ne sont plus que ruines et cendres, et ils n'ont aujourd'hui plus le pouvoir qu'ils avaient autrefois. Leur force n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était. Ils sont incapables de réitérer ce qu'ils ont fait. Ils sont déjà déchirés par des conflits entre panthéons. La foi est moins affermie. De plus, en survolant Kel'Akran, qui sera le théâtre d'un conflit qui changera l'histoire, j'ai aperçu un potentiel allié.
  • Il est puissant ? Qui est-il ?
  • Il est faible, mais a un potentiel immense. Il faut pour cela déclencher son destin. Ce n'est cependant pas à nous de nous en occuper, et cela joue pour nous. Les Célestes le feront pour nous.
  • Les Dieux vont envoyer l'Ost Céleste ?!
  • Je le pense. Ils sont incapables de faire un génocide à l'échelle continentale, mais leurs fidèles serviteurs le peuvent. Du moins, si nous n'intervenions pas.
  • Combien sont-ils ?
  • Vingt. Douze Anges, sept Archanges et un Archonte.
  • Comment se nomme l'Archonte ?
  • Son nom ? Tu ne le connais que trop bien. Elle est Ton désespoir, ta haine, ta misère, ta chute. Tu seras sa mort.
  • Valasana...
  • En effet.
  • Que penses-tu qu'il va d'autre se passer ? Je sais qu'il y a d'autres événement que tu prédis.
  • Evidemment. Je vois un vieux héros, des traîtres et une guerre sur Six fronts dont un intérieur. Comme tu te le demandes, je vais te dire quel est le sixième front : les draavos vont revenir sur Kel'Akran. Ils sont trois millions et commandés par le Grand Ktaa Anyu-Mar.
  • Tu es machiavélique, Lucifer. Je sais que c'est toi qui déclenchera indirectement le début de la fin. De plus, tu vas être souillé du sang de milliers d'innocents seulement pour mener ta propre guerre contre les Dieux.
  • Toi aussi.
  • Certes, pour la deuxième partie. Et qu'imagines-tu à propos de ton fils et de sa communauté ? Et sa mère ?
  • Mon fils ? Je ne puis te le dire. En revanche, je peux te dire qu'il va se passer de nombreuses choses avec sa mère. Tu le sais, elle devrait avoir aujourd'hui plus de quarante printemps, mais elle n'en a que vingt-sept.
  • Est-ce ton œuvre ?
  • Non.
  • Il faut maintenant attendre le Conseil Arkan et qu'Elle-Est-Les-Ténèbres fasse son office.
  • L'assassin ? Il n'est pas corrompu. Il pense simplement que c'est un assassinat presque comme les autres. Il n'est pas stupide, il sait que c'est un acte qui lui vaudrait la torture puis la pendaison ou le bûchet. Il connaît les risques. C'est le meilleur. Et dix mille pièces d'or ça ne se refuse pas.
  • Où as-tu trouvé une telle s... je ne préfère pas savoir.
  • C'est étonnant. Tu es un colosse, aussi haut qu'une cathédrale, de flammes et de noirceur, vêtu d'écailles et de ténèbres, doté d'ailes gigantesques, tu as un visage démoniaque et des cornes grandes comme un homme et tu recules devant une pensée ?
  • Tu es Lucifer. Cela devrait répondre à ta question. Et je n'ai pas toujours été comme ça. Les Dieux ont voulu que je sois comme ça.
  • Je le sais. Tu étais un Ancien. Un géant d'airain vénéré et adulé de tous. Tu maîtrisais Kel'Akran et tu le faisais bien. Pourquoi es-tu ici déjà ?
  • Tu le sais très bien. Comme tu l'as dit j'étais vénéré de tous. Et c'est cela qui a entraîné ma perte. Les Dieux, bouffis d'orgueil, ont trouvé mon influence trop grande, et ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Ils ont envoyé Valasana me détruire. Ils ont ensuite fait de moi un démon aux yeux de tous, me disant d'une nature maléfique qu'ils avaient créé.
  • Les Dieux sont joueurs...
  • En effet. Que penses-tu du Concile des Vents d'Ombre ?
  • Il aura un rôle très important. Il va bientôt entamer sa seconde et avant-dernière phase, maintenant qu'ils ont réunis assez de Perles. C'est maintenant que les véritables Gris vont arriver.
  • Par qui seront-ils menés ?
  • Automne...
  • Qui sont ses officiers ?
  • Tu ne sais donc rien sur le Concile des Vents d'Ombres ?
  • Non.
  • Il est secondé par Ragelune, Larmenuit et les Etherombres.
  • Je vois. Je les connais tous.
  • Je crois qu'il sera bientôt temps. L'échiquier est disposé, les pièces seront en place sous peu, les joueurs sont prêts... la partie va pouvoir commencer.
  • Purifier par le feu... mes flammes brûleront ce monde et celui des Dieux, et au milieu des ruines de la civilisation, je serai là pour rire, le feu régnant autour de moi.
  • Finalement, tu es heureux de ta transformation, tu es encore bien plus puissant que tu ne l'as jamais été lorsque tu étais un Ancien.
  • Ne redis jamais cela, Lucifer. Je n'en suis pas heureux. Ma puissance vient de ma colère, celle que les Dieux même m'ont offert dans leur cruauté. Quoi qu'il en soit, les Dieux vont souffrir et le monde va ployer.
  • Bientôt Arkhaon. Bientôt. Pour le moment, attendons.
Arukarn se pencha sur le corps inanimé à ses pieds. Avec la même lame de guerre norgla aux deux lames ouvragées qui avait servi à tuer la jeune femme, il découpa lentement son doigt. Son armure lourde et complète émit un cliquetis sonore lorsqu'il se releva. Son torse était humain, mais comme tous les norglas il avait un longue que serpentine, un gueule de crocodile surmonté d'une crête, des écailles sur tout le corps et de longs bras griffus.  Il retira l'objet qui l'intéressait du doigt de la paysanne. Une fois la bague entre ses main, il arracha la pierre précieuse qui y était fixée. « Comment cette femme avait-elle pu trouver une Perle ? se demanda Arukarn. Sans doute dans les champs. Cela n'a pas d'importance. » . Il sortit de la petite maison dans laquelle vivait sa cible, son mari et leur enfant et laissa leurs cadavres y pourrir. Un vent fort sévissait, et sa cape grise volait dans son dos. Bien qu'il soit un véritable guerrier Gris, un Ombrenii, pas un de ces misérables que le Concile des Vents d'Ombres avaient envoyé pour retrouver les Perles, il avait décidé d'aller chercher celle-là seul.  Il passa sa main au-dessus du petit joyau lumineux, et en un instant il l'éveilla. Une fois l'Éveil terminé, il rangea le fruit de sa quête dans une bourse qui pendait à sa hanche droite. Il rangea son arme, un long manche de fer terminé de chaque côté par une large lame en forme de flèche. Soudain, il vit le vent s'accumuler autour d'un point, les ombres s'y concentraient. Un Etherombre apparut face à Arukarn, et tendit sa frêle main griffue vers le norgla albinos.
  • « Donne-moi cette perle, Arukarn à la peau blanche, lui ordonna-t-il.
  • Va mourir, créature des ténèbres. Je ne suis pas un misérable sous-fifre, je suis un Ombrenii, rétorqua Arukarn. Va-t-en. J'ai récupéré cette Perle, je l'ai éveillée et maintenant je vais la rapporter directement à Automne.
  • Je suis ton supérieur hiérarchique. Tu me dois obéissance.
  • Va te faire foutre. Je ne t'obéirais pas.
  • Donne-moi cette Perle, misérable, lui intima l'Etherombre. »
La voix de la créature s'était faite menaçante. Arukarn passa sa main dans son dos et dégaina sa fidèle Sekaln. Il se mit en garde.

« Je suis bien plus puissant que toi, dit l'Etherombre. Tu ne peux me vaincre.

  • Pars. »
La créature grogna de rage, mais elle n'attaqua pas Arukarn. Elle disparut dans un volute de fumée. Le norgla à la peau pâle rangea Sekaln se dirigea vers le gigantesque fleuve du Clair-Obscur qui se trouvait une centaine de pieds plus loin. Une fois sur la rive, il regarda un instant les eaux sombres et tumultueuses du Serpent Noir. Il plongea.  L'eau était glaciale et les courants d'une puissance bien plus grande que celle des humanoïdes. Cependant, les norglas nageaient mieux que n'importe quelle créature sur Kel'Akran, et la froideur des eaux ne lui faisait aucun effet. Arukarn se déplaçait à une vitesse phénoménale, glissant dans l'eau en traversant plus de trente brasses par seconde. Son armure avait été forgée spécialement pour résister à la rouille, si bien que les épaisses plaques métalliques ne gênaient pas ses mouvements.  Au bout de deux heures, il ralentit progressivement pour finalement atterrir sur la berge. Autour de lui, il n'y avait rien. Que de l'herbe à perte de vue. Devant Arukarn se dressait une gigantesque tour haute d'une cinquantaine de mètres et large comme une cathédrale. Les murs étaient ouvragés, d'un style ouvertement gothique et extrêmement riche. Deux drapeaux marqués d'une étoile à sept branches se situaient au-dessus de la grande porte. Arukarn les poussa et pénétra dans une immense salle très décorée, les murs étant recouverts de nombreux vitraux et peintures. Le norgla la traversa rapidement et arriva près du trône d'Automne. Il s'inclina. Le maître du Concile des Vents d'Ombre lui dit de se relever de sa voix grave et sombre. De chaque côté du trône se tenaient Ragelune et Larmenuit qui ne laissaient transparaître aucune émotion.  Arukarn fixa Automne. Les yeux argentés de ce dernier semblaient lire à travers son âme. Le bas du visage de l'homme était recouvert par un tissu qui s'attachait sur son nez.
  • « Quelle est la raison de ta venue ? demanda Automne.
  • J'ai récupéré une Perle, seigneur.
  • Donne-la moi donc, fidèle Ombrenii. »
Arukarn attrapa sa bourse en cuir, l'ouvrit et en sortit le petit objet. Il brillait d'une vive lumière. Le guerrier le déposa dans la main ouverte de son maître.
  • « Excellent. Tu es un bon chien, Arukarn. Mais tu es plus qu'un serviteur. Tu es ambitieux.
  • Je ne vis que pour servir.
  • Sans doute. Comme tu le sais, la première partie de notre plan est bientôt terminée. Tes guerriers, les Ombreniis, vont bientôt entrer en scène.
  • Mes guerriers ? s'étonna Arukarn.
  • Oui. Je te nomme commandant des Ombreniis. Désormais, tu seras Khah Suprême Arukarn. Tu ne reçois d'autorité que de Ragelune, Larmenuit et moi-même.
  • C'est un grand honneur. J'espère que je serais à la hauteur de la tâche qui m'est confiée et des pouvoirs qui me sont conférés.
  • Je ne t'aurais pas donné ce rôle si j'estimais que tu étais incapable de l'occuper. Tu le sais. J'ai confiance en toi.
  • Je commanderai les Ombreniis au combat.
  • Bien entendu. »
D'un geste, Automne lui fit comprendre qu'il pouvait disposer. Alors qu'il se dirigeait vers les escaliers en colimaçon qui conduisaient au deuxième étage et à la bibliothèque, il entendit derrière lui Automne parler à ses lieutenants.  Le but du Concile des Vents d'Ombres était clair et juste. Son accomplissement serait la consécration de ce monde. Arukarn avait été intégré dans le Concile à l'âge de huit ans. Il avait été abandonné pour sa peau blanche et ses dons psychiques. Pendant quatorze années, Arukarn avait été éduqué. Il avait appris la stratégie militaire, l'escrime. Il avait assimilé les valeurs ombriennes au fil des ans.
Militairement, il valait, comme tous les cinquante Ombreniis, une centaine d'homme. Ils étaient tous dotés de capacités psychiques permettant d'essayer de voir le futur. La tâche était ardue et peu sûre. Lorsque la phase deux allait commencer, les Ombreniis devraient se ranger aux côtés des peuples du Sud. Il se fondraient dans l'alliance la plus puissante, car nul doute que les huit races ne s'allieront pas toutes ensembles. Il se dirigea vers ses appartements et y rentra. Il retira son armure de plates, ne lui laissant pour toute protection qu'un habit de tissu et de cuir. Il alla vers le box de sa monture. Dès lors qu'Automne avait décidé qu'Arukarn serait Ombrenii, il avait été en charge d'une minuscule créature reptilienne. La sienne était noire. Pendant quatorze ans, le norgla l'avait élevé. Mais surtout, il devait chaque jour l'abreuver de son sang pour qu'elle grandisse. Il s'approcha de Dalavaran, un reptile bipède aux pattes avant atrophiées et à la gueule crocodilienne. Il se saisit d'un couteau de fer et opéra une longue entaille sur son bras droit. Le sang coula abondamment tout droit dans les mâchoires ouvertes de Dalavaran. Au bout de quelques minutes, le sang arrêta de couler et la plaie cicatrisa. Tout son bras droit était entièrement recouvert de cicatrices. Il se dit que cela avait enfin un sens, car Dalavaran était aussi haut qu'Arukarn. La créature était une masse de muscles de quatre cent kilos, et ses grandes mâchoire pouvaient broyer n'importe quoi, même l'acier. Dalavaran était en plus un très bon compagnon pour le norgla, et elle lui serait très utile dans la quête qu'Automne lui avait confié. En effet, le maître des Vents d'Ombres avait deviné qu'une communauté serait formé à la suite du Conseil Arkan. Elle serait composée de neuf membres au départ, un mourra, et trois autres y entreront,. Automne n'avait pu voir plus loin. Un de ces trois membres devait être selon lui Arukarn. Il ne pourrait commander que ses frères par télépathie, un don qui unissait les cinquante hommes.  Quelque chose préoccupait cependant le norgla à la peau de jour. Automne lui avait dit que le Plan des Fils, là où toute magie naissait et où les Ombreniis pouvaient voyager serait occupé aussi par des ennemis. La Confrérie des Vagues d'Argent, menés par un certain Dagon, avait des pouvoirs aussi puissants mais différents d'eux. Ils puisaient en effet leur puissance dans la vie de leurs acolytes, siphonnant leur énergie vitale et aspirant leur force pour lancer leurs sortilèges. Les hommes des Vagues d'Argent étaient plus nombreux mais moins puissants individuellement. Arukarn savait que le Concile des Vents d'Ombres et la Confrérie des Vagues d'Argent auraient un rôle important dans la guerre qui allait sans doute éclater. Automne ne savait cependant pas quel serait leur rôle. Il ne savait pas non plus comment s'organiserait les alliances entres les peuples du Sud.
Il s'agenouilla devant l'idole en or qui était posée sur un petit autel et pria. Contrairement à toutes les autres races de Kel'Akran, les Vents d'Ombre croyaient une ancienne théorie consignée dans l'Édit des Larmes comme quoi les huit panthéons seraient des divisions d'un antique Dieu tout puissant, la Déité Primordiale, ou Entité Première. Ce Dieu, nommé Pourpre, aurait créé le monde, et aurait décidé par la suite que vénérer huit panthéons de neuf Dieux serait meilleur pour ses créations.
 
  Si quelqu'un a le courage de lire...

Mercredi 22 Juin 2011 - 18:47:04
D'accord .... alors là, j'ai décroché ... ce serait mieux que tu postes par petits bouts parce que je doute que beaucoup de gens aient envie de lire les pavés que tu as posté et évite les double posts ...


Mercredi 22 Juin 2011 - 19:04:05
Punaise quand je vois les textes fiérements exibé sur ces pages,j'ai honte de ma nénette surnaturelle et son premier tome jamais achevé.0
 
Les metalhead sont généralement fan de Lovecraft,est ce votre cas ? Vous inspire t'il pour vos textes ?

Jeudi 23 Juin 2011 - 08:52:52

citation :
Elvangar dit : D'accord .... alors là, j'ai décroché ... ce serait mieux que tu postes par petits bouts parce que je doute que beaucoup de gens aient envie de lire les pavés que tu as posté et évite les double posts ...

T'as sans doute raison. Pour ce qui est des doubles posts, c'est que ça tenait pas dans un Seul 0
 
Vigilant_Guardian : faut pas avoir honte de ce que t'écris, fais toujours voir.
Et oui, personnellement je suis un immense fan de Lovecraft, il m'inspire dans mes textes et surtout pour les paroles de mes compositions.

Jeudi 23 Juin 2011 - 15:43:17

citation :
DarkBehemoth dit :
Pour ce qui est des doubles posts, c'est que ça tenait pas dans un Seul 0

D'où l'intérêt de poster des morceaux de taille moins importante   ...


Dimanche 26 Juin 2011 - 23:38:36
c'est vraiment rien de spécial...alors on se moque pas hein!

Je sombre dans un coma noir comme les ténèbres, j'accueille la nuit à bras ouverts.
Je m'aperçois que je m'enfiche de vivre ou de mourir puisque je ne ressens plus rien : ni amour, ni haine, ni joie, ni chagrin ; le monde est vide de sens.
J'ai l'impression qu'une vague obscure, un rouleau noir, une écume Lugubre de sang envahit la terre, englouti le monde : je suis au coeur de la nuit sauvage.
J'entends une mélodie lointaine, c'est la musique des derniers instants.
Une larme coule sur ma joue, le sang coule sur la fenêtre. Je sais que c'est la fin, je meurs.
Je ne suis plus que pardon, je ne suis plus que prière... Je suis devenue un ange déchu, crée dans le Silence ou dans le délicat soupir qui précède la mort.

Dimanche 26 Juin 2011 - 23:40:14
Pourquoi se moquerait-on ? c'est joliment écrit ...


Dimanche 26 Juin 2011 - 23:49:00
Merci

Mardi 28 Juin 2011 - 08:33:47
(Une nouvelle bizarre (Dans le sens où c'est pas mon genre à la base) que j'ai pas mise complète, j'avais envie d'écrire ça "Les passeurs")

Où le train nous menait? Ca n'avait aucune espèce d'importance, nous aimions Voyager la nuit d'une part et d'autre du monde,dans une cabine dortoir de grand luxe, isolés du reste de l'équipage.
L'un de ses trains à vapeur d'époque, ils avaient leur charme... Un son et une allure qui me manque maintenant.

Nous étions venus principalement pour nous détendre, passer un moment Seul hors de tout, elle et moi. C'est un autre monde ici... enfin, pas tout à fait...c'est le passage d'un monde à un autre pour être plus exact.
Un peu comme si notre âme elle même voyageait dans un univers parallèle pour quelques temps ... Le son de la machine couvrant les discussions, les allés et venus des passagers, les rendant presque inaudibles, fantomatiques...Ce ballotement incessant qui nous berce tandis que l'on voit la vie défiler à travers la vitre, difforme, irréelle nous conduisant finalement à un profond sommeil pour ensuite se réveiller  lorsque tout cela fini...

Et l'on se retrouve dans ce monde "autre",peut être par plaisir pour rejoindre une belle qui nous attend, se frottant les mains pour lutter contre le froid, guettant la moindre forme s'extirpant des wagons avec hâte et un Stress sans cesse renouvelé malgré l'habitude... Dans un décor blanc, où, de notre coté, il est pas difficile d'apercevoir ce petit bout d'être, enveloppé de noir, qui contraste un peu avec le reste de la foule, de son air un peu perdu, cherchant tout comme nous à rejoindre cette bulle protectrice qui nous Isole du reste de la planète.

Le passage d'un monde de solitude et de routine vers un monde aux règles et à l'aspect différent, dans les contrées sud où le froid inhabituel, pour quelqu'un pour moi, agressait des le premier pied posé sur le quai de la gare, mais aussi un monde d'une rare chaleur... Celle qui nous enveloppe au départ quand deux personnes savent communiquer juste en s'effleurant du regard, qui se dissipe avec le temps et que l'on retrouve quelques fois dans notre sommeil ou nos cruels souvenirs.

Cette fois ci, nous n'étions pas dans deux mondes opposés, hâtifs de retrouver cette chaleur familière et vitale mais nous étions tout deux dans le train à subir sa somnolence bienfaitrice, vérifiant entre chaque long sifflement de vapeur que l'autre était toujours bien là, à coté.

Oui, c'était vraiment un voyage sans but... Juste pour le plaisir de retrouver quelques émotions perdues... et profiter pour chasser des hommes et des femmes qui n'avaient pas encore Conscience que cette fois ci, ce voyage était leur dernier et que leur destination n'était pas celle qu'ils espéraient mais simplement un allé simple vers la mort... Il y avait bien longtemps que ne s'était pas offert un festin digne de ce nom et certains inconscients que l'on avait croisés aux détours d'un couloir lui avaient vraiment ouvert l'appétit.



Mardi 28 Juin 2011 - 16:37:46
Très sympa ... mais le texte est à remanier entre les fautes, les redites et certaines tournures de phrases ... en tout cas, il y a, sans conteste, du potentiel !