Art(s) et littérature >> Vos compositions littéraires...
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Dimanche 05 Juin 2011 - 20:11:58
ça se fait =) Mais c'est compliqué xD

Lundi 13 Juin 2011 - 18:45:16
A mon tour, on va voir si j'arrive à égaler votre niveau. C'est tiré d'une histoire que je suis en train d'écrire qui se nommera "Masquemort", et il s'agit d'un extrait du commencement. Pour re-situer, le héros a ici 11 ans et vit dans l'East End (quartier pauvre de Londres) :

Mais ce quotidien changea du tout au tout le 23 Septembre, un sombre jour d’automne, un de ces jours qui marquent par la rougeur des feuilles mortes, le souffle du vent, la fraîcheur de la nuit et l’attitude plus sombre des gens, les pauvres qui redoutent le froid. Car ils étaient légion dans les rues à ne pouvoir se reposer la nuit, sans cesse réveillés par les policiers qui appliquaient là une loi injuste, comme il y en avait tant à cette époque brillante et honteuse. Il advint, dans l’anonymat de cet enfer, un événement tragique qui en amènerait d’autres plus incroyables encore. Arthur, qui souffrait de terribles migraines, se réveillait parfois la nuit et s’en allait marcher dans les rues à la recherche d’un peu de fraîcheur – Septembre était particulièrement chaud, cette année-là –, et il ne rentrait parfois que deux heures plus tard se recoucher auprès de sa mère, dans la pénombre du taudis.
 
Arthur s’était levé, la tempe droite brûlante derrière son œil, et s’en était allé marcher dans les rues au hasard de ses réflexions. Il devait être cinq ou Six heures du matin, heure où le soleil dort encore, lorsqu’il décida de retourner dormir un peu auprès de sa mère. Il avait réussi à dérober un peu de nourriture dans le dos d’un commerçant et franchir le quartier de Jonathan Ride et de ses amis sans les croiser : la journée commençait sous les meilleurs auspices.

Dans la pénombre d’une aube qui tardait à se montrer, il entra dans la résidence ; alors son sang se glaça. Un frisson grimpa le long de sa colonne vertébrale en y plantant consciencieusement ses griffes, son instinct décupla ses sens – le Danger n’était pas loin. Il avait suffisamment vécu dans l’horreur pour deviner que quelque chose se tramait. Pourtant Arthur décida d’ignorer ce sentiment, fila droit dans la misérable maison et poussa la porte avant de se figer face à un effroyable spectacle.
 
Sa mère était allongée sur le vieux lit miteux, la bouche ouverte et les yeux exorbités d’horreur et de surprise. A ses côtés se tenait un homme qui fouillait en elle dans d’affreux chuintements, des sons de viande que l’on triture, comme des gargouillis. Il y avait du sang en abondance sur le lit et par terre, qui coulait dans des « plocs » et rythmait, avec le souffle de l’homme, le silence. Le monstre, obnubilé par son œuvre, plongea son couteau au fond de l’entrejambe féminine et souffla de plaisir en écoutant riper la lame contre un os mis à nu ; il en jouissait presque. Il créait à la lumière jaunâtre d’une vieille lanterne posée derrière lui qui diffusait une lumière blafarde, fantomatique, et retirait quelques lambeaux de chair grossièrement coupés. Arthur retint son souffle.
 
L’homme leva des yeux étranges, profonds et lugubres, colorés de surprise. Mais cette expression changea aussitôt et les pupilles passèrent instantanément de l’étonnement au plaisir naïf presque enfantin.
-     Oh, bonjour Arthur. Belle journée, n’est-il pas ?
 
Il était bien peigné et ses yeux ressortaient du contrejour qui dissimulait son visage. Il sourit avec chaleur, révélant des dents blanches de prédateur dans les ténèbres. Lentement, il retira le large couteau rouge, l’essuya sur les draps et le rangea dans un étui ; puis il se détourna, prit son haut-de-forme, enfila son manteau, éteignit la lanterne et s’en saisit avant de s’immobiliser : Arthur ne l’avait pas lâché du regard depuis le début. Le monstre ajusta son manteau et s’avança lentement vers le gamin, tendit la main… et d’un geste tendre, l’écarta doucement de l’encadrement de la porte avant d’inspirer l’air vicié de mort avec un contentement certain. Son expression changea aussitôt, ses traits se figèrent, son regard devint mélancolique, presque songeur.
-   Bonne chance, petit, murmura-t-il d’une voix lourde

Lundi 13 Juin 2011 - 20:38:07
Depuis mon essai foireux il y a quatre ans avec mes potes ,je n'est plus rien tenté en écriture.Pourtant je meurt d'envie d'écrire quelque chose,mais la motivation me manque parfois.

Lundi 13 Juin 2011 - 20:39:10

citation :
Vigilant_Guardian dit : Depuis mon essai foireux il y a quatre ans avec mes potes ,je n'est plus rien tenté en écriture.Pourtant je meurt d'envie d'écrire quelque chose,mais la motivation me manque parfois.

Tu l'avais pas déjà dit ça?

Lundi 13 Juin 2011 - 20:41:36
Possible.
 
kabra : c'est ecrit spécialement pour ce topic ou c'était déja sur papier ? 0

Lundi 13 Juin 2011 - 20:59:12
C'est pour les 2, en fait. Si les avis sont mauvais je le virerai.

Lundi 13 Juin 2011 - 21:02:11

citation :
Kabraxis dit : A mon tour, on va voir si j'arrive à égaler votre niveau. C'est tiré d'une histoire que je suis en train d'écrire qui se nommera "Masquemort", et il s'agit d'un extrait du commencement. Pour re-situer, le héros a ici 11 ans et vit dans l'East End (quartier pauvre de Londres) :

Mais ce quotidien changea du tout au tout le 23 Septembre, un sombre jour d’automne, un de ces jours qui marquent par la rougeur des feuilles mortes, le souffle du vent, la fraîcheur de la nuit et l’attitude plus sombre des gens, les pauvres qui redoutent le froid. Car ils étaient légion dans les rues à ne pouvoir se reposer la nuit, sans cesse réveillés par les policiers qui appliquaient là une loi injuste, comme il y en avait tant à cette époque brillante et honteuse. Il advint, dans l’anonymat de cet enfer, un événement tragique qui en amènerait d’autres plus incroyables encore. Arthur, qui souffrait de terribles migraines, se réveillait parfois la nuit et s’en allait marcher dans les rues à la recherche d’un peu de fraîcheur – Septembre était particulièrement chaud, cette année-là –, et il ne rentrait parfois que deux heures plus tard se recoucher auprès de sa mère, dans la pénombre du taudis.
 
Arthur s’était levé, la tempe droite brûlante derrière son œil droit, et s’en était allé marcher dans les rues au hasard de ses réflexions. Il devait être cinq ou Six heures du matin, heure où le soleil dort encore, lorsqu’il décida de retourner dormir un peu auprès de sa mère. Il avait réussi à dérober un peu de nourriture dans le dos d’un commerçant et franchir le quartier de Jonathan Ride et de ses amis sans les croiser : la journée commençait sous les meilleurs auspices.

Dans la pénombre d’une aube qui tardait à se montrer, il entra dans la résidence ; alors son sang se glaça. Un frisson grimpa le long de sa colonne vertébrale en y plantant consciencieusement ses griffes, son instinct décupla ses sens – le Danger n’était pas loin. Il avait suffisamment vécu dans l’horreur pour deviner que quelque chose se tramait. Pourtant Arthur décida d’ignorer ce sentiment, fila droit dans la misérable maison et poussa la porte avant de se figer face à un effroyable spectacle.
 
Sa mère était allongée sur le vieux lit miteux, la bouche ouverte et les yeux exorbités d’horreur et de surprise. A ses côtés se tenait un homme qui fouillait en elle dans d’affreux chuintements, des sons de viande que l’on triture, comme des gargouillis. Il y avait du sang en abondance sur le lit et par terre, qui coulait dans des « plocs » et rythmait, avec le souffle de l’homme, le silence. Le monstre, obnubilé par son œuvre, plongea son couteau au fond de l’entrejambe féminine et souffla de plaisir en écoutant riper la lame contre un os mis à nu ; il en jouissait presque. Il créait à la lumière jaunâtre d’une vieille lanterne posée derrière lui qui diffusait une lumière blafarde, fantomatique, et retirait quelques lambeaux de chair grossièrement coupés. Arthur retint son souffle.
 
L’homme leva des yeux étranges, profonds et lugubres, colorés de surprise. Mais cette expression changea aussitôt et les pupilles passèrent instantanément de l’étonnement au plaisir naïf presque enfantin.
-     Oh, bonjour Arthur. Belle journée, n’est-il pas ?
 
Il était bien peigné et ses yeux ressortaient du contrejour qui dissimulait son visage. Il sourit avec chaleur, révélant des dents blanches de prédateur dans les ténèbres. Lentement, il retira le large couteau rouge, l’essuya sur les draps et le rangea dans un étui ; puis il se détourna, prit son haut-de-forme, enfila son manteau, éteignit la lanterne et s’en saisit avant de s’immobiliser : Arthur ne l’avait pas lâché du regard depuis le début. Le monstre ajusta son manteau et s’avança lentement vers le gamin, tendit la main… et d’un geste tendre, l’écarta doucement de l’encadrement de la porte avant d’inspirer l’air vicié de mort avec un contentement certain. Son expression changea aussitôt, ses traits se figèrent, son regard devint mélancolique, presque songeur.
-   Bonne chance, petit, murmura-t-il d’une voix lourde

C'est très bon, ça me donne envie de connaitre la suite ...


Lundi 13 Juin 2011 - 21:10:26
Voilà qui fait rudement plaisir à lire . Je pourrais te la passer si tu veux. Sinon, tu as des remarques particulières ? Des lourdeurs détectées ? Des erreurs de syntaxe ?

Lundi 13 Juin 2011 - 21:12:19
Ça ne m'a pas marqué, preuve que l'histoire accroche suffisamment mais avec Godsmack dans les oreilles, c'est aussi difficile de se concentrer sur les failles ...


Lundi 13 Juin 2011 - 21:22:15
Et bien merci beaucoup . J'attends encore quelques avis mais le tien m'a filé du baume au cœur (peut-être que j'aurais du courage pour mettre un autre morceau de nouvelle bien différente :p).