Les mendiants
Non loin de la métropole, dans une cours,
Au pied d'un grand château, un chevalier chantait.
Sa belle à son balcon entendait son amour,
Mais des vers seules ses éloges retenait.
Avec dédain elle observait son soupirant,
De ses yeux maquillés profondément épris,
Un petit espoir de romance lui offrant,
Même si il ne servait qu'à combler son ennui.
Ô chevaliers, héros et hommes de tout âges,
Qu'importe votre
Grade dessous ce balcon,
Mendiant l'amour de votre
Nocturne tapage,
Vous êtes pathétiques comme des péons.
Tels des chiens fidèles quémandant des sucres,
Vous mettez en place vos plus grands stratagèmes
Pour une preuve d'amour, un petit " je t'aime ".
Sacrifiant tout pour celle qui ne veut que lucres.
Et un jour, malgré toute la peine donnée,
Tout ces compliments qu'elles ne rendent jamais,
De vos efforts incessant et de vos présents,
Indifférentes, elles se lasseront froidement.
Et si j'ai bien un conseil, confrères aimants,
Cachez que de l'amour nous sommes les mendiants.