Le Grand Cinéma >> Un film regardé, un post à combler (20)
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Jeudi 30 Juillet 2015 - 23:22:23


citation :
HorseFucker dit :

ALAIN RESNAIS
- Hiroshima, mon Amour (1959).

Cela Dis, il y a un truc qui m'échappe : le titre. La ville atomisée est le décor de l'histoire, on y fait souvent référence. Mais étrangement, cela ne parait pas dans leur relation. Il y a peut-être l'écho entre l'Occupation et Hiroshima, mais vu qu'au départ cela devait s'appeler "Tu n'as rien vu", ce titre aurait été plus adéquat.



Au contraire de toi, j'aime beaucoup ce titre et le trouve en accord avec le film de part l'antithèse qui le compose. La mise en perspective des opposées ou de points contraires est présent tout au long du film : le rapport Histoire vraie/histoire fictionnelle ; l'opposition entre l'horreur d'Hiroshima et la libération de la France (avec le sort cruel réservé au personnage d'Emmanuelle), la femme occidentale/française et l'homme orientale/japonais. Je n'ai plus les dialogues en tête, mais je me souviens qu'on retrouvait souvent ce même sentiment entre 2 répliques, ou avec un silence.

Une volonté de tout mettre face à face, de regarder l'Histoire avec un grand H dans les yeux pour en apprendre et se reconstruire avec la tolérance en dogme suprême et l'individu au centre des débats.

En plus, le film se permet d'écrire sous nos yeux une poésie d'images sublime illustrée de dialogues qui semblent tirer d'un songe, sans se montrer pédant ou prétentieux mais au contraire avec une grande humilité qui le rend très touchant.

Je l'ai aimé beaucoup au premier visionnage, passionnément au deuxième.


Vendredi 31 Juillet 2015 - 02:48:08

Pas souvent que je regarde du cinéma asiatique, mais :


The Flowers of War (ou Sacrifices of War)

Vous aurez compris en voyant l'acteur principal que le film est prévu pour le marché occidental, ce qui explique peut-être que finalement j'ai accroché (n'y voyez pas une critique objective du cinéma asiatique, c'est juste pas ma came).

Donc c'est un drame de guerre, plutôt axé drame d'ailleurs, et dans le rythme donné au film et la manière dont il se centre surtout sur les personnages, on sent que c'est pas "made in USA". Et c'est peut-être le tiercé gagnant car, si l'on peut se raccrocher au jeu et au faciès occidental de Christian Bale (qui, je trouve, pourrait faire taire ici ceux qui lui trouvent toujours la même tête), si la mise en scène est assez académique et permet de ne pas être déboussolé à défaut de se montrer originale, c'est vraiment dans une sensibilité pas toujours présente à Hollywood (où le film de guerre rime plus souvent avec bastons héroïques) que ce film se démarque et dépayse.

Je n'ai pas décroché du début à la fin, et pourtant je m'attendais à un film bien plus porté sur la guerre (le début est d'ailleurs trompeur).
On peut tout de même reprocher les mêmes écueils que ceux dans lesquels Hollywood s'empêtre parfois : un peu trop de bravoure pratiquement divine de la part des gentils Chinois bien victimisés, et une bestialité inhumaine dans l'autre camp, comme si chaque composant de ce qu'on appelle "l'ennemi" sortait droit de l'enfer. Ca donne lieu à quelques scènes assez dures d'ailleurs...

Il faut donc essayer de prendre du recul, mais l'histoire des protagonistes est, elle, belle à raconter (bien racontée) et plutôt bien portée à l'écran (académique, mais bien foutu en somme). Et au niveau du professionnalisme, le film n'a rien à envier aux superproductions (si ce n'est qu'il s'avantage sans doute du fait de moins tirer sur la corde du spectaculaire), je n'ai rien à reprocher aux scènes de guerre du début, au boulot des caméramans ni aux décors.

Une bonne pioche.

EDIT
Je vous mets quand même le pitch de départ :
Nankin (Chine), 1937. Un baroudeur américain, embaumeur de métier devenu alcoolique et individualiste, se retrouve au beau milieu du conflit sino-japonais alors qu'il tente de trouver une cathédrale où il doit inhumer un prêtre décédé, le tout contre un peu d'argent. Un groupe d'écolières se retrouve caché dans cet endroit en même temps que lui, suivies de prostituées aussi gracieuses et mystérieuses que pimbêches. Pour survivre au conflit et à l'ennemi japonais, cette communauté devra trouver un moyen de surmonter les différences et défauts de chacun...



Vendredi 31 Juillet 2015 - 10:57:02


citation :
Alfael dit :


citation :
HorseFucker dit :   
ALAIN RESNAIS
- Hiroshima, mon Amour (1959).

Cela Dis, il y a un truc qui m'échappe : le titre. La ville atomisée est le décor de l'histoire, on y fait souvent référence. Mais étrangement, cela ne parait pas dans leur relation. Il y a peut-être l'écho entre l'Occupation et Hiroshima, mais vu qu'au départ cela devait s'appeler "Tu n'as rien vu", ce titre aurait été plus adéquat.



Au contraire de toi, j'aime beaucoup ce titre et le trouve en accord avec le film de part l'antithèse qui le compose. La mise en perspective des opposées ou de points contraires est présent tout au long du film : le rapport Histoire vraie/histoire fictionnelle ; l'opposition entre l'horreur d'Hiroshima et la libération de la France (avec le sort cruel réservé au personnage d'Emmanuelle), la femme occidentale/française et l'homme orientale/japonais. Je n'ai plus les dialogues en tête, mais je me souviens qu'on retrouvait souvent ce même sentiment entre 2 répliques, ou avec un silence.

Une volonté de tout mettre face à face, de regarder l'Histoire avec un grand H dans les yeux pour en apprendre et se reconstruire avec la tolérance en dogme suprême et l'individu au centre des débats.

En plus, le film se permet d'écrire sous nos yeux une poésie d'images sublime illustrée de dialogues qui semblent tirer d'un songe, sans se montrer pédant ou prétentieux mais au contraire avec une grande humilité qui le rend très touchant.

Je l'ai aimé beaucoup au premier visionnage, passionnément au deuxième.

Vu récemment aussi, j'ai bien aimé, notamment les surprenantes (je ne m'y attendais pas) 10/15 premières minutes. Après pour le titre, "Tu n'as rien vu" aurait pu être plus pertinent puisque lui n'a rien vu de la libération Française et elle rien d'Hiroshima.

Pour l'explication d'Alfael, pourquoi pas, mais je pense qu'une des raisons possibles est beaucoup plus simple. Faut pas oublier que ça reste un mélo à la base (même si, ici, il s'agit d'un moyen et non une fin) avec comme personnage central celui d'Emmanuelle Riva (superbe effectivement!). Or, à un moment du film pour ne pas spoiler, ils disent grosso modo "tu me seras à jamais Nevers" "tu me seras à jamais Hiroshima" comme si c'était leur vrai nom. + le fait que ça se passe la bas et que Nevers, Mon amour, ça le fait pas trop...


Samedi 01 Août 2015 - 12:40:24



The Breakfast Club - John Hughes (1985)

Depuis le temps que je voulais le voir celui-là, et en VOST pour le coup.

Ça c'est du teen movie. Des acteurs absolument tous excellents, des répliques fun, un bon propos et puis cette scène finale ! Je n'ai au final qu'un reproche à faire à ce film, le même que pour Will Hunting : Y'avait-il besoin d'être aussi vulgaire ? Ce sont des adolescents donc forcément ils enchaînent gros mot sur gros mot ? Est-ce que ça ce n'est pas Ranger tous les adolescents dans une même case, l'exact contraire du propos du film ?



Samedi 01 Août 2015 - 13:59:54

Will Hunting vulgaire ??



Samedi 01 Août 2015 - 14:24:10

Dans le sens où ça descend tout le temps en dessous de la ceinture.



Samedi 01 Août 2015 - 14:32:04

Normal chez des ados. T'as pas le kiki tout dur le matin ? Des WET dreams maybe ?

Will Hunting n'a rien de vulgaire selon moi. En tout cas ce n'est pas un mot que j'associerais au film. Après question de sensibilité peut-être. Tu sembles assez prude comme garçon.



Samedi 01 Août 2015 - 14:33:50


citation :
Miskatonic dit :
Normal chez des ados. T'as pas le kiki tout dur le matin ? Des WET dreams maybe ?

Will Hunting n'a rien de vulgaire selon moi. En tout cas ce n'est pas un mot que j'associerais au film. Après question de sensibilité peut-être. Tu sembles assez prude comme garçon.



Mouais je suis un mix entre Claire et Brian en fait



Dimanche 02 Août 2015 - 09:25:56

Suite Française


D'après le Roman d'Irène Némirovsky (arrêtée et déportée à Auschwitz en 42).
Une histoire d'amour impossible, mais l'histoire ne se focalise pas que là dessus, c'est plutôt un large Panel de comportements humains face aux épreuves de la guerre qu'il faut y voir.
Les acteurs, Matthias Shoenaerts, Michelle Williams (Dolores Chanal,la femme de Teddy dans Shutter Island) Kristin Scott Thomas y sont impeccable.



Dimanche 02 Août 2015 - 12:51:11



Stand By Me - Rob Reiner (1986)

Joli film mais je reste un peu sur ma fin. J'en attendais un peu plus. Plus de rebondissements, plus d'émotions, oui les gamins versent des larmes mais alors que je m'attendais à me transformer en fontaine, j'ai à peine lâché une larmichette (et pourtant ce n'est pas compliqué de me faire pleurer devant un film).

Après je reste quand même très positif devant ce film, qui est sûrement le meilleur film d'amitié que j'ai pu voir, et respecte apparemment très bien le matériau d'origine (Stephen King a beaucoup apprécié le film). River Phoenix crève littéralement l'écran et j'adore son personnage (Chris Chambers). C'est le chef de la bande mais ce n'est pas seulement une racaille, il incarne une sorte de figure paternelle, il est tendre, un véritable ami.

Bref un bon film mais Des hommes d'honneur reste mon Reiner préféré.