La Marque des Anges - Miserere -
Peut-être qu'un jour le cinema français en aura marre de piller Jean Christophe Grangé...je crois que je pèterais un
Cable si je voyais mes bouquins systématiquement démoli comme les siens (à part Les Rivières Pourpres...entre l'Empire des Loups ou le Concile de Pierre...). Et c'est, je crois, le must ici.
Déjà, aller jusqu'à même changer l'un des personnages principaux juste pour que ça colle avec la tronche de l'acteur, c'est un truc que je ne supporte pas. Donc Joey Starr (que je ne peux pas voir, je précise) est normalement blond, russe et héroïnomane. On le transforme en probablement arménien, change son nom, adepte des pilules antidouleurs (vous savez, Dr House ?) et dont l'histoire est un raccourci scénaristique tellement
Grotesque que je ne sais pas comment ils ont osé faire ça...
Parlons de Depardieu maintenant...sur le papier, lui donner le rôle de Kasdan paraissait une bonne idée. Flic bourru juste retraité mais qui va se retrouver dans une affaire le dépassant par son ampleur, sa crasse et sa démence...mais voilà. Depardieu est tellement gros et gras qu'il parvient à peine à marcher droit (imaginer quand il essaie de courir...) et que, simplement, ça le fait pas. Il est aussi crédible que si Michel Blanc devenait Iron Man.
Déjà, ça fait tache. Et puis le scénario...Normalement, les meurtres s'enchainent, on s'enfonce de plus en plus dans les méandres de
Paris, dans un univers sectaire glauque au possible et la façon de tuer n'intervient que très tard, comme un coup de poing. Non, ici on préfère vous le montrer dès la moitié du film, partir sur des clichés de vilains nazis et des expériences qui n'ont plus rien de l'horreur du livre. Et surtout, l'ambiance est tellement vide...
Oui il pleut, oui il fait sombre mais ça ne retranscrit tellement aucun malaise que tout ça semble vain.
Bref, une jolie croute basé sur un bouquin pourtant énorme, prenant et dérangeant comme rarement (peut-être mon préféré de Grangé avec Le Serment des Limbes (must) et La Forêt des
Manes (atypique) ). Au four.
Welcome to the Desert of the Real