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Lundi 15 Fevrier 2021 - 10:17:10
=XGV= dit :
Ghul dit : Personnellement, la disparition progressive du support matériel continue de ne pas m'enchanter. C'est même plutôt l'exacte inverse. Et c'est peut-être parce que je regrette de ne pas avoir connu la "bonne époque".
Perso, je doute que le support physique disparaisse totalement, même sur le long terme. On donnait le vinyle pour mort il y a 20 ans et maintenant, tu trouves des sections entières dédiées à ça à la Fnac. En revanche, c'est clair que le support physique est moins incontournable et il y a des chances pour que ça s'accentue encore.Cependant, je pense aussi que l'aspect collection intéressera toujours certaines personnes, y compris dans les générations les plus jeunes (même si c'est beaucoup moins évident pour elles). C'est sûr qu'aujourd'hui, quand tu as 15-16 ans, t'as pas envie de balancer ton maigre argent de poche dans des disques alors que tu peux profiter de l'abonnement familial à Spotify. Mais dix ans plus tard, alors que tu commences un peu à gagner ta vie, tu commences à te faire plaisir et c'est là que tu peux commencer à vouloir posséder en physique tes albums préférés, parce que tu y vois une nouvelle expérience, parce que la pochette en grand, ça claque, etc. Il y a 10-15 ans, les adolescents avaient la réputation de télécharger en masse (pour les mêmes raisons) et si vous fouillez dans les conversations sur le téléchargement qu'il y avait en 2009-2010 sur SOM, on est parfois pas si loin de ce dont on parle là.Après, je suis pas Nostradamus !  

 

Assez d'accord avec ça. Tout dépend de comment on consomme la musique. Je ne peux imaginer qu'on se dise fan d'un album sans l'avoir physiquement. Celui qui ne l'a que sur un support numérique n'a en général aucune idée des textes écrits par le parolier, aucune idée de qui a fait quoi, quand et où, c'est de la consommation de supermarché, comme la différence entre une côte de boeuf achetée dans une grande surface qui a un goût de plastique, et celle achetée chez le boucher dont tu connais l'origine et l'affinage. 

Après, t'auras bouffé du boeuf, mais c'est à mon humble avis incomparable entre les 2 repas, comme entre le disque en mains, écouté de manière concentrée, notamment en mode découverte de l'oeuvre, et une écoute en faisant autre chose ou parasitée par des bruits extérieurs. Impossible d'apprécier de la même façon. Après, tu mets South of Heaven, disséqué jusqu'à plus soif en son temps par exemple, c'est différent, il peut être pratique de l'avoir en numérique, pour pas abîmer le support (bagnole, balade, transports), mais à la maison c'est bien différent. Complémentaire donc.

Chacun ses choix, loin de moi l'idée de critiquer quiconque, mais l'oeuvre effectuée par le groupe/musicien mérite autre chose que 2 clics vite consommés, en caricaturant. C'est selon moi la quantité versus la qualité. En vivant 50 ans d'écoutes musicales acharnées, même 2 heures / jour tous les jours, tu ne peux tout écouter, tout connaître précisément, obligé de faire des tris, l'offre étant pléthorique de nos jours, Internet aidant. Je préfère approfondir, choper le support pour en avoir les détails écrits, au delà du son, plutôt qu'avoir 50.000 albums sur un écran.

 



Lundi 15 Fevrier 2021 - 10:37:31
LeMoustre dit : Je ne peux imaginer qu'on se dise fan d'un album sans l'avoir physiquement. Celui qui ne l'a que sur un support numérique n'a en général aucune idée des textes écrits par le parolier, aucune idée de qui a fait quoi, quand et où, c'est de la consommation de supermarché

Je suis fan de 3 albums découverts récemment et tous achetés en dématérialisé. Si si. Je n'écoute plus rien d'autre que ces trois là et oui, je n'ai ni les paroles, ni les remerciements, ni la possibilité de tenir l'objet en mains. Soit.

Mais mes récents CD achetés, disons sur une bonne poignée d'années, je me suis rendu compte qu'à de rares exceptions, je recevais le CD, l'ouvrais pour le ripper et basta. Direction une étagère. Il y a des exceptions certes, mais parce que le packaging est l'Argument avec un grand A qui m'a incité à l'acheter en physique. Genre, l'album d'Attic au contenu somptueux, ou le dernier Mr Bungle avec le lapin vert qui se voit dans le noir.

Ca fait des années que je ne me suis plus posé pour contempler une pochette, lire les paroles (que je biterai pas pour la plupart des artistes, n'étant pas anglophone, à mon grand regret), voir les remerciements.

Pour moi, ce sont des bonus pour qui a le temps d'y consacrer du temps qui m'est précieux pour d'autres choses.

Le primordial, c'est la musique et peu importe si Klaus Meine semble dire sur un slow qu'il a les pieds qui puent ^^ ou Hetfield sur Kill'Em All qui clame "do you want a sauciflard?", c'est la musique qui m'importe au plus haut point.

Sur ce, je retourne m'écouter un des Xoth, je surkiffe ce groupe. Ca va au-delà même de Vektor, c'est dire !

 



Lundi 15 Fevrier 2021 - 10:57:15
Arioch91 dit :
LeMoustre dit : Je ne peux imaginer qu'on se dise fan d'un album sans l'avoir physiquement. Celui qui ne l'a que sur un support numérique n'a en général aucune idée des textes écrits par le parolier, aucune idée de qui a fait quoi, quand et où, c'est de la consommation de supermarché
Je suis fan de 3 albums découverts récemment et tous achetés en dématérialisé. Si si. Je n'écoute plus rien d'autre que ces trois là et oui, je n'ai ni les paroles, ni les remerciements, ni la possibilité de tenir l'objet en mains. Soit.Mais mes récents CD achetés, disons sur une bonne poignée d'années, je me suis rendu compte qu'à de rares exceptions, je recevais le CD, l'ouvrais pour le ripper et basta. Direction une étagère. Il y a des exceptions certes, mais parce que le packaging est l'Argument avec un grand A qui m'a incité à l'acheter en physique. Genre, l'album d'Attic au contenu somptueux, ou le dernier Mr Bungle avec le lapin vert qui se voit dans le noir.Ca fait des années que je ne me suis plus posé pour contempler une pochette, lire les paroles (que je biterai pas pour la plupart des artistes, n'étant pas anglophone, à mon grand regret), voir les remerciements.Pour moi, ce sont des bonus pour qui a le temps d'y consacrer du temps qui m'est précieux pour d'autres choses.

Le primordial, c'est la musique et peu importe si Klaus Meine semble dire sur un slow qu'il a les pieds qui puent ^^, c'est la musique qui m'importe au plus haut point.Sur ce, je retourne m'écouter un des Xoth, je surkiffe ce groupe. Ca va au-delà même de Vektor, c'est dire ! 

 

Donc, tu passes à côté d'une partie de l'oeuvre, c'est dommage pour toi. Tous les albums ne sont pas dignes d'y passer des heures en lecture (on en revient à la quantité versus la quantité), mais à mon sens, nombre d'albums n'auraient pas le même impact sans en comprendre les paroles, prends Dreamweaver de Sabbat, si tu comprends les paroles, l'album prend un sens complètement abouti, y'a un message, un vrai sens au delà de la transposition du bouquin dont s'inspire le parolier, et l'oeuvre prend une dimension que le gus qui n'y prête attention ne pigera jamais. Je peux en citer des dizaines comme celà, et c'est à mon humble avis ce qui fait la richesse de notre musique, de comprendre l'oeuvre. Iron Maiden période 83/88 au hasard, Metallica sur certains titres, pour citer des albums plus connus du grand public prennent corps sur une dimension complémentaire et indissociable de la musique si on veut vraiment s'intéresser à l'oeuvre que l'on a pris la peine d'acheter. Sinon, et j'en reviens à ça, c'est de la consommation fast-food, sans refaire du jeu de mot avec la nourriture, ou partielle à minima.

D'ailleurs, les groupes dont les paroles sont en langue que je ne connais pas, j'ai un peu de mal. Et pour celà, t'as besoin du support, le fichier MP3 naze, pour moi c'est comme regarder un film sans le son, ou en VO Ukrainienne non sous-titrée.

 



Lundi 15 Fevrier 2021 - 11:29:25

Je fais parties de la génération des quarantenaires (bordel dans 2 mois j’y rentre).

Je n’avais donc pas internet pour découvrir de nouveaux groupes.

C’était les magasine, et notamment le catalogue Holy Records avec une petite ligne descriptive par album pour me guider dans mes achats. Que de souvenirs…

Je n’arrive déjà pas à écouter un album entier sur youtube alors acheter du dématérialisé pour moi ce n’est pas concevable.

Cependant, c’est vrai qu’avant de faire un achat, j’essais de trouver l’album sur youtube et d’en écouter 4 à 5 minutes max.

Si ça me branche je prends sinon je passe.

J’ai besoin d’avoir le support physique entre les mains pour découvrir un nouvel album.

Je perds la notion d’œuvre quand c’est en dématérialisé. Cela devient un truc sans nom et sans saveur.

 

Après je comprends très bien qu’il faut vivre avec son temps (j’ai netflix youhou je suis trop avec mon époque youhouu) et ce qu’il propose.

Mais moi pour la musique je n’y arrive pas. Il me faut le physique contrairement aux cinémas où c’est simplement de la consommation.

 

Le dernier exemple en date : Epheles.

Je n’avais que le second album « Je Suis Autrefrois ».

Drakkar Production vient de rééditer les 3 démo et le premier album. Je me suis empressé de les acheter. Sans cette réédition, je ne les aurais jamais écoutés sur le net. Cela ne m’a même pas traversé l’esprit avant de voir les rééditions.

C’est uniquement quand j’ai une envie d’achat que je farfouille sur youtube.

 

Je n’apporte rien de plus au débat avec mon message en fait.



Lundi 15 Fevrier 2021 - 11:30:02

@lemoustre

je te rejoins sur les paroles, je trouve qu il est important de les lire si on est interessé, ca rajoute de l epaisseur à la chanson.

Cela étant, pas sur tous les livrets les paroles sont mises, et si je m interesse vraiment au groupe, je peux les trouver sur internet aussi.

a titre d exemple je suis particulierement friands des paroles d un groupe comme Samael, heaven shall burn, blind guardian ( tres bon conteurs aussi)..et j en passe.

 

Bon, tankard par exemple, je m en moque un peu des paroles quoi...mais la musique est bonne :)



Lundi 15 Fevrier 2021 - 11:39:39
Brutalvore dit : Je n’apporte rien de plus au débat avec mon message en fait.

Si si, au contraire. Tu as ton avis et tu l'exprimes

Je serais pété de thunes, vivrais dans une belle barraque avec de grandes pièces, mon rêve serait d'avoir des pans entiers de CD, DVD, BD, bouquins. Exposer mon coffret Slayer Apocalypse, le rêve frown

Mais j'en suis loin

Alors, pour ne pas vivre ainsi :

Je m'adapte !

Mes bouquins sont sur liseuse, j'ai des albums en MP3, des abos Netflix et Amazon Prime Video et je paye pour tout ça.

 

 



Lundi 15 Fevrier 2021 - 11:57:15

Mon pote écoute tout par Deezer et n’achète plus d’album depuis l’arrivés d’enfants, les priorités ne sont plus les mêmes.

Chacun fait comme il peut.

Si un jour je ne peux plus en acheter, alors c’est que je serais les deux pieds dans la m**** et mes priorités auront bien changées et ma manière d’écouter la musique aussi.



Lundi 15 Fevrier 2021 - 13:41:49

Y'a pas qu'une façon d'écouter la musique, c'est comme les trous du cul, chacun le sien. Et, comme dirait Louis, les vaches seront bien gardées.

M'enfin, je maintiens que quand on a que du démat, on perd une partie de l'oeuvre. Utiliser le démat, ok comme dit Brutalvore, mais une fin en soi et une source unique de consommation, désolé mais c'est dommage.

 



Lundi 15 Fevrier 2021 - 14:21:39
=XGV= dit :
Ghul dit : Personnellement, la disparition progressive du support matériel continue de ne pas m'enchanter. C'est même plutôt l'exacte inverse. Et c'est peut-être parce que je regrette de ne pas avoir connu la "bonne époque".
Perso, je doute que le support physique disparaisse totalement, même sur le long terme. On donnait le vinyle pour mort il y a 20 ans et maintenant, tu trouves des sections entières dédiées à ça à la Fnac. En revanche, c'est clair que le support physique est moins incontournable et il y a des chances pour que ça s'accentue encore.Cependant, je pense aussi que l'aspect collection intéressera toujours certaines personnes, y compris dans les générations les plus jeunes (même si c'est beaucoup moins évident pour elles). C'est sûr qu'aujourd'hui, quand tu as 15-16 ans, t'as pas envie de balancer ton maigre argent de poche dans des disques alors que tu peux profiter de l'abonnement familial à Spotify. Mais dix ans plus tard, alors que tu commences un peu à gagner ta vie, tu commences à te faire plaisir et c'est là que tu peux commencer à vouloir posséder en physique tes albums préférés, parce que tu y vois une nouvelle expérience, parce que la pochette en grand, ça claque, etc. Il y a 10-15 ans, les adolescents avaient la réputation de télécharger en masse (pour les mêmes raisons) et si vous fouillez dans les conversations sur le téléchargement qu'il y avait en 2009-2010 sur SOM, on est parfois pas si loin de ce dont on parle là.Après, je suis pas Nostradamus !  

Moi non plus, je ne suis pas du tout Nostradamus. Je ne peux donc rien prédire... 

Mais ça me fait du bien de lire un post comme le tiens. Ca remet les choses en perspective. Certains préfèrent avoir des abonnements pour telle ou telle plateforme d'écoute en streaming, qu'ils continuent ou non d'acheter en physique, et ont de très bons arguments pour continuer de suivre ce genre d'habitudes. Mais il en va de même pour les personnes préférant posséder ses albums préférés en physique.

Bien évidemment qu'il faut vivre avec son temps, et non pas dans un passé qu'on n'a pas forcément connu (pour ma part en tout cas). C'est sûr que le support physique est de plus en plus sur le déclin, alors que le "tout-dématérialisé" n'arrête pas de se généraliser. D'autant plus que quelques fois, au détour d'une conversation avec un pote de mon âge me vantant les mérites de Spotify, ou d'un débat sur le Net entre personnes possédant une certaine connaissance musicale, se lamentant quasiment (mais non sans raisons) face aux ravages du streaming sur la musique en général, j'ai un peu de quoi avoir peur. Je continue donc de refuser de payer un abonnement pour Spotify, Youtube Music (la version sans pubs de Youtube, si je ne me trompe) ou autres. Je continue donc de mener ma petite résistance à mon niveau.

Loin de moi, du coup, l'idée de jeter l'opprobre sur ceux ici qui se sont inscrits sur Spotify ou autres. Et il en va de même envers ceux qui n'achètent pas, ou plus du tout en physique. Une des idées qui sont les plus revenues lors de ce débat, c'est que chacun voit midi à sa porte. Tant qu'on écoute la musique qu'on aime vraiment comme on le veut vraiment, qu'on ne se force pas à aller vers des musiques ou des moyens d'écoutes qui ne nous plaisent pas seulement pour la pose, il est où le problème ?

Cette discussion ne m'empêchera donc pas de continuer de claquer de l'argent pour des achats en physiques. Et je suppose que les autres que moi, ceux qui font comme moi, qui écoutent en streaming, ou qui mélangent les deux modes d'écoutes, continueront de poursuivre leurs habitudes malgré cette discussion, parce-que c'est justement l'habitude qui leurs convients le mieux.

Ecouter ce que notre esprit nous demande d'entendre sur le moment, et en plus, de la manière qui nous convient le mieux, c'est simplement ça qu'il faut viser.

 



Lundi 15 Fevrier 2021 - 14:31:02

Certes, Ghul. C'est indéniable. Mais tu vois, là je suis sur les demos de Malevolent Creation, avec le double CD, où t'as le livret avec l'histo du groupe, t'apprends des trucs, tu vois les gueules des mecs, les shirts qu'ils poraient à l'époque de leurs débuts, tu apprends des choses dessus, sur leurs influs, les débuts, avec qui ils ont partagé la scène, etc... c'est autre chose qu'un zapping de fichiers. T'as les paroles, tu peux voir s'il y a modifications avec le 1er album. Bref, être fan, c'est aussi ça, je trouve. Celui qui ne creuse pas un minimum ne peut pas se dire fan. C'est comme le gus qui te dit qu'il aime Bowie et qui est incapable de te citer 3 titres d'albums ou de titres de morceaux. Peut-être suis-je intransigeant, mais on est fan ou pas, et à mon sens le démat incite peu à chercher plus loin que le bout du nez, au contraire du support physique.