@Myers : Bah oui c'est du doom.
Et Chuck Schuldiner ou Scott Burns n'en ont jamais eu rien à carrer de Loudblast, c'est bien connu.
D'ailleurs le metal c'est vraiment que de la merde, me demande pourquoi je continue à en écouter.
Mon dernier disque de merde qui vient d'arriver :

Venenum (EP, 2011)
Une belle grosse merde.
Necrosanct dit :
Vraiment excellent cet album, mais un peu léger en termes de brutalité et de riffs pour faire face à la concurrence de l'époque, aussi bien outre Manche qu'outre Atlantique. C'est justement assez bien expliqué (et avec la politesse habituelle haha) par Laurent Ramadier - référence absolue s'il en est - à la fin d'Enjoy the Violence. Le mec descend sans vergogne tout le DM français (sauf ses potes de Mutilated/Abyssals) en arguant que personne ne savait faire de vrais riffs en France à l'époque. Même si c'est un avis que je ne partage pas totalement (j'adore ce premier Agressor, ainsi que les trois premiers Massacra, albums certes pas très "Death" finalement, mais excellents quand même), il faut reconnaitre qu'avoir un groupe de merde comme Loudblast présenté comme tête de file du mouvement dans la seule monographie dédiée a la scène française ça fait un chouïa pitié...
Alors de mon côté, en terme de riffs, ce Neverdending me retourne la tête, probablement parce que j'y retrouve plein de riffs types essaim de frelons qu'on avait chez Destruction, l'une des références du groupe. Si t'adores Infernal Overkill en gros, obligé de kiffer ce premier Agressor. De plus, chaque morceau défonce et se distingue par un riff central qui l'individualise. Même si la vitesse est constante, excepté pour Dark Power par exemple, je lui trouve plein de relief à cet album. Donc, en désaccord total avec Ramadier. Quand à sa brutalité, de mon point de vue elle est largement présente et est liée à son hyper vélocité. Pas besoin de lourdeur pour que ce soit brutal. La brutalité peut s'exprimer dans la vitesse et dans la façon dont bourdonne le riffing. Cet album n'a pas rougir aux côtés de Serpent Temptation ou de A Shedding of Skin, deux maitres étalon du death thrash.
Concernant Loudblast, on en parlait il y a peu sur le mur justement. J'ai connu le groupe en 93/94 mais n'ai jamais pu l'encadrer. De manière générale, j'ai toujours trouvé ça mou et très surestimé. D'ailleurs, en lisant l'interview de Colin-Tocquaine, lui aussi balance que Loudblast, malgré leur camaraderie, ça n'a jamais été sa tasse de thé. Toutefois, depuis la lecture du livre Enjoy the Violence, et afin de mieux l'appréhender, je me suis remis la tête dans cette gloire du métal extrême français, et je dois bien avouer que je réévalue sa première partie de carrière à la hausse. Sensorial Treatment est un très bon album de thrash death, celui qui me plait le plus chez Loudblast, et que je me verrais bien acquérir si l'occasion se présente, ce qui ne sera pas facile étant donné sa côte sur le marché. Disincarnate aussi, me plait davantage qu'à l'époque. Certes, certains passages ne sont pas folichons, mais c'est un album solide bourré de charme. J'aime beaucoup son aspect étouffé et son côté massif. Et quel artwork ! Voilà, deux albums qui auront mis 25 piges à atteindre ma sensibilité. Pour le reste, je déteste toujours autant Sublime Dementia, qui semble pourtant être le plus acclamé de leur discographie.
@ Nico : c'est une illustration originale spécialement pondue pour l'album.
Edit : Enjoy the Violence et Signs of the Decline, y'a pas plus death en France à cette époque.
Je me souviens parfaitement de la sortie de Sensorial Treatment, cet album a cartonné, j'ai pas connu grand monde qui ne l'appréciait pas, même moi qui n'aimait pas trop le Death à cette époque je le trouvais (et le trouve encore) terrible ( pas trop death justement du côté du chant,donc ça m'allait) En revanche je me souviens que Disincarnate le suivant n'a pas connu le même succès. Les avis étaient partagés...De mon côté c'était réglé vu que le chant prenait une direction Death plus prononcé et que je n'aimais pas ça...En tout cas même si je n'apprécie pas tout chez eux, jamais je ne dirais que Loudblast est un groupe de merde, ils font partie des pionniers en france tout comme Massacra et Agressor
Pareil, le Neverending Destiny, au même titre que la face Agressor du split avec Loudblast retourne la tête, on y sent l'influ de Destruction mais aussi de Protector, dont il reste proche musicalement (Golem et Misanthropy). Perso, à cette période, y'avait pas mieux en France. Que Mutilator/Mutilated, ou les deux premiers Loudblast (le premier, Sensorial a eu le privilège de sortir tôt et a donc été LA curiosité française de cette époque, tous les potes l'avaient ce disque.) aient été avec Agressor puis Massacra parmi les premiers a faire leur trou n'est pas un hasard : riffs et compositions bien fichues, personnalité, deal pour Agressor, Massacra et Loudblast (avec un passages démos bien creusé et bénéfique) a constitué la crème dans un pays à la bourre sur toute la scène allemande notamment.
Ramadier a ses partis pris, c'est pas un scoop. Mesuré, le type n'est pas, même si chacun a son avis, et qu'il est complètement légitime.
Donc, Neverending (pas évident à trouver en CD notamment) est un putain d'album, violent, frénétique et complètement extrême. Je crois que c'est incontestable, une fois remis dans le contexte. Sensorial était plus mélo et moins jusqu'au boutiste, notamment avec des compositions plus structurées et soignées. Attachant, avec des défauts mais addictif en diable (je me rappelle de chaque titre). N'empêche et même si ça n'a pas eu grand succès à l'étranger, les premiers disques de ces 3 groupes restent de grands moments, surtout en France à cause de leu appartenance à la scène.
Miskatonic dit :.@ Nico : c'est une illustration originale spécialement pondue pour l'album.
Ok merci. Je savais pas qu'il avait bossé avec des groupes de Metal.

Sur cet album, ce groupe finaldais revient sur la formule empruntée sur l'album The Doom Skeptron, avec des titres qui tirent vers le death/doom, avec toujours ces boucles de guitare entêtantes couplées à une grosse saturation et au growl caverneux de Jarno Nurmi. Un bon album au demeurant, sans ête inoubliable.

Dernier album en date pour le groupev qui livre ici son gros death rampant et puant, avec des parties tantôt lourdes tantôt tapageuses et toujours percutantes. Le groupe a toujours l'air en activité et ce serait sympa s'il ressortait un petit quelque chose.
Bon, globalement on est d'accord. Moi ce que je voulais juste dire c'est que ces groupes français, malgré leur qualité réelle se situaient plus dans un style encore très Thrash (les comparaisons que Miska fait pour Neverending Destiny ne sont pas anodines) et donc un peu "en retard" par rapport aux groupes d'autres pays, plus lourds, avec un riffing plus Death (Massacra par exemple, ça tire plus vers Kreator que vers Death, avec des albums sortis dans les 90s on peut objectivement appeller ça un retard) et un son moins léger (par contre c'est pas forcement un défaut ça, j'adore la prod "à la française" du premier Agressor par exemple) que nos groupes nationaux.
Loudblast, y a pas grand chose qui me fera changer d'avis par contre. Les deux premiers sont assez pauvres musicalement et la suite me plait pas du tout. Cul entre deux chaises musicalement, et pas beaucoup de grands moments. Attachant, je peux carrément le comprendre par contre, et leur partie du split avec Agressor si elle ne me transporte pas me remplit tout de même d'une certaine bienveillance. Pour la petite anecdote personnelle rigolote je possède une petite B.C. Rich japonaise du milieu des 80s qui d'après son vendeur avait servi à Buriez sur ce split. J'ai viré tous les stickers et repeint le bidule haha !
C'est ça que je pige pas trop : pourquoi un groupe faisant du death thrash aux début des années 90 serait-il en retard rapport aux groupes, étant soit passés au death, soit en faisant depuis le début ? Comme si le thrash était un genre obsolète passé 90. C'est un truc que je lis souvent à droite à gauche, mais je ne comprends pas pourquoi à vrai dire. A mon sens le death thrash est un genre à part entière et pas un sous genre calé entre deux chaises servant juste de transition durant la seconde partie des années 80 entre le thrash 80's et le death 90's. C'est comme Arioch, il écoute du death, du thrash, mais il n'aime pas le death thrash. Un truc m'échappe. Et je trouve justement que cette spécificité française de faire du death thrash, du moins sur les premiers jets de la disco de pas mal de gros groupes, est un trait musical identitaire, et non un "retard" stylistique.
Hyperdontia - Nexus of Teeth, 2018.
Putain quelle déception... J'avais apprécié leur démo, sans réel plus, mais là je peux plus. Le riffing est juste insipide, les morceaux passent et se ressemblent mais pas de déclic et aucune ambiance. Bon y a toujours le growl de Mikkelsen qui apporte ce petit plus mais sinon c'est vraiment moyen. Je dis pas que c'est de la merde, y a quelques bons moments et de super idées, mais c'est vraiment pas marquant ou alors trop court, chez moi du moins.
Pour changer ça: Dead Congregation - Graves Of The Archangels, 2008.
Pas de présentation, c'est un autre level les grecs. Les deux albums sont incroyables mais je trouve que celui-ci a une ambiance assez unique.