HxC,Punk,Crossover, Crust, Grind >> Recherches/Mémoire sur le Grind.
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Mercredi 18 Novembre 2015 - 22:21:48

"We make noise, not music" : un leitmotiv que j'aime aussi.



Mercredi 18 Novembre 2015 - 22:43:19

Le Grindcore possède deux portes d’entrée dans les eighties, à mon sens, et toutes deux viennent avant tout d’Angleterre. La première est la branche politisée ou contestataire directement héritée de la scène crustcore et HC (d'Amebix, Antisect, Concrete Soxetc.) au milieu des eighties. Il y a eu en effet à un moment certains batteurs qui ont joué toujours plus vite et toujours plus fort, comme Mick Harris, Steve Charlesworth ou Frank Pendlebury (ND, Heresy, Intense Degree), avec en parallèle des guitares plus lourdes et métalliques, et le timbre des chanteurs toujours plus altéré (Broadrick, Vane / Jones). Le Grindcore vient de ces instants-là, et son terme ainsi que l’appellation ‘blast-beat’ vient de la bouche de Mick Harris lui-même. A l‘époque, j'avais notamment été soufflé par la compilation Hardcore Holocaust (des fameuses Peel Sessions), qui regroupait notamment deux formations incontournables de ce mouvement, le métallique Napalm Death (Scum / FETO) et le crusty Extreme Noise Terror (Holocaust in your Head), et par ce que des labels anglais comme Earache, Manic Ears ou Peaceville proposaient (Sore Throat, Ripcord, Electro Hippies, Doom, Doctor And The Crippens, etc), pas des formations toutes foncièrement grinds, mais souvent très rapides ou virulentes. On appelait aussi ça le fastcore ou le britcore à ce moment. Voilà le point de départ à mes yeux, bien que l’on puisse citer aussi par exemple SOB au Japon, Filthy Christians en Suède ou Siege / Terrorizer / Nausea / OLD aux US, Agathocles en Belgique, Blood en Allemagne (etc.) dans les 80's. C’est finalement une branche qui est restée assez large, soit en restant ancrée côté crust ou HC, soit en fleuretant de près avec le deathmetal, avec lequel elle partageait beaucoup de caractéristiques (blast, lourdeur, growl), l’urgence et la colère en moins côté deathmetal. Deux des meilleures passerelles D/G, à mon sens, restent l’incontournable EP Mentally Murdered de Napalm Death et le mythique World Downfall de Terrorizer parus tous deux en 1989. La seconde porte d’entrée, c’est Carcass et son album Reek of Putrefaction de 1988, qui au lieu d’être politisé, s’est concentré sur le gore pathologique grâce au dictionnaire médical de la grande sœur de Jeff Walker. Si structurellement le point de départ reste le même (Bill Steer jouait notamment chez Napalm Death), la forte dose d’hémoglobine de l’ensemble et les éructations vocales de Steer en ont fait un style à part entière, ayant eu rapidement beaucoup d’adeptes (General Surgery, Regurgitate, Xysma, Disgrace et tant d’autres). Voilà pour le commencement, je n’irai pas plus loin. Après chacun voit midi à sa porte et possède sa propre définition de ce style assez vaste. Par exemple, je classe pour ma part volontiers Horrifed (Repulsion) et Symphonies of Sickness (Carcass) du côté deathmetal, alors que mon opinion n’est certainement pas partagée par tous les deathgrinders. Ah oui, dernière chose, aux côtés du crust-grind à la Disrupt ou du crust crasseux à la Disgust hérité du D-Beat à la Discharge / Anti-Cimex,  le powerviolence est aussi un style à ne pas négliger, une sorte de HC sous amphétamine, à l’image d’Enemy Soil ou Capitalist Casualties. Quant à la première fois où j'ai entendu du noisecore, je pense que c'était lors des quatre-vingt-dix titres de la face A de l'album Disgrace to the Corpse of Sid de Sore Throat en 89/90. Puis pour le pornogrind, je situe ça plus tard en 1993 sur l'album Ecstasy of Death de Meat Shits, avec une collections de photos du genre à l’intérieur. Deux branches que je n’affectionne pas du tout, en fait. FABIEN.


Jeudi 19 Novembre 2015 - 13:10:19


Très bon historique Fabien mise à part que le "crust propre", je ne connais pas. "Blague".

Attention toutefois à ne pas confondre le britcore (ex : Doom)  avec le fastcore. Le Fastcore est simplement le nom moderne pour ce que les viocs (comme toi et moi) appellent du Thrashcore (à la Septic Death pour citer encore des incontournables avec les Sabotage Organized Barbarian). 
     
   
 



Mardi 24 Novembre 2015 - 18:59:16

Merci pour tous vos conseils et vos recommandations ! Il va me falloir pas mal de temps pour écouter tout ça, je ne risque pas de m'ennuyer d'ici les mois qui viennent !



Lundi 30 Novembre 2015 - 18:32:17

Ouh ben là : ouh ! lala !
https://themild.bandcamp.com/releases
]




Mercredi 16 Décembre 2015 - 00:15:00

Salut à tous ! J'ai entendu dire qu'il y avait de groupes de Grind dont le chant ne comportait pas de paroles. Malheureusement mes recherches sur la question ne m'ont rien donné ... Est-ce que quelqu'un saurait me dire si ça existe bel et bien (j'ai peut être révé) ? Et si c'est le cas me donner un ou deux groupes à écouter ? Merci à vous !



Mercredi 16 Décembre 2015 - 00:30:07


citation :
Magad dit :Malheureusement mes recherches sur la question ne m'ont rien donné ...

Combien de secondes ont duré ces recherches ? parce que bon...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grindcore



Mercredi 16 Décembre 2015 - 11:40:14

Bien sûr que ça existe. Le premier exemple qui me vient c'est Sublime Cadaveric Decomposition, leurs deux premiers albums ne comportent pas de paroles. Quand on a posé la question au chanteur il a simplement répondu "On a pas de Message à faire passer, donc on a pas mis de paroles."


Mercredi 16 Décembre 2015 - 17:00:51


citation :
Mister_Magoo dit: Combien de secondes ont duré ces recherches ? parce que bon...


Une demi-heure/une heure je dirai ... je n'étais pas allé sur la page française mais sur la page anglaise de wikipedia. Merci en tout cas !

Merci aussi deathDelirium !



Mercredi 16 Décembre 2015 - 19:41:44



Pour toute enquête, on commence par le lieu du crime et on explore en élargissant la zone, comme le sillon d'un vinyle mais dans le sens inverse de lecture .

quote du wiki françois:
"D'autres, tels que le groupe français Sublime Cadaveric Decomposition,
jusqu'à leur troisième album n'articulaient pas de paroles dans leur
musique"