Art(s) et littérature >> Que Lisez-Vous en Ce Moment ? (10)
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Dimanche 06 Octobre 2013 - 14:00:32
C'est donc un anti

Je pense que ce type de réflexions est plus que nécessaire, seulement ce sont toujours les mêmes qui les mênent...

Dimanche 06 Octobre 2013 - 14:21:48
"Du spirituel dans l'art, et dans la peinture en particulier" de Kandinsky. Faut que je le finisse.

Livre intéressant et qui a certainement plein de vérités, mais certaines choses qu'il avance sont peut-être un peu catégoriques, et d'autres quelque peu contradictoires. Ce livre est avant tout là pour faire l'apologie de son art : l'art abstrait.

Dimanche 06 Octobre 2013 - 14:35:23

citation :
Tyrcrash dit : @Skull_revenge: Le contenu global du roman de Kafka, j'avait compris (j'essaye toujours de me renseigner sur les oeuvres que j'essaye de lire, histoire de les appréhender convenablement). Seulement, j'ai vraiment une incompréhension total de l'histoire . Pas mal de fois, je n'arrivais même plus à savoir qui parlait à qui, en quel lieu et sur quoi ça allait déboucher, en quelque sorte j'avais l'impression que Kafka atteignait trop bien les objectifs qu'il s'était fixé...

Ta couverture, ça pourrait presque passer pour du Escher.


L'histoire est assez alambiquée, chose qui est finalement vraiment représentative de la situation de K. quand on y pense. Il y a pas mal d'analepses et de prolepses dans ce roman, ça ne facilite pas toujours la lecture ce genre de saut dans le temps. Et puis bon, il y a plusieurs narrateurs qui passent du début à la fin, les personnages prennent régulièrement la parole, et cette multiplicité n'est pas toujours simple à suivre c'est vrai.
Mais globalement, je n'ai pas rencontré l'incompréhension comme toi (à l'inverse de Proust, ahah).
Sinon, j'ai pensé à Escher également en voyant cette illustration.


citation :
Tyrcrash dit :Pour Proust, je pense qu'il ne faut pas essayer d'"autopsier" ses phrases, ça ne sert à rien de tenter à tout prix d'en saisir tout les empilements de propositions, tout les détours qu'elle prennent, parce que là, oui, ça doit vite devenir illisible. Mieux vaut les voir plutôt comme une sorte de musique, qui donne à voir la pensé en marche, avec son déroulé à première vue incohérent. D'ailleurs je doute de comprendre plus de 30% de ce qu'il raconte, mais de temps à autre, j'ai l'impression qu'il soulève un pan de vérité générale sur l'existance et ça qui me plait le plus chez lui.
Après il y a aussi des rupture de tons, parfois il peut être sur des pages et des pages très metaphorique, presque onirique. Et soudainement il veut montrer quelque chose, et là ça devient particulièrement didactique et descriptif.
Il y a aussi pas mal d'humour et d'ironie, quand il décrit la société de l'époque (enfin celle de l'enfance du narrateur). C'est là aussi une des difficultés de Proust, il est très profondément ancré dans son temps, et c'est pas celui qui excite le plus l'imagination...


Même sans "autopsier" les phrases, c'est pénible de lire un morceau de texte et de l'oublier en chemin tant il est noyé de détails plutôt dispensables. Au final, on ne sait plus où l'on en est, ce que l'on a lu...
Après, ce que j'avais "apprécié", c'était ses personnages qui étaient tout de même assez creusés et attrayants quand on s'y intéresse plus précisément, mais malheureusement, c'est quelque chose que je n'ai jamais cerné sur une première lecture.
Concernant les ruptures de tons, je trouve qu'elles arrivent toujours trop tard, et que le fil est trop perdu pour pouvoir s'y raccrocher. Pareil pour l'ironie et le pique aux mœurs de l'époque ; c'est intéressant, mais nettement trop indigeste pour moi sous la plume de Proust. 


Lundi 07 Octobre 2013 - 22:57:30

Le Dictionnaire Infernal

Des choses intéressantes, bien qu'il se lise comme un dictionnaire, donc que ce soit assez fastidueux. Je l'ai plutôt feuilleté, en m'arrêtant sur des démons ou des termes en particulier comme la Métempsychose pour ce citer que lui. 
J'y puiserais des infos de temps en temps.


Les Régulateurs

Foncièrement déçu, et c'est la 1er pour un Bachman. D'habitude bien plus humain et social que les King, celui-ci se noie complètement dans sa propre mélasse, tant et si bien que l'on a toujours pas retenu les personnages au bout de 300 pages !
Tout se passe dans un endroit unique, dans une très courte durée, les persos sont déjà posés donc jamais vraiment présenté et on ne s'attache à personne, ni à leur sort et encore moins aux éléments perturbateurs de cet après-midi ensoleillé.

Pas souvent que mon auteur préféré me fait cet effet là (la dernière fois, c'était sur Cellulaire).

Et je vais surement en profiter pour me refaire les Harry Potter pendant que j'y suis.


Mardi 08 Octobre 2013 - 01:17:41
@Skull: Voilà, si par analepses et prolepses, tu entend des ruptures dans la trame narrative, c'est vraiment ça qui me perds. fin bon je le relirais, vu que je pense que c'est moi qui n'a pas su bien appréhender le bouquin.

Je ne trouve pas qu'il y est de détail dispensable dans Proust, le principe c'est de recueillir les réflexions d'une personne, reflexions qui suivent le fil directeur (pour l'instant du moins et avec des écarts) de son histoire personnelle (pour faire court...). Chaque détails qui en apparence parait futile, débouche toujours sur des considérations générales.
Tiens, par exemple, dans ce que j'ai lu aujourd'hui, le Brave Marcel, pour s'attirer les faveurs déclinante de Gilberte (les noms sont, rétrospectivement, à mourir de rire...) veut vendre l'un des vases issue de l'héritage de sa tante Léonie. Et c'est vrai que dit comme ça, ça parait absolument ridicule. Seulement, tout ceci n'est qu'un prétexte pour parler de la manière hasardeuse dont les circonstances heureuses peuvent croiser voir en susciter des malheureuses, ce qui est, à mon sens, nettement plus intéressant.
Après, c'est vrai que, pour un classique, Proust à un côté nettement expérimentale, qui peut fortement déplaire. Et les réflexions qu'il mêne ont quelque chose de très pointilleux. Cela dit autant j'arrive largement à lire Proust autant je suis incapable de lire Balzac (j'ai juste lu la peau de chagrin et sur la fin ce fut laborieux...). Après c'est comme tout, soit on rentre dedans, on accepte son écriture et ça deviens assez aisé, soit on y parvient pas, auquel cas ne peut que paraitre absurde.

Ah oui et les fins de partie chez Proust sont extrémement bien réussie, avec toujours un Ton un peu mélancolique et contemplatif, qui propose des images très fortes.

Mardi 08 Octobre 2013 - 07:36:53
Franck Herbert - L'empereur Dieu de Dune

Mercredi 09 Octobre 2013 - 18:07:10

citation :
van14 dit : Franck Herbert - L'empereur Dieu de Dune


Mon prefere, j'adore que l'histoire continue pres de 10000 ans plus tard et garde toujours sa coherence. Avec toujours Duncan "I'll be back" Idaho.


Mercredi 09 Octobre 2013 - 18:16:44
Leto II concentre tout le passé et l'avenir de Dune, comme tu Dis le saut dans le temps est très intéressant alors que les tomes précédents était à l'échelle d'une vie humaine (celle de Stilgar).

Mercredi 09 Octobre 2013 - 20:41:25
La nouvelle "La Musique d'Erich Zann" de H.P. Lovecraft pour la énième fois, qui m'a littéralement retourné quand je l'ai découverte. Un véritable monument.

Jeudi 10 Octobre 2013 - 09:50:51
Marrant je l'ai lue il y a une semaine.... Cette nouvelle de Lovecraft.
Elle est effectivement très forte.