citation :Tyrcrash dit : Les lectures des dernières semaines. Finis Le Procès, bien plus lisible que le Chateau (faut que je le relise, parce que j'avais vraiment rien capté...) |
Je suis actuellement en train de lire
Le Château, et franchement, j'aime bien. C'est totalement absurde.
Certaines situations tirent un rictus par leur absurdité, d'autres font penser à l'aberration administrative que l'on rencontre de nos jours. La fiction est teintée de faits que l'on peut facilement assimiler à la vie réelle, c'est intéressant.
Par contre, je comprends
Ton incompréhension face à ce genre de récit. Il faut tout de même être attentif lors de la lecture, à cause de certains passages où l'on pourrait s'en arracher les cheveux (je pense à la conversation avec le Chef de Commune au chapitre cinq par exemple...).
Après voilà, c'est une œuvre que je travaille en parallèle pour un cours de littérature comparée, donc fatalement, on nous éclaire sur certains passages obscurs.
J'ai trouvé intéressante l'hypothèse du texte juridique. Les phrases chez Kafka sont parfois un peu longues, ce qui ne va pas sans rappeler quelques textes de loi ; et le thème de la "justice" est récurrent. Dans
Le Château, les procédures interminables de K. et l'incohérence totale autour de lui font pas mal réfléchir.
Sur l'édition que j'ai, la couverture me semble très représentative de ce roman. C'est une illustration de Piranesi, intitulée
Les Prisons.
citation :Tyrcrash dit : Proust - à l'ombre des jeunes filles en fleur- Ya encore moins de narration que dans le premier, quasiment que des digressions. Mine de rien, il était loin d'être con, le Proust, il m'explique pourquoi j'aime le Metal Extrême... Bon il y a quelques pages que je suis obligés de relire plusieurs fois avant d'en tirer quelque chose mais dans l'ensemble je reste sur l'idée que la difficulté de l'auteur est carrément surestimé. |
Alors là, je ne suis pas d'accord. Personnellement, je trouve les écrits de Proust parfaitement indigestes et lourds. Les actions sont dissimulées au milieu d'un flot de détails que je trouve inutiles, et qui entravent beaucoup trop le récit. Devoir lire et relire des phrases longues comme un bras pour arriver à bien les comprendre sans en oublier la moitié en cours de route, ça gâche le plaisir de la lecture. Après, c'est totalement subjectif ce que je
Dis là ; Proust est vraiment un auteur qui me sort par les yeux.
Bon sinon, vu que je suis dans le coin... J'ai terminé hier
Thérèse Philosophe, un roman libertin du XVIIIe siècle, sans doute rédigé par la
Marquis d'Argens (l'auteur de cette œuvre est anonyme...). C'est un livre vraiment très intéressant, et qui se lit très vite. On jongle entre la philosophie et "l'érotisme" (les passages sont quand même très explicites, surtout avec les gravures qui les accompagnent

).
Derrière des scènes crues sont dévoilées des réflexions sur la morale et bien sûr, sur la place de la religion à l'époque qui en prend un sacré coup. Les mœurs du XVIIIe siècle, les lois de la nature, et la place de la femme dans la société sont remises en question.
Il y a vraiment un inversement des valeurs mis en relief entre la nature et la religion. C'est vraiment un roman qui suscite une réflexion (et c'est ce qui le différencie d'un simple roman pornographique). J'ai bien aimé l'humour du livre aussi ; certains passages sur les diverses "perversions" des hommes sont particulièrement marrantes.
A noter que Sade aura rendu hommage à cette œuvre dans
L'Histoire de Juliette.
J'ai également terminé
Sur les Femmes de Diderot, très court mais néanmoins intéressant. L'émancipation de la femme, ainsi que sa place dans la société du XVIIIe siècle encore sont au centre de ce court écrit (qui demande plusieurs lecteurs je pense).
Toujours dans le même thème, je vais aussi entamer les
Contes de Diderot, et plus particulièrement
Entretien d'un Philosophe avec la Maréchale de ***,
Ceci n'est pas un Conte, et
Madame de Carlière.
Et enfin, en ce moment, je lis - ou plutôt j'essaye de lire -
Les Caractères de La Bruyère.
J'ai beaucoup de mal, dans le sens où il n'y a pas un fil conducteur solide comme on en trouve en général dans des nouvelles ou dans des romans. Mais ça reste plutôt intéressant sur pas mal de points. Le côté satyrique se fait également bien ressentir, mais ça demande une certaine mise à distance du lecteur : il faut se remettre dans le contexte dans lequel ce livre a été écrit, et je trouve que ce n'est pas toujours facile. Dans ces moments là, je suis bien contente des notes en bas de page !
- PURE FILTH -