Jean-Christophe Grangé "La Forêt des Manes"
Toujours aussi cru, violent et dérangeant, ce Grangé mêle des éléments que l'on pourrait pourtant croire complètement aux antipodes, tels que la préhistoire (dans la brutalité sommaire et archaïque des meurtres), la cytogénétique (établissement de caryotype, génétique des naissances voir, l'eugénisme) et l'autisme, dont serait sujet le meurtrier.
Mais voilà, la magistrate en charge (ou pas) du dossier se retrouve isolée face à un criminel sanguinaire évidant et dévorant des parties des victimes (cannibalisme oui), leur retirant les viscères, broyant le visage et détruisant le système génitale féminin.
Encore une fois, l'auteur va très loin dans le psyché humain et les fameuses "origines du mal" qui étaient déjà évoqués dans le ténébreux "Miserere" (bientôt au cinéma, bien que le duo Depardieu/Starr me fasse faire des bonds...) et l'abyssal et absolu "Le Serment des Limbes". Pas encore fini, mais je le dévore au moins aussi intensément que le psychopathe déguste ses victimes...
citation :beber dit : En ce moment,
Le Lovecraft des Temps Modernes. Tout est dit ou presque: une intrigue totalement déroutante qui mêle fantastique, horreur, occultisme et magie noire; un vrai petit bijou né de l'imagination débordante de Masterton ! |
J'avais adoré "Apparition" de lui, dérangeant à souhait entre la porte vers le passé et ce rat géant
Diabolique (Brown Jenkin) qui colle des frissons dans le dos.
Je l'ai d'ailleurs retrouvé hier dans une foire aux livres alors que je le cherche depuis des plombes. Une petite trouvaille pour ma part
Welcome to the Desert of the Real