Ben merde, j'ai loupé le sujet... Toutes mes excuses que je répare ça en vitesse.
En fait, c'est simple : A chaque album, sa production. Bien que, comme l'ont souligné très justement certains, certains styles de metal nécessitent pratiquement une production adéquate en osmose avec l'esprit de la musique ( Un album de BM au son ultra-fignolé est ridicule tout comme un Death sauce
Origin ne donnerai rien du tout avec un son à la Under a
Funeral Moon - bien qu'il existe probablement quelques exceptions j'en conviens ).
En fait, je n'ai pas de type de production de prédilection étant donné qu'il y a une tonne d'élément qui rentrent en jeu comme le grain de guitare qui peut se moduler de 1000 façons différentes, le son de chaque éléments d'une batterie, les effets éventuellement rajoutés au mixage final dans un but de correction ou encore mieux, pour donner une autre couleur au tout.
Néammoins, j'exige certaines démarches : Le son naturel. Ou alors que le traitement audio soit réalisé dans le but de participer activement à la musique.
Et c'est souvent une caracéristique de la musique de masse, le son est le même partout, le rendu est pareil, c'est fait de manière rigoriste et formatée, le grain de guitare sent la guimauve, ça n'a pas d'âme.
Naturellement, un groupe de prog par exemple adoptera une démarche un peu pareille mais une musique très technique ne peut faire sans.
Maintenant, ce qui est étonnant, ce sont les groupes qui ont bénéficié d'une production raw par manque de moyens, et qu'elle en soit des plus convaincantes. Mais le terme "mal produit" ne concerne pas uniquement la démo de tartempion enregistrée dans la cave à José, il suffit juste de savoir se servir d'un multipiste analogique, on peut produire un son très correct avec peu de moyens et faire de la chiasse avec trois racks hi-tech ( In Sorte
Diaboli, joli exemple au demeurant )
Voici certains exemples de production que j'ai énormément apprécié, je les illustrerais par un album pour chacune.
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Suffocation - Effigy of the Forgotten : Un grain très très lourd et maladif ainsi que la bonne prod
Old school. Un rouleau compresseur.
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Strapping Young Lad - City : La crème de l'indus, un exemple d'un disque qui a bénéficié d'une production active qui déborde de refliefs et de rebondissements à chaque instant. Sans oublier son côté sec et agressif qui conviens à merveillle.
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Morbosidad -
Morbosidad : Un exemple de prod qui sent la mort. Le grain des guitares est sanglant et va chercher ce qu'il faut de basse pour que ça descende bien dans l'estomac, la résonnance de la caisse claire est préservée ce qui la rend jouissive, la basse claque méchament.
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Endstille - Operation Wintersturm : Le son garage par excellence, en gros ce n'est pas suraiguisé au point d'en devenir plat, et il y a une légère réverbération mécanique ( totalement naturelle de surcoît ) qui décuple carrément la violence musicale du groupe déjà à un très haut niveau. Avec un bon couple d'enceintes, la basse s'entend très bien et vrombis comme un séisme. Evidement, si vous avez passé Navigator à fond de balle juste avant, vous ne le sentirez pas.
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Ulver - Nattens Madrigal : Oui, c'est la limite du supportable par moments. Mais conceptuellement, cette production archi-crue souligne davantage le message haineux et sauvage de la bête. D'autant plus que chaque instrument est parfaitement audible - même la basse, oui oui ! -, aucun ne déborde sur l'autre, et au vu de certains dialogues géniaux entre les guitares, c'est chose réussie.
Il y en a d'autres que je citerais plus tard
Mankind is Dead. Blood is Fuel. Hell is Full