Parlons un peu politique... >> Présidentielles 2012, ça commence maintenant
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Mardi 18 Octobre 2011 - 18:41:55
Désolé, je parlais à jocemcmxcix!

Mardi 18 Octobre 2011 - 18:44:51
Ah pardon, bah pour le coup ça m'a permis de mettre le lien utile .
Je tiens à préciser que je ne dénigre pas les électeurs du Fn, chacun est maître de ses opinions, mais le programme me semble par moment tellement irréalisable que je voulais mettre des précisions.

Comme Montebourg et sa démondialisation, c'est beau de vouloir rêver, mais la réalité est autre, et c'est pas en mettant un protectionnisme français qu'on va régler le programme du chômage.


Mardi 18 Octobre 2011 - 20:52:59

citation :
Kysaduras dit : Quel aspect? J'avoue que ça fait longtemps que j'y avais jeté un coup d'œil, et concernant les mesures économiques qu'elle proposait ça me semblait caricatural.

Si tu veux parler de la monnaie, logiquement si on accorde à l'organisme bancaire la capacité de produire la monnaie de manière rapide et en quantité, la monnaie perd énormément de valeur. Je ne suis pas très bon en économie, mais logiquement, si la monnaie est dévaluée dès qu'on voudra faire un emprunt les créanciers refuseront le franc en raison de sa faible valeur par rapport aux autres monnaies.
Il y a un numéro très intéressant de rue89 sur le sujet, j'essaie de le retrouver, mais si quelqu'un y arrive avant, c'est bien instructif.

EDIT: là il devrait y avoir l'essentiel il me semble:
http://issuu.com/yannguegan/docs/rue89lemensuel_14

Quelle organisme bancaire? Quels créanciers?
L'article de rue89 n'est pas terrible au contraire, il reprend les "idées reçus" qui circulent un peu partout.
"Il ne doit pas y avoir de limitations au libre échange sinon c'est la merde."
Ah bon, pour prendre un cas évoqué peu souvent, la Russie a relancé son économie après le passage du FMI (qui avait foutu le boxon comme d'hab) à la fin des années 90. Après avoir adopté une politique de régulation des flux marchands et adopté une politique industrielle nationale, elle a rebondit (+7% de croissance l'année suivante) alors que le FMI prévoyait un recul de -5% du PIB. (faut regarder dans le bouquin de Sapir, il en parle plus précisément)

"On ne peut pas monétiser sauf les États-Unis car ils ont une monnaie "étalon"."
Faudra expliquer alors comment avant 1973 on pouvait monétiser en France (et donc avec le franc) et qu'il n'y avait pourtant pas plus d'inflation (la moyenne sur 10 ans avant 1973 est au moins deux fois inférieure à celle des 10 années suivantes, de mémoire).

Sur l'histoire de l'euro, c'est une chose plus compliquée je pense parce que c'est une situation qui n'a jamais eu lieu dans l'histoire économique (et pas à cette ampleur).
Après il est évident que chaque économiste y va de son interprétation. Il y a bien des économistes derrière les thèses du FN il ne faut pas se leurrer, comme il y en a des autres bords. Mais écouter la partie "dominante" des économistes sans prêter attention à ce que les économistes hétérodoxes nous disent, nous conduit à un fatalisme plutôt nocif je trouve.
Si on a pas le choix pourquoi aller voter?


Mardi 18 Octobre 2011 - 20:55:17

citation :
PsyStorm dit :

Faudra expliquer alors comment avant 1973 on pouvait monétiser en France (et donc avec le franc) et qu'il n'y avait pourtant pas plus d'inflation (la moyenne sur 10 ans avant 1973 est au moins deux fois inférieure à celle des 10 années suivantes, de mémoire).


La crise pétrolière de 1974?


Mardi 18 Octobre 2011 - 21:23:42

citation :

Faudra expliquer alors comment avant 1973 on pouvait monétiser en
France (et donc avec le franc) et qu'il n'y avait pourtant pas plus
d'inflation (la moyenne sur 10 ans avant 1973 est au moins deux fois
inférieure à celle des 10 années suivantes, de mémoire).

Je voulais répondre, mais Van l'a fait avant moi.


citation :

Ah bon, pour prendre un cas évoqué peu souvent, la Russie a relancé
son économie après le passage du FMI (qui avait foutu le boxon comme
d'hab) à la fin des années 90. Après avoir adopté une politique de
régulation des flux marchands et adopté une politique industrielle
nationale, elle a rebondit (+7% de croissance l'année suivante) alors
que le FMI prévoyait un recul de -5% du PIB. (faut regarder dans le
bouquin de Sapir, il en parle plus précisément)

C'était pas déjà Poutine à l'époque?


Mardi 18 Octobre 2011 - 23:28:23

citation :
van14 dit :

citation :
PsyStorm dit :

Faudra expliquer alors comment avant 1973 on pouvait monétiser en France (et donc avec le franc) et qu'il n'y avait pourtant pas plus d'inflation (la moyenne sur 10 ans avant 1973 est au moins deux fois inférieure à celle des 10 années suivantes, de mémoire).


La crise pétrolière de 1974?

Je veux bien pour ce qui concerne l'inflation après 1973 (d'autres parlent du décrochage du dollar de l'or...) mais en ce qui concerne l'inflation avant 1973, cela ne justifie pas qu'elle était tout à fait modérée...

Il faut ajouter que l'argument "faire marcher la planche à billet" est franchement bancal, puisque cela veut dire en gros "augmenter la masse monétaire", mais elle augmente déjà alors que la BCE n'a pas le droit de prêter directement aux États (et 10% d'augmentation de masse monétaire par an globalement ça fait pas mal).

Il y a cette vidéo assez intéressante sur le lien entre dette, création monétaire et crédit.



Mercredi 19 Octobre 2011 - 00:03:23
Oui, c'est bien expliqué Ton truc, le gros des mécanismes monétaires sont quand même connus de la plupart ici j'espère, seulement il y a aussi un autre moyen encore plus simple : on fait un budget équilibré et on dépense ce qu'on a. L'intérêt c'est justement la raison pour laquelle il est intéressant de prêter de l'argent, si on les supprime, personne n'aura plus intérêt (justement) à le faire.

Enfin je crois que supprimer la dette et limiter l'inflation c'est plus compliqué que "Comment ça marche? Michel Chevalet règle le problème avec 3 schémas" (pour ceux qui se souviennent) et il y a des facteurs qui nous échappent à tous, y compris à nos dirigeants hélas....


Mercredi 19 Octobre 2011 - 01:14:29
Une convention UMP pour soit disant décortiquer le programme PS... une bonne grosse blague qui tombe dans le ridicule complet grâce au compteur surplombant cette mascarade. On a le droit à une belle flaupé d'interventions partisanes qui ne sied pas à la forme qu'aurait voulu se donner l'UMP et qui invalide de fait les "analyses" de ce programme car dépourvu, de fait, d'objectivité.




Mercredi 19 Octobre 2011 - 09:29:31
Bof c'est juste de la com, c'est un peu le problème depuis plusieurs années, on traite sur la forme sans vraiment évoquer le fond (ben oui c'est beaucoup moins vendeur).
Le problème de l'UMP est de reprendre la main après la (sur)médiatisation des primaires socialistes, du coup on reprend la bonne vieille méthode du plus c'est gros mieux ça passe. Après il ne faudra pas qu'ils se limitent à cette ligne de conduite, Hollande n'ayant pas encore démarré sa campagne il pourra facilement tacler les arguments avancés. Ca a commencé hier à l'assemblée avec Baroin qui lors du débat sur le budget c'est fait reprendre par Herault qui lui a indiqué que l'hémicycle n'était pas la convention UMP.
De plus les autres candidats vont chercher également à réoccuper le terrain, on va bientôt entrer dans le vif du sujet.

Mercredi 19 Octobre 2011 - 18:13:09


citation :
Carrion dit : Une convention UMP pour soit disant décortiquer le programme PS... une bonne grosse blague qui tombe dans le ridicule complet grâce au compteur surplombant cette mascarade. On a le droit à une belle flaupé d'interventions partisanes qui ne sied pas à la forme qu'aurait voulu se donner l'UMP et qui invalide de fait les "analyses" de ce programme car dépourvu, de fait, d'objectivité.



Ce qui est génial c'est que l'UMP gueule depuis deux semaines qu'on parle trop du PS, et là on leur redonne la parole et ils font quoi? Ils parlent du PS, c'est magnifique quand même. Sans parler d'un schéma fait par les jeunes militants UMP contre la dépénalisation du cannabis qui reprenait soit des études qui n'existaient pas, soit qui lisait les chiffres en diagonale.
Pour le moment je constate quand même qu'on est plus intéressé à tacler le candidat adverse qu'à véritablement mettre en œuvre un programme pour la France.