Pour les trois bruleuses, elles ont finis en garde à vue :
Trois adolescentes de 16 et 17 ans ont
été placées en garde à vue jeudi, pour avoir brûlé deux drapeaux
tricolores à Chevilly-Larue (Val-de-Marne), dont le maire communiste a
annoncé vendredi une plainte pour
Destruction d'un symbole républicain.
Les trois adolescentes ont été interpellées jeudi
Vers
22H15 après avoir été surprises par un riverain alors qu'elles
brûlaient deux drapeaux français devant le
Monument aux morts, place de
l'
Eglise, avant de les jeter dans une poubelle, selon une source proche de l'enquête.
Les faits se sont déroulés en face
du foyer où elles sont placées, selon le maire Christian Hervy. Elles
ont immédiatement été placées en garde à vue.
Pour le maire, cette "bêtise" relève "surtout d'une totale irresponsabilité". Toutefois, "un dépôt de plainte est en
Cours" parce qu'il y a eu "
Destruction d'un symbole républicain", a ajouté l'élu.
Les jeunes filles bénéficiaient
d'une permission de sortie, selon Christian Hervy. Une source policière
avait auparavant fait état d'une fugue. Sollicitée par l'
AFP, la direction du foyer n'a pas souhaité s'exprimer.
A côté de l'église, sur une place
pavée entourée de petits bâtiments, le
Monument aux morts fait face à
l'ancien monastère Saint-Michel, qui abrite, outre une maison de
retraite et une communauté religieuse, le "
Centre d'observation et de rééducation" où sont placées les trois jeunes filles.
Interrogés par l'
AFP, plusieurs riverains relevaient la jeunesse des adolescentes et relativisaient pour la plupart la gravité du délit.
Un décret du ministère de la
Justice paru en juillet 2010 au
Journal officiel (JO) rend l'outrage au drapeau français passible d'une amende de 1.500 euros.
En décembre, pour la première fois, une condamnation avait été prononcée sur cette base par le
tribunal correctionnel de
Nice.
Un homme avait été condamné à une amende avec sursis pour avoir brisé
la hampe d'un drapeau dans le hall de la préfecture des Alpes-Maritimes,
exaspéré des lourdeurs et lenteurs de l'administration.
La garde des
Sceaux
de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avait décidé de travailler sur ce
décret après la polémique autour d'une photographie, primée lors d'un
concours à
Nice, montrant un homme s'essuyant le postérieur avec le drapeau français.
Jusqu'alors, les seuls outrages au drapeau susceptibles d'être poursuivis étaient ceux intervenants "au
Cours
d'une manifestation organisée ou réglementée par les autorités
publiques", c'est-à-dire principalement les manifestations culturelles
ou sportives.
Dans ce contexte, la loi du 18
Mars 2003 a institué un délit puni de 7.500 euros d'amende", ainsi que de six mois d'emprisonnement lorsqu'il est commis en réunion.
Chtulhu for President. Why Choose the Lesser Evil?