Parlons un peu politique... >> Métalleux et écologie ?
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Dimanche 30 Octobre 2011 - 12:19:13
Pour débattre le cynisme ou la sape systématique comme dans un débat de bistro (ou de politique) c'est inintéressant au possible.
C'est pas non plus là que doit se placer le débat, dire que c'est moi qui pensait apporter une précision dans le débat qui se transforme en combat bobo/bio vs travailleurs de la terre stérile...
Dans ma famille aussi j'avais aussi des gens qui se disaient fermiers, ou agriculteur parce que paysan ça faisait péjoratif. Les termes et les concepts évoluent, qu'on considère qu'ils soient pris en otage par d'autres ou pas ça ne doit pas parasiter le débat.
Le melodeath ou le Deathcore dans ce cas là sont des termes usurpés et pourtant on saisi rapidement ce qui est regroupé derrière actuellement.
Enfin bref vous pouvez oublier la distinction si vous voulez.
Dans mon expérience perso, j'ai aussi bien côtoyé des gars de de la confédération paysanne pas du tout pro-bio et gérant leur bergerie en chef d'entreprise en se préoccupant plus de leur carrière politique que de leurs employés et de leurs terres comme des exploitants agricoles dans l’Aisne qui parlaient de bio en remplissant des formulaires à longueur de journée (et se vantaient de salaires >5000€ mensuel), avaient un poulailler labellisé et parlaient de gestion raisonnée comme des fermiers du coin avec 50ha et 40 vaches allaitantes qui n'en n'ont rien à foutre de la politique, du bio et du reste (et beaucoup d'autres aussi qui n'appartiennent pas à l'un ou l'autre, cultivateurs, maraîchers,...).
Les derniers (hors parenthèse) étant par ailleurs plus proche de la (ou ma) notion de paysan que les autres.
J'évite du coup de mettre tous les agriculteurs sous le même vocable indépendamment du bio ou autre même si forcément dans les catégories qu'on se fixe il y aura de tout, du raisonnable à l'hypocrite.

Dimanche 30 Octobre 2011 - 13:44:04
Dans ce monde régi par le pognon, tant qu'ils n'ont pas trouvé un truc vraiment rentable il s'en foutent de l'écologie.

D'où cette phrase de je-ne-sais-qui mais qui reflète bien la réalité :
"Quand l'homme aura vendu la dernière parcelle de terre, détruit le dernier hectare de forêt et pollué la dernière goutte d'eau, il se rendra compte que son Argent n'est pas comestible."


Dimanche 30 Octobre 2011 - 14:17:22
Ce serait pas un peu beaucoup caricatural là?

Suis toujours perplexes quand je vois certains discours qui se résument à bioagri/agri, pollueur industriel/vert urbain...
Alors qu'après expérience, j'ai constaté des complexes industriels plus écolos que le centre-ville de Bruxelles bourrés de bobos prêcheur.
Ici, les agriculteurs se battent déjà pour garder leurs terrains et leur place par rapport à l'industrie agro-alimentaire, et quand je vois les prix de certains produits bio, j'me dit que si tout un chacun doit commencer à acheter dans ce secteur, y aura des familles qui en attraperont une taille de guêpe à force de serrer la ceinture. On peut comprendre qu'ils n'en n'aient pas forcément envie.
Alors plutôt que d'accuser l'autre sans arrêt, comme Demoneyes l'a très bien dit, faudrait penser à nettoyer son pas de porte respectif.

Ce qui a l'air d'être dur à accepter, c'est le rapport exigu entre écologie et rentabilité. Ce sont des technologies qui méritent d'êtres fiabilisées, certaines ont encore trop de faiblesses ou sont simplement mal vues. Comme toutes techniques, elle doivent être maturées et cela ne se fait qu'avec le temps et l'investissement.

Je pense aux panneaux photovoltaïques. Une fois branchés, en série ou en parallèle, la puissance générée par chacun d'entre eux ne dépassera jamais celle du plus faible.

Je pense aussi aux éoliennes qui connaissent une localisation bien différentes des complexes de production. Apparaissent des plaintes de gens prétendant qu'elles leur gâchent le paysage... ca paraît léger comme argument mais on a pas le choix que de faire avec... Ou alors on leur impose et on a des manifs à la chaîne.
Et quand on sait le nombre d'hectares qu'il faut leur réserver pour égaler le rendement d'une centrale nucléaire... y a du boulot.

Centrales géothermiques? Pareil, localisation. Facile en Islande, beaucoup plus dur dans des pays en altitude centre-européens.

Personnellement, j'aurais plus vu des réacteurs à Fission de quatrième génération, qui permettent une seconde Fission des atomes formés par la première. On neutralise ainsi une partie des déchets hautement radioactifs. Mais ça ne plaît pas au secteur bancaire, évidemment. Ces réacteurs sont plus onéreux, plus fragiles et un peu moins performants...

Voiture hybride? Invention géniale, mais chère, hydrogène manufacturé onéreux et silicium pour les pilles limité en ressources.

Le meilleur truc, jusque là, c'est le triage des déchets, chacun peut le faire, c'est durable et c'est à la portée de tous.
je trouve que les dernières lois pensées à ce sujets sont assez efficaces.



Dimanche 30 Octobre 2011 - 15:34:11
http://eau-evolution.fr/doc/eauevolution_synthese2011.pdf
un petit peu ardu lorsque l'on est pas habitué à ce genre de choses mais très instructif. Rapport établi par une scientifique formé à l'école du Cemagref et de l'Inra.
 
@archevil : un des éléments constitutifs des panneaux photovoltaique se nomme COV (composé organique Volatile) non recyclable (urée de vie de 20 à 25 ans )puisstockage en décharge. le cov le + connu s'appelle : l'amiante !
 
pourquoi vouloir systématiquement opposé écologie à économie, alors que les 2 sont totalementcomplémentaires: le modèle actuel issu des années 70 est MORT ! les subventions européennes n'ont plus que quelques années à vivre, parce qu'un pays (la France) quitouche près de 1/3 des subventions sur les 17 couverts par la PAC, ça pourra pas aller bien loin
 
quant au bio, lorsque certaines études (par ex celle du Credoc) montre que + de 80% des produits bio vendus en France proviennent d'Italie et de Roumanie, alors que subventionner la même chose chez nous, nous ferait faire une économie sur le prix final de 12 à 17 %, prêtent à réflexion.
 
au delà de la protection de l'environement, le débat sur le tourisme vert (france = 1er pays touristique du monde), la santé publique (consommateur et exploitant dont le nombre de cancers sous 3 formes- tumeurs au cerveau, Cancer de la prostate et leucémie- non seulement explose mais est largement sureprésenté dans les métiers agricoles - + 25 à 30 % ?? - ET ECONOMIE, le modèle ne doit pas changé, il VA changé. Et si la France refuse l'évolution (à savoir Abandon progressif de l'intensif au profit d'un panachage bio/raisonnée/intégrée) les chinois vont nous bouffer tout crus et bcp plus vite qu'on croit !

Dimanche 30 Octobre 2011 - 16:26:21


citation :

@archevil : un des éléments constitutifs des panneaux photovoltaique se nomme COV (composé organique Volatile) non recyclable (urée de vie de 20 à 25 ans )puisstockage en décharge. le cov le + connu s'appelle : l'amiante !


Mais pour les cellules organiques ( chose que l'on va retrouver dans nos futurs écrans ). Les nôtres étaient principalement composés de silicium. Mais moins bon marché et moins solides. Après, je ne pense pas que l'on puisse contrôler une technologie verte et dont les composants sont également tous verts. On en revient un peu au trajet du consommateur en voiture électrique. Les pièces de cette voiture sont des assemblages de plastique, de tôlerie et de circuits, tous ont été manufacturé et ont consommé de l'énergie, et ont certainement pollué.
Puis ça ne résout pas les problèmes de rendement du panneau.



citation :
quant au bio, lorsque certaines études (par ex celle du Credoc) montre que + de 80% des produits bio vendus en France proviennent d'Italie et de Roumanie, alors que subventionner la même chose chez nous, nous ferait faire une économie sur le prix final de 12 à 17 %, prêtent à réflexion.


On peut rebondir sur une autre question moins technique : Qui nous dit à nous, consommateur moins informés, que l'étiquette bio n'est pas devenu un label d'une hype embourgeoisée?
 


citation :
Et si la France refuse l'évolution (à savoir Abandon progressif de l'intensif au profit d'un panachage bio/raisonnée/intégrée) les chinois vont nous bouffer tout crus et bcp plus vite qu'on croit !


Mais je suis d'accord ( pour l'abandon de l'intensif ). Mais serais-tu prêt, toi par exemple, à sacrifier Ton confort personnel pour le bien de la planète? Ca n'a rien de péjoratif et je ne sais pas comment tu vis. Mais j'ai la ferme impression que beaucoup l'écolos urbains ( généralement diplômés car ça enrichit leurs beaux discours ) feraient beaucoup moins de zèle une fois qu'il faura passer à l'action pour de bon. Et cet Abandon de production intensive, pas dit qu'il permettra de nourrir tout un chacun.


Dimanche 30 Octobre 2011 - 16:31:55

citation :
ArchEvil dit : . Et cet Abandon de production intensive, pas dit qu'il permettra de nourrir tout un chacun.

Ca ne nourrit déjà pas tout le monde.


Dimanche 30 Octobre 2011 - 16:57:09
Je suppose que ça ne nourrit pas tout le monde parce que c'est mal réparti.

Dans certains supermarchés, ils sabotent les produits qui vont être bientôt périmés pour que personne ne puisse les récupérer dehors.

Enfin, je ne vais pas trop m'avancer dans ce débat, il y a bien trop d'éléments que je ne connais pas.

Ce qui est sûr c'est que le tout pour le fric, c'est aussi mauvais que le communisme' like.

Dimanche 30 Octobre 2011 - 20:27:22
@achevil : nous sommes totalement en accord . lorque par exemple je parle des cellules, j'indique une vision à moyen terme et toi à court terme. pour le bio effectivement une certaine mode conditionne les esprits "bobos"
@hells : d'accord sur la forme, pas sur le fond. quand la FAO (orga américain pas franchement sociale) décrit une situation africaine ou 150 millions sur 1 milliard d'habitants crèvent de faim et qu' une gestion rigoureuse des ressources (notamment en eau) pourraient nourrir 3 milliards de personnes en utilisant sinon une agriculture bio, une agri raisonnée voire intégrée, ça laisse à réfléchir!
affamer les peuples est un business, c'est Triste à écrire mais tellement visible!
 
et pour être un professionnel du sujet, je peux vous promettre et toutes les études sérieuses disent la même chose, que délaisser l'agriculture intensive peut se faire sans hausses de prix ni contraintes pour le consommateur, en protégeant tant la santé des exploitants que l'environnement.

Dimanche 30 Octobre 2011 - 20:45:03
Je ne Dis pas le contraire. Seulement la distance entre la parole et les actes reste d'une longueur infinie.
Surtout pour ceux qui sont dans le besoin.


Dimanche 30 Octobre 2011 - 20:51:04
totalement d'accord avec toi christophe, qu'il est Triste de constater en 2011 que les restos du coeur existent encore, mais se "portent" de mieux en mieux0
mais si on change pas et rapidement, la situation va empirée même pour les classes moyenne !!