| Coloscopia dit : citation :
Loin de là. Entre Destruction de la planète par l'économie de marché et penser l'économie autrement, le choix me semble facile. Le fatalisme et la résignation est l'arme du capitale. |
| AlonewithL dit : Revenir à l'ancienne époque est loin d'être facile. Se déplacer en charettes, à condition de savoir s'occuper correctement d'un beauf, d'un cheval, ou même de savoir pousser avec les bras. Quand à la bouffe, il faut bien se rendre compte que peu de personne savent jardiner, cultiver la terre (sans mécanique agricole, je peux te dire que c'est très dure). Et même sur une petite surface on aime bien un motoculteur honda, au lieu de tout retourner à la piarde. L'industrie a aussi encouragé les gens à s'instruire à sortir le nez de leurs tâches quotidiennes, à libérer une partie des femmes des tâches domestiques. Celà a été atout. Revenir au chauffage à bois et au charbon et laver ses fringues cousus en laine du pays, à la cendre, personne n'en est capable ici. La solution écologique résiderait dans l'avancée technologique, et les contraintes sur l'évolution démographique qui est devant l'industrie le problème majeur à long terme. |
| Coloscopia dit : Pourquoi retourner à l'âge de pierre ? C'et hors propos! Une économie alternative ne veut pas dire retourner aux charrues et au lavoir. |
| AlonewithL dit : savoir s'occuper correctement d'un beauf |
| metalmat66 dit : citation : le mien est un âne, finalement il pourrait m'être utile
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| coloscopia dit: Pourquoi retourner à l'âge de pierre ? C'et hors propos! Une économie alternative ne veut pas dire retourner aux charrues et au lavoir. C'est par exemple fabriquer sa propre lessive avec du savon de Marseille (ce que je fais, ça prend 5 minutes, 100% écologique), et favoriser une industrie locale et l'exploitation nationale, et laisser l'industrie intensive au profit d'une industrie raisonnée. |
| BEERGRINDER dit : Tout comme l'économie de marché ne mène pas forcément à l'anéantissement de la planète. |
| AlonewithL dit : mais c'est bien un cache misère et ça ne résoud pas le problème pour autant. Une économie trop localisée et fragmentée est un frein au progrès, de plus la plupart des biens utiles ou non à la vie risquent d'être encore plus inabordables. Je vois mal une petite pme de 10 salariés se mettre à fabriquer des séries d'ordinateurs ou de moteurs entiers. Avoir un comportement responsable, trier déchets et favoriser les produits locaux est un bien en soi, je suis d'accord, mais c'est loin d'être posé comme une solution. |
| Coloscopia dit : citation :
Pourtant les preuves sont là... l'économie de marché a fait ses preuves. |
| 1- Comment une économie peut-être fragmentée et centralisée ? Ce sont deux notions incompatibles. |
| 2- Ce ne sont pas les PME qui fabriquent des ordinateurs, mais des multinationales. La France dispose elle aussi d'entreprise de pointe, même si il est vrai elles sont peut nombreuses (je pense notamment à Archos). Il y a de toute évidence des produits dont l'on ne dispose pas sur notre territoire, et il est donc normal que le commerce résolve ce déficit. |
| Mais dans le cas de l'agriculture, les déséquilibres sont flagrants : pourquoi vendre des graines transgéniques à des pays en voie de développement, leur acheter leur récolte à un prix dérisoire et exploitant la misère de ces pays, tout en continuant à arroser de subvention nos agriculteurs de subventions pour combler le fait que la France elle même n'achète pas leurs produits. L'agriculture est a mon avis LE secteur à réformer, à rendre plus égalitaire et plus sain. |
C'est un débat, j'espère que tu le prends pas trop mal.
| AlonewithL dit : Le Brésil est le premier pays producteur d'OGM au monde. Les biens produits là bas sont originaires d'immenses exploitations aux mains de quelques fermiers. Pourquoi ce serait obligatoirement la faute des européens? Est ce que Lula a mis un terme à tout celà et s'est mis à l'économie altermondialiste? Tout au contraire, c'est lui qui a fait le plus pour que son pays devienne un géant industriel bien encré dans l'économie de marché. Pourquoi réformer. La roue est en train de tourner en faveur des pays émergents (Inde, Chine, Brésil) qui n'ont que faire des règles et des restrictions internationales, surtout en matière d'environnement (tiens, la forêt amazonienne qui crame, ça est passé de mode). L'Europe n'a plus le pouvoir d'imposer quoi que ce soit (on a bien vu ce que ça a donné lors du fiasco de Copenhague). C'est un débat, j'espère que tu le prends pas trop mal. |
| Coloscopia dit : Et pour ce qui est du débat je ne vois pas pourquoi je me vexerai : c'est un débat ;) |
| AlonewithL dit : Le nucléaire est à portée d'à peu près n'importe quel pays qui aurait misé un tant soit peu ces fonds dans la recherche (la Corée du Nord est l'un des pays les plus pauvres de la planète et compte plusieurs centrales nucléaires). Il n'est pas étonnant que les "pays pauvres" n'aient pas développé le nucléaire jusqu'à présent. Ils sont eux mêmes souvent producteurs et exportateurs d'énergie fossile. Pourquoi s'embeteraient ils à chercher ou à compenser par des énergies alternatives? Les dirigeants de ces pays sont les premiers à profiter pleinement de l'extraction de pétrole ou de charbon. Parmi eux ont retrouve les personnages les plus riches de la planète. La cause écologique n'a aucun rapport avec le pouvoir d'achat. C'est plus affaire de mentalité. Entre pays européens le rapport à la question écologique est très différent, et ce n'est pas forcément lié aux revenus, mais bien à une question de discipline et d'éducation. Le Brésil compte également ses propres centres de recherche. Il fabrique et exporte ses propres ogm, fabrique des avions, a misé sur un parc automobile fonctionnat à 70% à l'ethanol (produit au pays avec les immensités de cannes à sucre transgéniques qu'ils ont plantés au détriment de la forêt (bonjour la désertification et les engrais chimiques pour garder la fertilité de la terre)). A croire certains les relations entre les différents continents resterait inchangée. Les américains et européens seront toujours les riches industrialisés, et les autres seraient éternellement sous leur botte. C'est le capital qui a sorti le Brésil de la misère. Quoi de plus facile que de donner quelques bribes aux futurs électeurs quand on a les caisses pleines. On aimerait en faire tout autant chez nous. |
| La cause écologique n'a aucun rapport avec le pouvoir d'achat. |
| A croire certains les relations entre les différents continents resterait inchangée. Les américains et européens seront toujours les riches industrialisés, et les autres seraient éternellement sous leur botte. |